<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-4025372412020512163</id><updated>2011-07-08T09:11:04.074+02:00</updated><title type='text'>Juste une histoire de plus</title><subtitle type='html'>Le monde selon Léa, blog-roman</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://juhdep.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4025372412020512163/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://juhdep.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><link rel='next' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4025372412020512163/posts/default?start-index=101&amp;max-results=100'/><author><name>David</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04643646173907551371</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_Sp6u-j5gITU/SR2-tkv4w0I/AAAAAAAAAFI/_YrCVm7E0JY/S220/1-48.png'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>138</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4025372412020512163.post-6810296397170368759</id><published>2009-02-04T18:39:00.002+01:00</published><updated>2009-02-04T19:02:12.110+01:00</updated><title type='text'>Chapitre 135</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Voilà, c'est ici que s'achève notre histoire.&lt;br /&gt;Oui, on sait, c'est frustrant.&lt;br /&gt;Nous aussi on aurait bien aimé en entendre davantage. Malheureusement, Mimine semble être retournée à son mutisme originel. Impossible de lui faire dire quoi que ce soit de plus.&lt;br /&gt;En effet, tout ce temps nous n’avons fait que transcrire ce qu’elle nous racontait.&lt;br /&gt;Vous seriez tout à fait en droit de vous interroger sur notre santé mentale... une peluche qui parle... ce n’est pas très commun… d’ailleurs, vous y croiriez vous ?&lt;br /&gt;Pourtant, comment expliquer que nous soyons deux à l’avoir vue... et surtout entendue !! Hmm ? Sans parler de toutes ces traces de griffures !&lt;br /&gt;Quoi qu’il en soit, vous savez à présent pourquoi notre histoire s'achève si abruptement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mimine nous a tout de même raconté une dernière petite chose avant de retourner dans le monde du silence. Quelque chose concernant Léa et le jeune homme à qui elle a offert un café. En revanche, elle a refusé de nous dire si cette scène se déroule avant ou après le concert. Allez savoir…&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;***&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il a fini par se décider à entrer dans l'église. Elle ne lui semble pas si petite vue de l'intérieur. En quelques pas, il se retrouve au milieu de la foule. Pourtant, il se sent toujours aussi seul qu'à son arrivée.&lt;br /&gt;La jeune femme qui lui a offert du café, un peu plus tôt, se dirige maintenant vers lui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Venez ! dit-elle en le prenant par la main.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il la suit sans discuter. Quelle étrange fille, il n’a pourtant rien demandé. Mais il ne se sent pas de refuser. Comment dire non à quelqu’un comme elle ?&lt;br /&gt;Ils ont déjà atteint le second étage, ils empruntent maintenant une sorte d’escalier étroit. Mais où l’emmène-t-elle ?&lt;br /&gt;Ils croisent beaucoup de gens, tous très affairés apparemment à faire de la soirée une réussite. Pourtant, chacun trouve le temps de le saluer. Lui, pas seulement cette fille qu'il accompagne. Quel curieux endroit...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils débouchent finalement sur une sorte de corniche juste en dessous du clocher. De là où ils sont, ils peuvent voir une bonne partie des toits du quartier. L'église reste l'un des bâtiments les plus élevés de la rue, malgré son grand âge.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ces gens, c'était....&lt;br /&gt;- Ils vivaient dans la rue autrefois, pour la plupart. Ils ont décidé de se donner une nouvelle chance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle s'assoit, laissant ses jambes pendre dans le vide. Il l'imite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Et... les autres ?&lt;br /&gt;- Des anges.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il tourne la tête vers elle. Elle semble amusée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- On essaie de s'aider et d'aider les autres, avec nos moyens.&lt;br /&gt;- Et vous vous... vous êtes une ange aussi ?&lt;br /&gt;- Il paraît.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Son regard balaie les toits des immeubles de l'autre côté de la rue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Je crois que c'est pas si compliqué...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il ne semble pas comprendre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- De sortir des sentiers battus, de suivre la voie qui nous est propre au lieu de s’embourber dans celle qu’on veut bien se laisser imposer. Le libre arbitre n’est pas un conte pour enfants, votre vie vous appartient vraiment…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tandis qu'elle parle, il prend conscience de tout ce qu’il a manqué, de tout ce à côté de quoi il est passé, sans même s’en rendre compte, trop occupé à suivre le chemin qu’on avait soigneusement tracé pour lui. Comment a-t-il pu laisser filer tant de choses sans même s’en apercevoir... Pourquoi n’a-t-il pas pris conscience de tout cela plus tôt... Comment a-t-il pu adhérer à une société qui prône le chacun pour soi, « œil pour œil, dent pour dent »... ça n’est pas lui ça, il ne s’y reconnaît pas... Pourtant il a enduré ce mal-être sans jamais chercher à en changer... Pourquoi ?... Et comment a-t-elle bien pu lire ainsi en lui et l’amener à la solution alors qu’elle ne le connaît même pas... Elle a raison, elle a tout compris bien avant lui ! Ne penser qu’à soi ne rime à rien et conduit inévitablement à tourner en rond, mais aider les autres... ça revient à se sauver soi-même ! C’est ça ! La voilà sa voie ! Et peut-être qu’enfin il pourra être heureux autrement qu’en rêve...&lt;br /&gt;Il sent la main de la jeune femme sur sa poitrine et réalise qu'il se balance dangereusement, à cause de l'excitation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Pas de précipitation.&lt;br /&gt;- Je... Oui... Merci. J'ai...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle l'invite du regard à poursuivre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Les gens qui vivent ici, ils... font comment pour… manger et tout ça ?&lt;br /&gt;- On se débrouille. J’avais quelques économies et certains ont retrouvé du travail.&lt;br /&gt;- Je… pourrais peut-être aider. On jette toujours un tas de nourriture le soir à la fermeture.&lt;br /&gt;- Vaut mieux nourrir les hommes que les poubelles, c’est sûr. Elles elles ont fini leur croissance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il sourit. Son tout premier sourire de la soirée. Un peu timide, un peu court mais c’est un début et puis, elle sourit bien assez pour deux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Merci pour eux. Mais ne va pas t’attirer d’ennuis. Tu peux passer ici même les mains vides. On trouvera toujours à les remplir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans la rue, certains se sont mis à chanter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Here we are, Born to be kings, we're the princes of the univeeeeeerse ! &lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(0, 0, 0);"&gt;*&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;- Viens, je vais te présenter aux amis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle met une main sur son épaule et tous deux quittent le toit pour rejoindre la terre ferme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(0, 0, 0);"&gt;*&lt;/span&gt; Nous voilà ! Nés pour être rois. On est les princes de cet univeeeeeers !&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;S50 (Uh ?)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://juhdep.blogspot.com/2009/02/chapitre-136.html"&gt;Notes de fin&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4025372412020512163-6810296397170368759?l=juhdep.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://juhdep.blogspot.com/feeds/6810296397170368759/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4025372412020512163&amp;postID=6810296397170368759&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4025372412020512163/posts/default/6810296397170368759'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4025372412020512163/posts/default/6810296397170368759'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://juhdep.blogspot.com/2009/02/chapitre-135.html' title='Chapitre 135'/><author><name>David</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04643646173907551371</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_Sp6u-j5gITU/SR2-tkv4w0I/AAAAAAAAAFI/_YrCVm7E0JY/S220/1-48.png'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4025372412020512163.post-7655639282599292406</id><published>2009-02-04T18:38:00.001+01:00</published><updated>2009-02-04T18:52:39.824+01:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div style="text-align: center;"&gt;    &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Notes de fin&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Vous vous êtes peut-être demandé ce qu'étaient ces associations de chiffres et de lettres à la fin des chapitres, comme notre mystérieux enquêteur…&lt;br /&gt;En fait ce n’est absolument pas un obscur code qui, une fois décrypté, vous fournira la réponse à la question du sens de la vie ou, mieux, la recette des profiteroles parfaites. Non, ce n’est qu’un moyen de situer les chapitres dans le temps. J pour junior, quand nos petits héros sont encore enfants, S pour Senior, quand ils sont devenus adultes. Donc si vous voulez vérifier quand se déroule exactement une scène par rapport aux autres, cela devrait pouvoir vous aider.&lt;br /&gt;Pour vous plaindre de ce petit truc supplémentaire destiné à vous torturer l’esprit, merci d’adresser vos courriers à Morrigan. L’idée est d’elle (moui, je sais, par solidarité et en vertu des règles les plus élémentaires de la galanterie, je devrais assumer aussi mais… bon, ok, incendiez-nous donc tous les deux si vous y tenez ! Mais pensez bien que vos courriers seront aussi lus par Mimine…)&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;***&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Et puisque on en est à se faire des confessions, il faut que vous sachiez aussi que ce livre aurait dû être bien plus long mais voilà, Colleen, la vraie Colleen, a réquisitionné tout ce qu'il restait de papier pour ses dessins et... Oh non, je sais, c'est le vent qui a emporté la fin du récit et cette feignasse d'auteur a eu la flemme de la réécrire. Oups, c'est moi ça… bon, en fait, ce récit s'achève pour que vous puissiez passer à autre chose, alors hop hop hop ! La vie n'attend pas !&lt;br /&gt;En espérant que vous aurez passé un bon moment en nous lisant et que le cadre étriqué de votre écran ne vous aura pas empêchés de vous évader.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://juhdep.blogspot.com/2009/02/chapitre-137.html"&gt;Bonus&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4025372412020512163-7655639282599292406?l=juhdep.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://juhdep.blogspot.com/feeds/7655639282599292406/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4025372412020512163&amp;postID=7655639282599292406&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4025372412020512163/posts/default/7655639282599292406'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4025372412020512163/posts/default/7655639282599292406'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://juhdep.blogspot.com/2009/02/chapitre-136.html' title=''/><author><name>David</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04643646173907551371</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_Sp6u-j5gITU/SR2-tkv4w0I/AAAAAAAAAFI/_YrCVm7E0JY/S220/1-48.png'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4025372412020512163.post-519156934361794497</id><published>2009-02-04T18:37:00.001+01:00</published><updated>2009-02-04T18:39:25.844+01:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div style="text-align: center; font-weight: bold;"&gt;Bonus&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Le blog de Charlie, extraits choisis (enfin choisis…)&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify; font-style: italic;"&gt;Du coup, l'amour qu'est-ce que c'est ? Euh... on m'a vaguement parlé d'étincelle et de nœud au ventre mais bon, une péritonite aussi ça commence comme ça, alors je me méfie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai une petite guitare à la maison mais à mon avis, si on la laisse exposée aux courants d'air, ça donnera une plus jolie mélodie que ce que je pourrai jamais arriver à faire avec.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On a été au cinéma voir un dessin animé avec Lily. Mais c'était pour vérifier qu'aucun autre adulte n'était présent dans la salle vu que c'est réservé aux enfants bien sûr…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mouais, en fait je crois que mûrir ne m'intéresse pas trop. Sinon après tu tombes de l'arbre ou on te mange. Je préfère rester bien accroché à ma branche moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Moi j’attends toujours le moyen de locomotion qui marche à la bonne humeur ou au chant. Y a bien un conducteur de bus, une fois, qui s’était mis à chanter mais je crois que son bus aurait avancé sans ça…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ecrire c’est rudement important, ne serait-ce que pour écouler tous ces mots qui sinon s'entassent dans nos têtes et poussent dans tous les sens quand ils deviennent trop nombreux (comment ça elle est nulle ma théorie sur les maux de tête pour justifier mon bavardage ?)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En fait je me suis toujours dit que si les gens traînaient des pieds en revenant de vacances, c'était parce qu'ils rechignaient à reprendre le travail. Mais en fait ça pourrait être parce qu'ils ont du sable dans les chaussures...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ahménonménonménon était un célèbre héros grec qui n’était jamais d'accord avec personne…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bref, tout s'annonce bien, la vie est belle, les oiseaux chantent (en fait ils gazouillent « Mais qu'est-ce qu'il fait froid, mais qu'est-ce qu'il fait froid ! » mais bon, ça on l'sait pas), tout ça tout ça.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne considère pas forcément comme quelqu'un de très bavard. Seulement voilà, je n'écris que quand je suis motivé. Donc forcément les mots viennent plus facilement. Et comme seuls ils ne veulent pas dire grand chose, ils viennent à plusieurs !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà plusieurs fois qu'on me parle des bras de Morphée. Je ne connais pas Morphée personnellement. En général je dors donc plutôt dans les bras de Couettedouillette, son apprentie. Et en fait j'aime autant parce que j'ai cherché Morphée en photo sur internet et euh… je suis tombé sur le portrait d'un gros motard barbu, alors…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis myope comme une top. Oui, une « top », vous avez bien lu. On dit ça parce qu'elles portent ces drôles de vêtements. Jamais elles n'oseraient voyons si elles réalisaient à quoi elles ressemblent avec. Les pauvres, elles ne se rendent pas compte…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd'hui, j'ai eu une idée fantabuleuse dans la rue. Mais je n'avais ni stylo ni papier. J'ai bien essayé d'en mendier parce que bon, question de vie ou de mort quoi. Et juste quand un sympathique monsieur allait m'aider, paf l'idée s'est envolée. J'avais le soleil dans les yeux donc je l'ai vite perdue de vue. Le monsieur qui voulait me prêter un stylo m'a regardé d'un drôle d'air quand je lui ai expliqué. Je me demande bien pourquoi…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un ami m'a soutenu que les nains de la Moria n'ont jamais existé. Et ça prétend être en fac d’histoire !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il paraît que sourire ça n'est pas considéré comme une activité sportive. Pff. Tous les muscles que ça sollicite pourtant ! Trop injuste…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors là n'importe quoi (et Marcus serait d'accord avec moi). Il paraît que manger des fruits c'est bon pour la santé. N'empêche qu'en croquant une bête pomme on est passé de l'éternité à une espérance de vie de cent ans. Alors les fruits… bons pour la santé… s'agirait pas de dire n'importe quoi quand même hein !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qui vous répondra le plus rapidement à ce sondage débile ? Ben ça m'amuse tellement ce test que je me répondrai sûrement dans les plus brefs délais...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le laid du quotidien, faut le faire tourner en joli.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Faut se méfier. Une chose qui est bonne pour l'un peut se révéler une calamité pour l'autre. Exactement comme dans cette bande dessinée où les gentils boivent cette soupe magique qui les rend surpuissants. Bizarrement leurs ennemis n'apprécient pas tellement eux… Je suis sûr qu'en fait ils ronchonnent parce que la soupe c'est censé faire grandir alors qu'à cause d'elle, eux ils finissent tout ratatinés au contraire (à cause des coups de poing sur le sommet du crâne plus précisément).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans la vie, mieux vaut tard que jamais il paraît. C'est pas quelqu'un qui a mangé du chocolat dont la date de péremption était dépassée qui dirait ça…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Suggérer aux gens des films et livres qui les changent en guimauves, ce n'est pas de la gentillesse en fait. C'est une tactique de gourmand. Pour mieux les dévorer ensuite. Parce que miam, c'est bon les guimauves !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À supposer que Dieu existe je vois pas bien pourquoi on devrait le craindre sous prétexte qu'il est là-haut et nous en bas. C'est même plutôt lui qui devrait s'en faire à bien y réfléchir. Parce que de là où on est on a tout loisir de lui chatouiller la plante des pieds. Pis s’il tombe ce sera de bien plus haut que nous !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous imaginez si la Bible avait été mal traduite ? Non mais vraiment je veux dire. Dieu est chocolat. Si on te tartine la tranche droite, tend l'autre tranche. Tu ne convoiteras point la tartine d'autrui. Et dieux goûta le chocolat, et il vit que cela était bon... Ils ne veulent pas que je la réécrive leur bible ? Je  ferais plein de nouveaux adeptes je suis sûr.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;…&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4025372412020512163-519156934361794497?l=juhdep.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://juhdep.blogspot.com/feeds/519156934361794497/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4025372412020512163&amp;postID=519156934361794497&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4025372412020512163/posts/default/519156934361794497'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4025372412020512163/posts/default/519156934361794497'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://juhdep.blogspot.com/2009/02/chapitre-137.html' title=''/><author><name>David</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04643646173907551371</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_Sp6u-j5gITU/SR2-tkv4w0I/AAAAAAAAAFI/_YrCVm7E0JY/S220/1-48.png'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4025372412020512163.post-7898792648126225001</id><published>2009-02-04T18:36:00.001+01:00</published><updated>2009-02-04T19:15:30.006+01:00</updated><title type='text'>Chapitre 134</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Tic tic tic tic font les baguettes du vieux Max cognées l'une contre l'autre.  Puis la musique envahit tout, submerge tout. « Music is the key » dit le t-shirt de Léa dont la guitare ressemble d’ailleurs à une clef. Et à voir les yeux qui s'agrandissent, les bouches qui s'ouvrent, les cœurs aussi, on serait tenté de se dire qu'il n'y a pas plus vrai...&lt;br /&gt;Il y a des choses que les mots ne suffisent pas à décrire, alors l'émotion de ce moment là, il va falloir l'imaginer par vous-même. Songez à ce que vous ressentez quand vous entendez une chanson que vous aimez, que vous aimez vraiment. Maintenant imaginez qu'elle vous est adressée à vous personnellement, qu’elle a été composée spécialement pour vous, par la personne à qui vous tenez le plus au monde. Cette personne se tient là, face à vous, et ce n’est pas seulement sa voix, mais son cœur qui vous parle.&lt;br /&gt;Voilà ce que ressentent ceux qui sont là ce soir, dans la petite église.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;***&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Quelqu'un lui tapote l'épaule. L'homme tourne la tête.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- C'est l'heure, il s'impatiente! lui dit son pote.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mince c'est vrai. Il a failli se laisser emporter par la musique....&lt;br /&gt;Il ne faut pas qu'ils oublient pourquoi ils sont là. Les autres sont sûrement déjà à leur poste. Dur à dire avec toute cette obscurité et tout ce monde. D'un autre côté tant mieux. Le temps que quelqu'un comprenne ce qui s'est passé, ils seront loin...&lt;br /&gt;Les deux hommes se frayent discrètement un passage vers la scène. La foule est compacte et ils ont l'impression d'avancer au ralenti.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- On y voit rien bordel !&lt;br /&gt;- Hein ?!&lt;br /&gt;- Je dis « on y voit rien bordel » !&lt;br /&gt;- Ah !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'autre hoche la tête avant de poursuivre :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- On entend rien non plus !&lt;br /&gt;- Hey !&lt;br /&gt;- Quoi ?!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Son comparse lui désigne deux hommes près de la scène.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Y a des gars louches qui nous quittent pas des yeux depuis plusieurs minutes !&lt;br /&gt;- Tu crois qu'ils nous ont repérés ?!&lt;br /&gt;- À ton avis !&lt;br /&gt;- 'tain, ils approchent ! C'est quoi le plan ? Et si les autres ont pas déjà fait leur part du boulot ?&lt;br /&gt;- Tu penses à ce que je pense ?&lt;br /&gt;- Quoi, toi aussi t'as repéré le punch ?&lt;br /&gt;- Non, j'veux dire si ces types là sont bien ce que je pense, faut agir maintenant !&lt;br /&gt;- Mais le plan...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'autre n'écoute déjà plus. Il joue des coudes pour se frayer un chemin à travers la foule, en direction de la scène. Sa main droite plonge dans son blouson. Derrière lui son acolyte est aux prises avec deux hommes. Tant pis, la mission avant tout !&lt;br /&gt;Il baisse la tête, se déplace encore pour se fondre dans la foule. Il parvient enfin à saisir son arme. 'tain, pourquoi personne d'autre l'a encore descendue ? Ils font quoi ? Cette satanée chanteuse n'arrête pas de gesticuler et de se mêler au public. Il doit se rapprocher. Fallait pas te mêler des affaires des grands fillette! Fallait pas !&lt;br /&gt;Sur scène, Léa, les yeux tournés vers le ciel, laisse résonner sa voix... la voix d’un ange…&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;S49 (Croisons les doigts)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;a href="http://juhdep.blogspot.com/2009/02/chapitre-135.html"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Chapitre 135&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4025372412020512163-7898792648126225001?l=juhdep.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://juhdep.blogspot.com/feeds/7898792648126225001/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4025372412020512163&amp;postID=7898792648126225001&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4025372412020512163/posts/default/7898792648126225001'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4025372412020512163/posts/default/7898792648126225001'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://juhdep.blogspot.com/2009/02/chapitre-134.html' title='Chapitre 134'/><author><name>David</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04643646173907551371</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_Sp6u-j5gITU/SR2-tkv4w0I/AAAAAAAAAFI/_YrCVm7E0JY/S220/1-48.png'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4025372412020512163.post-4313772869167123413</id><published>2009-02-04T18:35:00.001+01:00</published><updated>2009-02-04T19:16:27.654+01:00</updated><title type='text'>Chapitre 133</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Marcus regarde autour de lui  avec anxiété. Des gens louches… des gens louches… Pour un flic, les gens louches ce sont les types comme lui… Misère… Enfin bon, ils savent ce qu'ils font. Il l'espère en tout cas. Le vieux Tom lui a juste dit que des gars à lui seraient sur place, en civil. Ouais ben il va pas garder les yeux dans sa poche pour autant !&lt;br /&gt;Il observe Léa approcher, comme tétanisé. Aussi bête que ça paraisse, il n'a pas su comment réagir quand elle est revenue et qu'il a appris qu'elle le cherchait. Alors comme un crétin il a fait le mort. Pour inverser les rôles ? Pour lui faire payer quelque part tout son chagrin et toute sa vie et ce qu'il est devenu ? Non, même pas. Il ne s'explique pas sa réaction en fait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Bonsoir Marcus, je suis heureuse de te revoir. Et ça m'a fait plaisir de t'entendre, ajoute-t-elle en jetant un œil vers la scène, où Colleen est en train de montrer ses dessins au petit neveu de Malik.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Marcus ne parvient pas à prononcer un mot.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Allons, maintenant que je t’ai écouté chanter, tu ne peux plus me faire le coup du muet !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Son sourire complice agit comme une clef, quelque chose semble s'ouvrir en lui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Je suis vraiment désolé, parvient-il enfin à dire, visiblement ému.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il ne faut pas croire, que ce soit sous une couche de gras quand il était petit ou sous une carapace d’arrogance une fois devenu grand, Marcus a toujours eu un bon fond. Il fallait juste  creuser jusque là et rappelez-vous que Léa avait un très joli petit casque quand elle allait à l'école. Un vrai petit mineur.&lt;br /&gt;Le vieux Max fait le tour du bar pour les rejoindre et désigne la scène du menton à Léa.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- On finit d'installer ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Léa acquiesce et se tourne de nouveau vers Marcus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- On se voit après ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il hoche la tête et parvient même à esquisser un début de sourire. Quel empoté…&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;***&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ils finissent tout juste d'installer la scène quand arrivent Mo', Rosie et les autres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Bon.&lt;br /&gt;- Ouaip.&lt;br /&gt;- On y est.&lt;br /&gt;- Hun hun.&lt;br /&gt;- Vous avez remarqué qu'on entend moins Rosie d'un coup ?&lt;br /&gt;- Oui, moi aussi je me faisais la remarque.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mo' et Léa regardent leur amie avec malice. Même le vieux Max glousse derrière sa batterie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Oui, bon, il se pourrait bien que je sois légèrement intimidée finalement, se défend Rosie en passant de la grimace au sourire. C'est que si j'avais su qu'il y aurait tant de lumière j'aurais mis des fringues qui me mettent plus en valeur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle éclate de rire.&lt;br /&gt;En les voyant monter sur scène, les gens ont repris leur place dans la salle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- En route vers la gloire ?&lt;br /&gt;- Hein, en route vers le bar ? Mais on vient de monter sur scène ! s'exclame  le vieux Max en écartant légèrement un de ses protège-oreilles.&lt;br /&gt;- La gloireuh ! répète Mo' en souriant.&lt;br /&gt;- Oh… j'me disais bien aussi…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et il reprend sa position, levant ses baguettes. Il attend le signal.&lt;br /&gt;Mo' s'est rapprochée de Léa et se penche vers elle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Dis, tu crois qu'on était des papillons de nuit dans une autre vie pour être attirées comme ça par la lumière ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toutes les deux balayent la salle du regard. Les lampes de l'église ont cédé la place aux flammes des briquets et aux lumières des portables. Comme autant de  petites chandelles dressées vers le ciel.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;S48 (Quelqu'un de brillant en somme)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;a href="http://juhdep.blogspot.com/2009/02/chapitre-134.html"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Chapitre 134&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4025372412020512163-4313772869167123413?l=juhdep.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://juhdep.blogspot.com/feeds/4313772869167123413/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4025372412020512163&amp;postID=4313772869167123413&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4025372412020512163/posts/default/4313772869167123413'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4025372412020512163/posts/default/4313772869167123413'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://juhdep.blogspot.com/2009/02/chapitre-133.html' title='Chapitre 133'/><author><name>David</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04643646173907551371</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_Sp6u-j5gITU/SR2-tkv4w0I/AAAAAAAAAFI/_YrCVm7E0JY/S220/1-48.png'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4025372412020512163.post-4630616937897064260</id><published>2009-02-04T18:34:00.001+01:00</published><updated>2009-02-04T19:17:11.331+01:00</updated><title type='text'>Chapitre 132</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le policier en faction dans la rue interpelle un homme en costume au pied des marches de l'église.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- C'est une arme dans votre étui à violon ?&lt;br /&gt;- Et comment ! Dans de mauvaises mains, ça peut provoquer une catastrophe !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le flic rit et l’autre continue son chemin, vers l’église d’où s’échappent musique et lumière.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À l’intérieur, Marcus termine tout juste sa prestation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Merci à tous. La scène c’est d'enfer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il regarde les vitraux et les quelques sculptures religieuses  avec un petit sourire narquois avant de reprendre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Mais ça ne dure pas. À la fin de chaque concert, il faut replier ses ailes, atterrir et reprendre une vie normale. Boulot, métro et…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il fait un clin d’œil à une jolie fille au premier rang plutôt que de rajouter « dodo ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Léa se dirige à son tour vers la scène. Se souvenant de sa mission, Marcus se fige soudain. Il faut qu'il l'empêche de monter, sinon elle fera une cible trop visible. Les collègues du vieux Tom n'ont peut-être pas encore intercepté tous les types du bar. Il va falloir qu'il aille à la pêche aux infos. En attendant, il se compose un air suffisant, le genre rock star egocentrique qui refuse de partager la scène.&lt;br /&gt;Il n'a pas trop à se forcer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Après un concert on peut aussi choisir de ne pas replier ses ailes, lui souffle-t-elle en le frôlant, un sourire angélique aux lèvres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parvenue au micro, elle annonce une courte pause avant le prochain groupe.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;***&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Marcus est resté figé à l'endroit où Léa lui a adressé la parole. C'est à peine s'il a réussi à tourner la tête pour la suivre du regard. On lui aurait fichu un coup de pied dans le  ventre qu'il n'aurait pas l'air plus surpris. Ce qu'il lui restait de rancœur vient de s’évaporer. C'est comme si… comme si finalement elle n’avait été là que pour le protéger des sentiments que même tout petit déjà il éprouvait pour cette fillette solaire sortie de nulle part. Mais qu'il a été con, qu'il a été con ! Il s'en rend compte maintenant. Bravo Marcus, bien joué ! Très bonne stratégie de détester Léa pour te protéger, de peur que ce soit elle qui le fasse. T'as raison, autant la détester le premier...&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;***&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Sur scène, Léa s’est agenouillée pour coiffer le neveu de Malik d’un casque stéréo.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- La musique fait de nous des rois. Votre couronne majesté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au premier rang, un couple se dispute pour une question de voiture.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Allons, cessez un peu vos adultillages, profitez de la soirée. Vous allez donner le mauvais exemple au petit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Léa leur sourit avant de retourner s’occuper des instruments sur la scène.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;***&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Marcus parvient enfin à détourner son regard. Il a bien besoin d’un verre ! Cap sur le seau de punch ! Impeccable, le flic en civil qui l'a contacté en arrivant s'y trouve déjà. Il va pouvoir lui demander où en est la traque.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;***&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Léa est en train d'ajuster la hauteur du micro quand son portable, qu’elle porte autour du cou, se met à vibrer. C’est Rosie. Ils ont trouvé Mo’. Elle n’a effectivement pas pu résister à la tentation d’écouter plus de CD que prévu mais c'est bon, ils l'ont ligotée là, ils arrivent. En fait elle était en chemin, mais elle bavardait avec Tom. Pas étonnant qu’elle soit si en retard.&lt;br /&gt;Du coup il a fallu les ligoter tout les deux !&lt;br /&gt;Au bout du fil, Rosie est hilare.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Léa raccroche, parcourt la salle des yeux.&lt;br /&gt;Elle salue de la main Colleen, qui vient d'entrer et l'interroge du regard tout en se dirigeant vers la scène. Léa secoue la tête en souriant, ce qui semble réjouir la petite sœur de Mo'. Elle n'est effectivement pas la dernière !&lt;br /&gt;Léa lui confie le petit neveu de Malik.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- J'ai un vieil ami à voir, leur dit-elle avec un étrange sourire.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;S47 (Et j'ai fait beaucoup d'études)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;a href="http://juhdep.blogspot.com/2009/02/chapitre-133.html"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Chapitre 133&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4025372412020512163-4630616937897064260?l=juhdep.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://juhdep.blogspot.com/feeds/4630616937897064260/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4025372412020512163&amp;postID=4630616937897064260&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4025372412020512163/posts/default/4630616937897064260'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4025372412020512163/posts/default/4630616937897064260'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://juhdep.blogspot.com/2009/02/chapitre-132.html' title='Chapitre 132'/><author><name>David</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04643646173907551371</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_Sp6u-j5gITU/SR2-tkv4w0I/AAAAAAAAAFI/_YrCVm7E0JY/S220/1-48.png'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4025372412020512163.post-3901334154545304002</id><published>2009-02-04T18:33:00.001+01:00</published><updated>2009-02-04T19:17:51.648+01:00</updated><title type='text'>Chapitre 131</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il a toujours mal au ventre, toujours mal à la tête. Mais un peu moins. Moins de voitures, moins de gens, plus de saleté. De la musique. C'est de la musique qu'il entend. Et une foule, encore… Il s'arrête, regarde ce qui l'entoure. Il est sur le point de rebrousser chemin, il n'a plus la force d’avancer.&lt;br /&gt;Une fille semble lui faire signe quelques mètres plus loin. Il plisse les yeux, se retourne. C’est bien à lui qu’elle a fait signe. Il ne la connaît pourtant pas. Il en est presque sûr. Il s’approche, elle lui tend un gobelet fermé et chaud.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Vous avez l’air d’en avoir besoin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il la regarde mieux. Il ne la reconnaît toujours pas. Où est-ce qu’il est ? C'est tout juste s'il se souvient comment il est arrivé là… Il ferme un instant les yeux, ses mains autour du gobelet brûlant. Il les rouvre. La fille est toujours là. La lumière qui sort de l’église située derrière elle lui fait comme une auréole. Il est fatigué, tellement fatigué… Elle lui sourit, lui désigne les marches des yeux. Et l'intérieur de l'église, d'où la musique s'écoule. Pas encore. Plus tard peut-être. Il se laisse tomber, oublie de la remercier. Elle continue de sourire, le laisse tranquille. « Merci », dit-il dans sa tête. Merci. Une bouffée d’air vient lui fouetter la joue gauche. De l’air pur. Une odeur de fleurs. Un parc pas loin ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il la regarde qui s'éloigne, avec son t-shirt où est inscrit « music is the key »&lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(0, 0, 0);"&gt;*&lt;/span&gt; au-dessus d'une porte qui s'ouvre vers un endroit qu'on devine plein de lumière.&lt;br /&gt;Tout est peut-être pas si sombre en effet, se dit-il en plongeant les lèvres dans le café bien chaud.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une fleur s’est détachée de la chevelure de la jeune femme. On dirait une étoile tombée sur le pavé…&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(0, 0, 0);"&gt;*&lt;/span&gt; - Les papeluches c'est les plus fortes&lt;br /&gt;- Ahem, Mimine…&lt;br /&gt;- … La musique c'est la clef.&lt;br /&gt;- Merci Mimine.&lt;br /&gt;- …&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;S46 (Et il ne reste sans doute plus beaucoup de chapitres)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;a href="http://juhdep.blogspot.com/2009/02/chapitre-132.html"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Chapitre 132&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4025372412020512163-3901334154545304002?l=juhdep.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://juhdep.blogspot.com/feeds/3901334154545304002/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4025372412020512163&amp;postID=3901334154545304002&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4025372412020512163/posts/default/3901334154545304002'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4025372412020512163/posts/default/3901334154545304002'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://juhdep.blogspot.com/2009/02/chapitre-131.html' title='Chapitre 131'/><author><name>David</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04643646173907551371</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_Sp6u-j5gITU/SR2-tkv4w0I/AAAAAAAAAFI/_YrCVm7E0JY/S220/1-48.png'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4025372412020512163.post-3714626967674134116</id><published>2009-02-04T18:32:00.001+01:00</published><updated>2009-02-04T19:18:36.285+01:00</updated><title type='text'>Chapitre 130</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Toute la journée il a trimé sans s’arrêter. A bien y repenser, la première chose qu’il se dit le matin, en se réveillant, c’est « vivement ce soir que je quitte le boulot ». Et maintenant qu’il est l’heure de débaucher, il se demande bien pourquoi… Ses yeux balayent la foule qui se presse dans tous les sens. Oui, pourquoi il lui tardait tant de quitter son comptoir ? Qu’est-ce qui l’attend de plus de l’autre côté ?&lt;br /&gt;Tous les matins, il traverse à pied les quartiers riches, les larmes au bord des yeux, en songeant à sa caisse enregistreuse, qui l'attend, au salaire de misère à la fin du mois, à sa vie pourrie, tout simplement. Quand d'autres peuvent se payer tous ces objets de luxe dans les vitrines… Pas qu'il s'achèterait tous ces trucs s'il en avait les moyens mais constater que la vie est si injuste, ça ça l'achève. Pourtant ça pourrait être pire, il pourrait avoir une maladie mortelle, être pris dans une guerre civile… Parfois il se dit qu'il préfèrerait. Au moins ce serait une mort rapide.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et le soir, quand il rentre chez lui, peu importe qu’il prenne une douche, et peu importe qu'il enlève sa tenue, ça sent toujours la friture. Il a cette impression d'être gras, d'attirer chaque particule de crasse des rues qu'il traverse. Comme s’il était condamné à traîner son boulot avec lui où qu’il aille. Et ça doit être un peu vrai parce qu’inévitablement il finit toujours par s'arrêter comme s’il portait un énorme poids. Au bord de l’étouffement et de l’épuisement. Il s’assoit alors où il peut. Par terre parfois. Et puis il finit par trouver assez de force pour prendre le métro bondé, fermant les yeux pour ne pas pleurer. Mais ce soir il ne peut pas, ce soir il ne lui reste même plus assez de force pour ça. Il étouffe. Il n’en peut plus de la foule, de tous ces gens qui débauchent, qui rentrent chez eux, qui quittent leurs bureaux, qui font leurs courses, qui vont voir des amis, qui rient, qui font la gueule, qui crient… Marre marre marre de tout ça…&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;***&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il baisse la tête, ferme les yeux, finit par mettre les mains sur ses oreilles. Rien qu’un instant essayer d'oublier… Se convaincre que dans le lot il y en a forcément des très bien, des gens, que beaucoup n’ont pas choisi, comme lui, d’être ici, de faire le boulot qu’ils font, d’habiter la grande ville, d’avoir cette vie de merde… Il presse plus fort les mains sur ses oreilles. Il entend toujours le bruit de la ville, de la foule. Comme si tout était finalement dans sa tête, pas en dehors. « Le problème ce n’est pas le monde, c’est vous. Apprenez à le voir d’un bon œil ». C’est ça… De toute façon ça changerait quoi d’admettre tout ça ? Les choses ne s’amélioreront pas… Tout le monde ne peut pas être heureux. Ça se saurait. Il sent la lassitude l’envahir, la fatigue lui tomber dessus un peu plus, ce grand poids sur ses épaules et ce grand vide en dedans… Il rouvre les yeux le temps de jeter un œil à  l’escalier menant au métro, la foule qui s’y engouffre. Comme tous les soirs. Et ça  jusqu’à quand ? Hein ? Jusqu’à quand ? Il regarde autour de lui, inquiet. Il a eu peur d’avoir crié. Mais non, c’était dans sa tête. De toute façon, est-ce que quelqu’un l’aurait remarqué ? Sans doute que non. Quelqu’un s’est-il arrêté en le voyant prendre sa tête entre ses mains ? Pensez-vous… Nouveau coup d’œil à l’escalier plongeant sous le sol. Et puis prendre le métro pour quoi faire de toute façon ? Rien ni personne ne l’attend chez lui. Pas plus ce soir que les autres soirs. C'est même pas chez lui. Et c'est à peine moins bruyant qu’ici. Quand c'est pas le chien qui aboie, ce sont les voisins. Et quand les autres lui foutent la paix, c'est lui qui se questionne. Qu'est-ce qu'il a de plus ? Qu'est-ce qu'il a de si différent ? Il est pas beau, juste assez futé pour se rendre compte qu'il ne l'est pas suffisamment, pas assez volontaire pour échapper à son boulot pourri…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une fois de plus, il a passé les plus belles heures de la journée derrière son comptoir, à regarder les gens au dehors qui eux ne font que passer, achètent leur repas et vont le dévorer sur les quais, en imaginant peut-être qu'au pied du pont, là-bas de l'autre côté du fleuve, il y a un chaudron magique qui leur apportera l'opulence. Comme si c’était un arc-en-ciel. Ou n’importe quoi d’autre pour s’évader un peu. À moins qu’ils aiment vraiment ça, regarder des immeubles tristes et sales en bouffant des trucs immondes... Non, l'histoire du chaudron est plus crédible. Moins pathétique en tout cas.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;***&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ça y est, il a mal au bide maintenant,  pour arranger les choses. D’habitude il a le temps d’arriver chez lui avant que ça commence… L’effet combiné des hamburgers, des frites dégoulinantes d’huile et de son patron, qui lui a gueulé dessus presque toute la journée, les gens qui passent leur colère sur lui à longueur de temps, les autres employés qui s’énervent les uns envers les autres faute de pouvoir s’en prendre a leur supérieur ou aux clients…&lt;br /&gt;Et toujours le bruit de cette ville. Les gens, encore… toujours… partout les gens… le bruit… nulle part où se réfugier. À part chez lui, si loin… enfin chez lui… il ne s’y sent pas tellement chez lui. C’est ça la vie ? C'est vraiment ça ? On fait comment pour être heureux ? Hein ? Dites ! Un crétin accélère en passant à son niveau, le heurte sans même se retourner ou s’excuser. Sa tête commence à le faire souffrir, l'empêchant de penser, l'empêchant de respirer…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il se lève, avec ce qu'il lui reste de courage, descend dans le métro. Le train tarde à arriver, la foule se presse au bord du quai. Ça se serre, ça transpire, ça parle fort. C'est pressé de rentrer se serrer chez soi pour transpirer dans SON salon et faire un concours d'injures avec SA femme, SA marmaille, SES animaux domestiques ou SA télé.&lt;br /&gt;Devant lui, en quelques minutes, un mur humain s'est élevé. Sur les sièges, à sa gauche, un couple de quinquagénaires s’amuse du « spectacle ». Des touristes assurément. Au moins eux ils ont le choix de ne pas revenir. Ils ne font que passer. Agaçants. Un peu. Pas leur faute. Mais il leur en veut quand même.&lt;br /&gt;L'employé en salopette grise aux couleurs de la ville qui fait le tour des poubelles a du mal à se frayer un chemin parmi la foule. Il demande poliment à une dame si elle peut se lever pour qu'il prenne un magazine sur lequel elle était assise. Elle rechigne un peu, les places sont chères. Il n'entend pas la suite. Trop de bruit. Trop de gens. Encore. Toujours…&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;***&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Un train finit par arriver. Comme si leur survie en dépendait, comme si leur patron menaçait de les rattraper là, sur le quai, pour leur donner du boulot supplémentaire, les gens se précipitent dans les rames. Lui il n’a pas bougé, pas la force, plus la force. Il étouffe rien qu'à les voir tous qui se serrent et se pressent. Il a un peu de mal à respirer. Vraiment. Le couple d'étrangers se lève. Finalement ils vont rentrer à pied, sans doute regagner leur hôtel en ville en passant par le pont,  s’arrêter pour profiter des illuminations...&lt;br /&gt;Et lui il reste là, dans cette gare au nom de fleur où ça ne sent pourtant pas la rose. Un autre train passe. Il semble toujours y avoir autant de monde. D’où sortent-ils ces gens ? Comment… comment trouve-t-on à les nourrir tous ? se demande-t-il soudain. Comment peut-il y avoir assez d’air ? Comment la terre supporte-t-elle tout ce poids ? Dans sa poitrine la pression s’accentue, il faut qu’il sorte ! Le vieil homme qui fait l'entretien lui a bien adressé un regard de soutien, mais il ne l’a pas vu.&lt;br /&gt;Il a envie de vomir. Sa gorge le brûle. L'arrière-goût d'huile et de gras le fait grimacer. Et les odeurs… Un nouveau train entre en gare. Il semble moins bondé que les précédents, mais ce n'est qu'une illusion. Au prochain arrêt les gens entreront pour emplir le moindre espace libre, il le sait. Comme les grains de sable de l'histoire. Il faut emplir le moindre espace. Il a vendu des hamburgers toute la journée, il ne veut pas être à son tour le morceau de viande entre les tranches de pain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il baisse la tête, commence à se frayer un chemin. Il ne regarde même pas où il va, espérant seulement que ce soit en direction de la sortie. Il grimpe des marches. La lumière a changé. Ça tambourine dans sa tête. Il y a l'odeur des pots d'échappement. Le bruit des gens toujours. Certains qui le bousculent ou lui crient dessus quand il leur rentre dedans. Il recommence à lever la tête. Un peu. Juste ce qu'il faut pour choisir les plus petites rues. Peu importe s'il s'éloigne. Peu importe où il va finalement. Ça ne le changera pas de d'habitude. C'est l'histoire de sa vie. Il marche. Longtemps.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;S45 (Pourtant j'ai une excellente vue)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;a href="http://juhdep.blogspot.com/2009/02/chapitre-131.html"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Chapitre 131&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4025372412020512163-3714626967674134116?l=juhdep.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://juhdep.blogspot.com/feeds/3714626967674134116/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4025372412020512163&amp;postID=3714626967674134116&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4025372412020512163/posts/default/3714626967674134116'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4025372412020512163/posts/default/3714626967674134116'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://juhdep.blogspot.com/2009/02/chapitre-130.html' title='Chapitre 130'/><author><name>David</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04643646173907551371</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_Sp6u-j5gITU/SR2-tkv4w0I/AAAAAAAAAFI/_YrCVm7E0JY/S220/1-48.png'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4025372412020512163.post-7468666687826533337</id><published>2009-02-04T18:31:00.001+01:00</published><updated>2009-02-04T19:19:31.483+01:00</updated><title type='text'>Chapitre 129</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- Besoin d'aide mamzelle ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Colleen se retourne en sursautant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;– Je savais bien que j'avais entendu quelque chose tout à l'heure ! Vous savez que ça ne se fait pas de suivre les demoiselles pour les effrayer ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle semble amusée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Euh.... en fait je viens juste d'arriver. Je vous ai aperçue depuis la voiture et je me suis garé en vitesse. Tenez, c'est celle-là.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il lui désigne un véhicule stationné non loin sur le capot duquel un chat a déjà pris ses aises. « Je suis arrivé juste à temps », se dit l'homme, avant de réaliser que Colleen le regarde curieusement, à la fois intriguée et amusée.&lt;br /&gt;L'homme rougit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Oui, pardon, euh.... ce n'est pas ce que vous croyez. Je.... je suis policier, dit-il en lui tendant maladroitement sa plaque.&lt;br /&gt;- Vous.... allez m'arrêter parce que je marchais sans regarder où j'allais ?&lt;br /&gt;- Non, en fait je suis là pour vous accompagner jusqu'au lieu du concert.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il regarde autour d'eux mais à l'exception du chat sur le capot de son véhicule de fonction, tout semble en règle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- C'est Léa qui vous envoie pour être sûre que je ne me perde pas ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Colleen glousse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Euh.... on y va ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La jeune femme acquiesce et tous les deux se dirigent vers la voiture.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Aha, je ne serai pas la dernière cette fois !&lt;br /&gt;- Pardon ?&lt;br /&gt;- Non rien, c'est.... une longue histoire, répond Colleen en souriant.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;S44 (Bon, en tout cas j’espère que c’est ça parce que sinon je ne vois pas)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;a href="http://juhdep.blogspot.com/2009/02/chapitre-130.html"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Chapitre 130&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4025372412020512163-7468666687826533337?l=juhdep.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://juhdep.blogspot.com/feeds/7468666687826533337/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4025372412020512163&amp;postID=7468666687826533337&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4025372412020512163/posts/default/7468666687826533337'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4025372412020512163/posts/default/7468666687826533337'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://juhdep.blogspot.com/2009/02/chapitre-129.html' title='Chapitre 129'/><author><name>David</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04643646173907551371</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_Sp6u-j5gITU/SR2-tkv4w0I/AAAAAAAAAFI/_YrCVm7E0JY/S220/1-48.png'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4025372412020512163.post-5472325220223402952</id><published>2009-02-04T18:30:00.001+01:00</published><updated>2009-02-04T19:20:12.971+01:00</updated><title type='text'>Chapitre 128</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Malik est adossé à un pilier près de la scène. Lo’tsien s’approche, affublé de son éternel t-shirt sans manches. Du menton, il lui désigne la figure au sommet du pilier.&lt;br /&gt;Une sorte de bouc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Tout à fait moi oui, dit Malik en souriant. C’est une groupie qui t’a arraché une partie de ton t-shirt ? lui demande-t-il en réponse avec un sourire sarcastique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’autre se marre.&lt;br /&gt;Malik est né entre deux dunes, bien loin de l’église. Oui, c’était au moins à pfiouuuuuu… deux pâtés de maison de là. Entre les dunes… d’un bac à sable de square. Enfin, c’est une longue histoire...&lt;br /&gt;Rosie les rejoint.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- J'ai coupé mes ailes, dit-elle en se mettant de profil.&lt;br /&gt;- Pourquoi t'as fait ça ? lui demande Malik. Un ange noir ça le faisait pourtant.&lt;br /&gt;- C'était pas pratique pour rentrer dans la voiture.&lt;br /&gt;- T'as pas besoin de voiture quand t'as des ailes. Tu peux voler.&lt;br /&gt;- T'es con, dit-elle en riant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle regarde autour d’elle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Colleen est pas là, ça c’est normal, mais Mo’ c’est plus louche. Ou alors elle s’est mise à écouter des disques dans la boutique un peu comme sa sœur se met à dessiner dès qu’elle voit quelque chose qui l’attire, même s’il pleut ou que la terre s’ouvre sous ses pieds. Y en a pas une pour rattraper l’autre.&lt;br /&gt;- Tu veux qu’on aille les chercher ?&lt;br /&gt;- Bah, je comptais passer par le magasin de disques en allant chercher à boire. Donc si ça vous tente…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils quittent la petite église en se frayant un passage à travers la foule déjà dense. La soirée ne va plus tarder à commencer.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;S43 (Pas étonnant que les S l’aient emporté)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;a href="http://juhdep.blogspot.com/2009/02/chapitre-129.html"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Chapitre 129&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4025372412020512163-5472325220223402952?l=juhdep.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://juhdep.blogspot.com/feeds/5472325220223402952/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4025372412020512163&amp;postID=5472325220223402952&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4025372412020512163/posts/default/5472325220223402952'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4025372412020512163/posts/default/5472325220223402952'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://juhdep.blogspot.com/2009/02/chapitre-128.html' title='Chapitre 128'/><author><name>David</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04643646173907551371</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_Sp6u-j5gITU/SR2-tkv4w0I/AAAAAAAAAFI/_YrCVm7E0JY/S220/1-48.png'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4025372412020512163.post-6957639895105460241</id><published>2009-02-04T18:29:00.001+01:00</published><updated>2009-02-04T19:20:55.157+01:00</updated><title type='text'>Chapitre 127</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Mo' referme la porte du magasin en tirant la langue, une pile de CD en équilibre sur le bras. Bien sa veine ça, plus un seul  sac dans tout le magasin.&lt;br /&gt;Raaah, dire que Will doit être arrivé à l’église et qu’elle elle est là. Si jamais il tombe sur Rosie… Mo’ se dépêche de fermer le magasin en riant. Faut sauver Willy !&lt;br /&gt;De la porte elle aperçoit l’affichette « Keep smiling » &lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(0, 0, 0);"&gt;*&lt;/span&gt;. Plus besoin de lui préciser. Elle sourit pour deux ces derniers temps. Ça doit être ça l’amour. Et le reste. Elle a ses amies, elle a Colleen, elle a Will désormais. Il n'y aurait plus besoin d'éclairage public si tout le monde avait un sourire éclatant comme ça.&lt;br /&gt;Ah tiens, une silhouette se reflète dans la vitrine…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Bonsoir vous ! lance Mo, joyeuse, sans se retourner, tout en finissant de fermer la porte du magasin.&lt;br /&gt;- Besoin d'un coup de main fillet… commence à demander l’homme avant de s'interrompre, interloqué. Bah comment t'as su ? A force je vais vraiment finir par croire que vous avez des pouvoirs vous autres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mo' se retourne, les bras chargés de disques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Votre reflet dans la vitre, répond-elle en riant.&lt;br /&gt;- Oh.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il hoche la tête.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Oui, forcément… mon reflet… Et sinon, où tu vas comme ça ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mo' ne lui retourne même pas la question. Le vieux bonhomme a l'habitude de surgir à l'improviste. Si ça avait été quelqu'un d'autre, elle aurait sans doute sursauté et la chaussée serait maintenant jonchée de CDs. Mais là, c'est Tom.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Il y a une fête à l'église ce soir.&lt;br /&gt;- Tu parles d'une coïncidence, justement j'y allais ! J'te débarrasse un peu ? demande-t-il en lui désignant la pile de disques du menton. Comme ça tu m'raconteras un peu sur le chemin quel genre de fête c'est. Que je sache si je te fausse compagnie une rue avant d'arriver ou si je t'accompagne jusque dans l'église. Parce que hein, c'est plus forcément d'mon âge tout ça.&lt;br /&gt;- Maiiis non. Léa arrête pas de dire que vous devez avoir à peine deux ou trois ans de plus que nous. Vous allez voir, vous allez bien vous amuser.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et oui, ce serait fort possible en effet, se dit le vieux bonhomme tandis qu'ils se mettent en route après qu'il l'ait débarrassée d'une partie de son chargement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Les peluches sans poils… c'est un groupe de musique qui s'appelle comme ça ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il a l'air dubitatif et reregarde le CD en haut de la pile, au cas où il aurait mal lu la première fois.&lt;br /&gt;Mo' éclate de rire en voyant sa tête. Il n'a pas fini d'être étonné, se dit-elle en commençant à lui raconter d'où les « peluches » tirent leur nom.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(0, 0, 0);"&gt;*&lt;/span&gt; Gardez le sourire (oui, on l’a déjà dit il n’y a pas longtemps mais c’est pour les distraits)&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;S42 (Mais un S ça évoque un serpent alors qu’un J, tout de suite c’est moins impressionnant)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;a href="http://juhdep.blogspot.com/2009/02/chapitre-128.html"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Chapitre 128&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4025372412020512163-6957639895105460241?l=juhdep.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://juhdep.blogspot.com/feeds/6957639895105460241/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4025372412020512163&amp;postID=6957639895105460241&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4025372412020512163/posts/default/6957639895105460241'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4025372412020512163/posts/default/6957639895105460241'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://juhdep.blogspot.com/2009/02/chapitre-127.html' title='Chapitre 127'/><author><name>David</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04643646173907551371</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_Sp6u-j5gITU/SR2-tkv4w0I/AAAAAAAAAFI/_YrCVm7E0JY/S220/1-48.png'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4025372412020512163.post-8631256761340318667</id><published>2009-02-04T18:28:00.001+01:00</published><updated>2009-02-04T19:21:32.853+01:00</updated><title type='text'>Chapitre 126</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Colleen se promet, en quittant Léa, de ne pas trop s’arrêter en route pour dessiner, que ce soit quelqu’un qui lui aura tapé dans l’œil ou un bâtiment métamorphosé par le soleil couchant.  Elle ne veut pas être la dernière arrivée au concert. Ça la changerait, pour une fois.&lt;br /&gt;Elle marche vite en repensant à la discussion qu’elles viennent d’avoir. Ça lui a donné plein d'idées. Comme la fois où elle a vu ce film de capes et d’épées. Les semaines qui ont suivi, elle a passé son temps à dessiner des chemises à manches bouffantes, des chapeaux à plumes et des robes à volants. En plus...&lt;br /&gt;Oh le joli immeuble que voilà ! Il mériterait un croquis lui aussi ! Un instant... Elle ne le reconnaît pas cet immeuble. Ni cette rue d'ailleurs... Oh non, elle a réussi s'égarer ! Elle va manquer le début de la soirée !&lt;br /&gt;Tout de même, ce bâtiment est vraiment incroyable, la façon dont la lumière est captée par sa façade, la finesse des figures sculptées dans...&lt;br /&gt;Colleen secoue la tête en souriant. L'immeuble ne bougera pas. Enfin en principe. Il sera toujours là demain. Par contre le concert c’est ce soir et ce soir seulement.&lt;br /&gt;Elle se retourne, s'apprêtant à demander son chemin à la personne qui la suivait mais… personne. Ah ben ça…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Je suis distraite mais quand même, il me semblait bien qu'il y avait quelqu'un derrière moi…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle reprend sa marche.&lt;br /&gt;Imaginant déjà les magnifiques croquis qu'elle pourra faire la prochaine fois qu'elle passera dans le coin. Enfin si elle retrouve le chemin... Mais bien sûr qu'elle retrouvera le chemin ! Elle repense à ce que lui a dit Léa. Avoir confiance en soi...&lt;br /&gt;Elle continue d'avancer. Dans son dos des bruits de pas. Mais Colleen est trop distraite. Trop confiante. Elle n'entend pas...&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;S41 (Pourtant ils sont moins nombreux)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;a href="http://juhdep.blogspot.com/2009/02/chapitre-127.html"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Chapitre 127&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4025372412020512163-8631256761340318667?l=juhdep.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://juhdep.blogspot.com/feeds/8631256761340318667/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4025372412020512163&amp;postID=8631256761340318667&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4025372412020512163/posts/default/8631256761340318667'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4025372412020512163/posts/default/8631256761340318667'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://juhdep.blogspot.com/2009/02/chapitre-126.html' title='Chapitre 126'/><author><name>David</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04643646173907551371</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_Sp6u-j5gITU/SR2-tkv4w0I/AAAAAAAAAFI/_YrCVm7E0JY/S220/1-48.png'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4025372412020512163.post-5199778852918147093</id><published>2009-02-04T18:27:00.001+01:00</published><updated>2009-02-04T19:22:14.455+01:00</updated><title type='text'>Chapitre 125</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Pour faire une surprise à Léa, Colleen a imaginé ce que pourrait être la pochette de leur album si le groupe en sortait un un jour. Au dos, plutôt que des titres conventionnels, elle a préféré inscrire des choses du genre « la chanson où tu parles de… », « celle où tu racontes que…" » Léa ne donne jamais de titres à ses chansons.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- J'ai mis des titres en fonction de ce que Mo' m'a dit. Par exemple « celle où tu chantes dans aucune langue connue ». C'était juste pour remplir tu vois, surtout histoire de choisir une jolie police de caractères… Et en fait j'ai trouvé ça amusant comme principe alors j'ai laissé tel quel. D'ailleurs, ça commencerait par celle où tu chantes dans ta langue à toi. Mo' m'a dit que tu ne l'as chantée qu'une fois, enfin comme les autres… rajoute-telle en souriant. C'est vrai ? Ça parlait de quoi ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Léa lui rend son sourire. Elle a toujours adoré Colleen.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- C'est un bout de texte qui a l'air d'être écrit dans une langue toute nouvelle et peu à peu je remplace les mots de cette langue par des mots de la nôtre et on se rend compte que le texte parle de clarté, de dire ce qu'on a au fond de soi, parce qu’à tricher, à se travestir… on manque de belles choses et on ne se fait pas comprendre…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Léa fait un clin d’œil à la petite sœur de Mo’.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Mo’ m’a dit que ça lui faisait penser à Liz Frazer, la chanteuse des  Cocteau twins. Et que c’était vraiment rageant de pas comprendre vu que tes chansons ont toujours de chouettes textes.&lt;br /&gt;- Au moins la chanson a rempli un de ses objectifs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Léa rit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Pourtant, souvent, même en utilisant la même langue, les hommes n'arrivent déjà pas à se comprendre, alors est-ce que c’est vraiment important si on chante dans une autre langue ? Vraiment je me suis demandé…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle semble pensive.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Parfois j’ai l’impression qu’aucun mot ne peut exprimer assez fort ce que je ressens. Je suis peut-être pas faite pour écrire des textes.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;***&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Colleen reste silencieuse, pensive elle aussi, avant de se rappeler qu’elle a autre chose à montrer à Léa. Des ébauches de dessins pour la couverture de l’album.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- J’ai pensé à une rue, des immeubles et un beau ciel bleu mais si on l'incline, comme si on voulait voir ça du bas de la rue, les buildings assombrissent tout et la saleté de la rue saute aux yeux. Ça coûterait un peu cher mais on voit ça des fois pour des vignettes pour les enfants. Ou alors…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle tire un autre dessin de son sac.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Un mur d'annonces, certaines vraies d'ailleurs, mais parmi elles « troquerait ballon rond pour autre plus neuf » et où on voit la terre, usée par les hommes. Et d’autres paroles de tes chansons là. Et là. Et là aussi…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle se mord la lèvre inférieure, dans l’expectative.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- T’en penses quoi ?&lt;br /&gt;- J’en pense que tu as du talent, Colleen.&lt;br /&gt;- Oh non, moi je dessine juste, j'ai pas de super pouvoirs comme vous.&lt;br /&gt;- Oui, Mo’ m’a dit que tu n’arrêtais pas de dire ça.&lt;br /&gt;- Oh, je…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Colleen se mord la lèvre un peu plus fort.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Bien sûr que si tu as des pouvoirs. Et tu sais quoi, même si tu n’avais pas toutes ces chouettes idées ou si tu étais moins jolie, tu restes une fille adorable comme tout. Tu te crois juste moins bien parce que tu es timide. Et parce que tu penses que c’est plus important d’avoir un talent qui se remarque. Et aussi…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Colleen est suspendue aux lèvres de Léa.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- … tu n’as peut-être pas autant confiance en toi que tu devrais. Crois en ton potentiel et tout ira bien. Tu penses que nous on tenterait toutes ces choses si on doutait de les réussir ? C’est bête à dire mais… faut foncer ! Hmm, sauf si Rosie te dit que tu peux sauter d’un toit à l’autre les doigts dans le nez, là tu as le droit d’y réfléchir à deux fois quand même.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle lui fait un clin d’œil.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Bon, on file se prendre pour des rock stars le temps d’une soirée ? J’en connais au moins une à qui il doit tarder d’être sur scène. Pour mieux en sauter et atterrir dans le public en plus. Va comprendre !&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;S40 (C'était une sorte de guéguerre et les S ont gagné ?)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;a href="http://juhdep.blogspot.com/2009/02/chapitre-126.html"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Chapitre 126&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4025372412020512163-5199778852918147093?l=juhdep.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://juhdep.blogspot.com/feeds/5199778852918147093/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4025372412020512163&amp;postID=5199778852918147093&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4025372412020512163/posts/default/5199778852918147093'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4025372412020512163/posts/default/5199778852918147093'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://juhdep.blogspot.com/2009/02/chapitre-125.html' title='Chapitre 125'/><author><name>David</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04643646173907551371</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_Sp6u-j5gITU/SR2-tkv4w0I/AAAAAAAAAFI/_YrCVm7E0JY/S220/1-48.png'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4025372412020512163.post-6012005949782256843</id><published>2009-02-04T18:26:00.001+01:00</published><updated>2009-02-04T19:23:19.891+01:00</updated><title type='text'>Chapitre 124</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Autour d'elle les débris retombent. Boum. Sur son cœur aussi. Boum. Ils toquent comme à une porte. Boum. Pour qu'elle leur ouvre. Pour qu'il se remette à battre. Boum. Et il bat. Boum boum. Les battements deviennent ceux d’une batterie. Boum boum. Boum boum. Il n'est pas encore temps pour elle de rejoindre ces milliers d'yeux dans le ciel qui la fixent. Une tête fait son apparition. Une voix vient s’ajouter aux battements, quelqu’un chante. Elle n’arrive pas à dire quoi.&lt;br /&gt;- Je suis assez jolie pour mourir ? demande-t-elle à la tête penchée sur elle.&lt;br /&gt;- Tu es assez jolie pour faire mourir de regret ceux qui t'ont fait ça. Et tu ne veux tuer personne n'est-ce pas ?&lt;br /&gt;- Vous parlez comme dans un film…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une seconde tête apparaît. Deux bouches de filles, une bouche de métro et c'est tout de suite plus d'air à respirer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Où vous m'emmenez ?&lt;br /&gt;- Accroche-toi ! Il faut que tu vives ! On a besoin de toi ma petite fée.&lt;br /&gt;- Ma petite fée ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Léa se réveille. Elle regarde autour d’elle. L’église est calme, on entend à peine les bruits de la ville. Elle s’est endormie sur un sofa. À côté d’elle, la radio est allumée, avec le volume au minimum.&lt;br /&gt;La musique de son rêve vient de là.&lt;br /&gt;Ce rêve… ce n’est pas ce qui est arrivé. Pas vraiment.&lt;br /&gt;Bizarre comme ces derniers temps elle repense à tout ça, à tout ce qui s'est passé à cette époque-là. C'est sans doute parce qu'elle est enfin revenue sur les lieux de son enfance.&lt;br /&gt;Elle regarde ce qui l’entoure. Charlie parlait parfois de ses  yeux « comme importés ». De temps en temps il faisait celui qui essaye de deviner qui elle était vraiment. Parce qu’on ne la lui faisait pas à lui, il avait bien compris qu’elle n’avait que le corps d’une petite fille. Ses yeux l’avaient trahie ! Alors, fée ? Ange ? Visiteuse de l’espace peut-être…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Je suis une « petite cousine », elle finissait toujours par s’écrier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et lui répondait en riant:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ah oui, exactement !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle se redresse, avec la marque des coutures du sofa sur la joue. Elle songe  à tout ce qu’il reste à faire et au bonheur, ce gros feignant, qui ne viendra pas tout seul.&lt;br /&gt;Va falloir aller le chercher.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Café…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et elle se dirige vers la machine.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;S37 (Concentrons-nous, pourquoi est-ce qu'il n'y a plus qu'une lettre ?)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;a href="http://juhdep.blogspot.com/2009/02/chapitre-125.html"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Chapitre 125&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4025372412020512163-6012005949782256843?l=juhdep.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://juhdep.blogspot.com/feeds/6012005949782256843/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4025372412020512163&amp;postID=6012005949782256843&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4025372412020512163/posts/default/6012005949782256843'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4025372412020512163/posts/default/6012005949782256843'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://juhdep.blogspot.com/2009/02/chapitre-124.html' title='Chapitre 124'/><author><name>David</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04643646173907551371</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_Sp6u-j5gITU/SR2-tkv4w0I/AAAAAAAAAFI/_YrCVm7E0JY/S220/1-48.png'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4025372412020512163.post-1227925728521750563</id><published>2009-02-04T18:25:00.001+01:00</published><updated>2009-02-04T19:24:01.368+01:00</updated><title type='text'>Chapitre 123</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ça y est, c'est le grand soir.&lt;br /&gt;Rosie se tient près de la porte de l'église, qui est grande ouverte pour laisser entrer la foule.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- T’as pas vu Colleen ? demande-t-elle au petit neveu de Malik, qui arrive en trottinant.&lt;br /&gt;- Non mais Mo’ a dit qu’un jour faudrait qu’elle lui mette un piste-sœur pour toujours savoir où elle se trouve. Oh !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il vient de remarquer le plâtre de Rosie. Rose pâle. La jeune femme lève le bras, toute fière. Une seule inscription pour l'instant : « ça c'était une belle bagarre ! »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Les urgences devraient faire une carte de fidélité. C'est ce qu'on s'est dit avec Léa sur le retour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il hoche la tête tandis que Rosie tourne et retourne son bras plâtré.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- L'ennui c'est qu'on me le sort bientôt. C'est dommage parce qu'une fois qu'on s'est habitué au poids, c'est pratique pour filer des gnons.&lt;br /&gt;- Il est pas là ton copain à lunettes ? demande encore le petit neveu de Malik en le cherchant des yeux.&lt;br /&gt;- Non, il nous trouve bizarres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle rit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Et puis surtout, la dernière fois pour atteindre les toits je lui ai fait faire le « grand tour ».&lt;br /&gt;- Vous auriez pu prendre l'ascenseur, fait remarquer Malik, qui sort tout juste de l’église et adresse un sourire à son neveu.&lt;br /&gt;- Ça aurait été moins drôle. Et puis les passerelles c'est sport.&lt;br /&gt;- Il a dû se demander comment le vieux Max était arrivé là.&lt;br /&gt;- Oui, à mon avis c'est à ce moment là qu'il a deviné pour l'ascenseur.&lt;br /&gt;- Max aurait pu venir en hélico.&lt;br /&gt;- Oui, ou avec des ballons gonflés à l'hydrogène ou une petite casquette à hélice ou...&lt;br /&gt;- Et dire qu’il y en a qui ont besoin de drogue…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pendant qu'ils parlent, les gens continuent d'arriver.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Au fait, j'y pense, Max il est pas un peu vieux pour bosser encore dans le métro ?&lt;br /&gt;- Si, mais il dit qu'il aime ça voir des gens.&lt;br /&gt;- Personne lui dit rien ?&lt;br /&gt;- Il bosse pour pas un rond. Si t'étais un patron et qu'un ouvrier travaille pour rien, tu râlerais toi ?&lt;br /&gt;- Faut que j'en profite tant que j'ai la santé, intervient l'intéressé, qui sort justement à cet instant précis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il tient une cigarette dans une main, un briquet dans l'autre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Désolé, sale habitude.&lt;br /&gt;- Voui, à se demander comment t'es encore là.&lt;br /&gt;- Je vous ai pas raconté ?&lt;br /&gt;- Ah non, pas l'histoire des cœurs ! s'écrient-ils… en chœur.&lt;br /&gt;- Pff.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et en souriant il allume sa cigarette.&lt;br /&gt;Cette histoire de cœurs c'est un peu aussi celle de leur rencontre, aux filles et à lui. Ils ont sympathisé dans le métro Léa et lui, ça vous le savez déjà. Et puis un soir, à force de l’entendre parler musique, il a fini par venir les voir jouer. En tant que musicien ça le démangeait. À la fin du concert, il a eu cette drôle l'impression, comme si les spectateurs étaient partis en laissant derrière eux leurs cœurs transis d'amour. Pour les filles, pour leurs chansons. Et bon, en tant que balayeur, son réflexe a été de tout récupérer à la fin. Et voilà pourquoi, fort de tous ces cœurs tout neufs, il a désormais une santé de fer.&lt;br /&gt;Cela dit, il lui arrive aussi de se servir de son âge dans l’autre sens et de prétexter souffrir d'arthrite pour n'avoir à danser que les slows. C'est un rusé le vieux Max.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Dès l'enfance, l'âge commence à nous poursuivre de ses assauts et à la fin, on se réfugie dans des maisons de retraite pour soutenir le siège et rejouer Fort Alamo. Pas de ça pour moi !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils continuent de papoter le temps qu’il termine sa cigarette. La soirée promet d'être longue. Il en fumera encore bien d’autres d’ici à ce que l’église se vide.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Bon, je vais aller surveiller le punch. Si on me retrouve assommé, c'est qu'il aura essayé de s'enfuir et qu'il aura eu le dessus.&lt;br /&gt;- Donc si on n'en retrouve pas une goutte, ce sera normal ?&lt;br /&gt;- Oui, vu qu'il se sera enfui…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il écrase son mégot avant de se diriger vers la porte, sourire aux lèvres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Vous en faites pas, je pourrai toujours tenir mes baguettes.&lt;br /&gt;- Vaudrait mieux !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il disparait dans l'église.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- De toute façon, je sers pas d'alcool aux moins de soixante ans. C'est pas légal !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Malik et Rosie continuent de scruter la rue en espérant voir surgir Colleen, Mo’ ou Léa.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;S39 (Tout ce... Hmm ? Ah oui, c'est vrai que ce récit pourrait avoir des effets terribles si on ne décrypte pas son secret à temps... dans le doute...)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;a href="http://juhdep.blogspot.com/2009/02/chapitre-124.html"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Chapitre 124&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4025372412020512163-1227925728521750563?l=juhdep.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://juhdep.blogspot.com/feeds/1227925728521750563/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4025372412020512163&amp;postID=1227925728521750563&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4025372412020512163/posts/default/1227925728521750563'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4025372412020512163/posts/default/1227925728521750563'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://juhdep.blogspot.com/2009/02/chapitre-123.html' title='Chapitre 123'/><author><name>David</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04643646173907551371</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_Sp6u-j5gITU/SR2-tkv4w0I/AAAAAAAAAFI/_YrCVm7E0JY/S220/1-48.png'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4025372412020512163.post-5160423657189059514</id><published>2009-02-04T18:24:00.001+01:00</published><updated>2009-02-04T19:24:40.547+01:00</updated><title type='text'>Chapitre 122</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Mo' se prépare à fermer le magasin. Rockus pocus c'est ce soir. Ne reste qu'un gamin avec un casque audio sur chaque oreille. Il lui adresse un large sourire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ben quoi, on a deux oreilles non ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est le petit neveu de Malik, un ange lui aussi, un de ses amis.&lt;br /&gt;Mo' prend conscience du nombre de rayons de disques du magasin. On n'imagine pas la quantité d'artistes à côté desquels on passe. Et encore là il n'y a que ceux qui ont été jusqu'à passer en studio. Mais les autres ? Ceux qui ne veulent pas ou ne peuvent pas, ou à qui on ne fait aucune pub ? Ou qui ne chantent pas dans une langue un minimum connue ? Et internet… Un instant l'immensité de tout ce qu'il y a à découvrir la fait vaciller. Merci d’être là le comptoir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Son sourire descend d'un cran mais personne ne peut le remarquer. Ouf. Elle jette un œil au petit panonceau derrière elle. « Keep smiling »&lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(0, 0, 0);"&gt;*&lt;/span&gt;. Elle plonge la main dans son mini sac à dos et en tire la pochette que Colleen a dessinée en pensant à Léa.&lt;br /&gt;Colleen vous la connaissez déjà, c'est la petite sœur de Mo'. Encore un domaine où elle est à la traîne. Elle aurait pu naître la première mais non, trop timide, elle a laissé passer Mo' d'abord. D'ailleurs le fait qu'elle soit toujours la dernière lui a valu le surnom de « Cetera ». Vous savez, comme dans l'expression « et cetera ». Parce qu'elle est toujours à la traîne justement. Parce qu'il y a toutes ces idées de dessins dans sa tête qui l'alourdissent, parce qu'un grand cœur ça pèse, parce qu'elle n'est pas aussi sportive que les « autres », peut-être aussi un peu parce qu'elle est trop discrète et trop complexe pour qu'on arrive à la décrire. Alors pour ne pas se tromper on se contente d'ajouter « etc… »&lt;br /&gt;Mais ça ne la gêne pas tout ça  Colleen. Comme elle dit à Léa quand elle lui raconte ses petits tracas, elle préfère encore se tenir à bonne distance des gens. Elle a l'impression qu'une fois qu’ils la connaissent mieux, la magie retombe et qu'ils l'aiment moins… Alors elle préfère se faire discrète pour qu'on pense qu'elle vaut la peine d'être connue. Léa lui répond invariablement que c'est une question de confiance en elle et de joie de vivre tout ça, qu'elle trouve pour sa part qu'elle est aussi géniale en vrai qu'à travers ses dessins pleins de lumière, quand elle ose enfin se lâcher un peu.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;***&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Mo' range la pochette en souriant et regarde le petit, qui a reposé les écouteurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- On est partis bonhomme ?&lt;br /&gt;- Oui tante Mo' !&lt;br /&gt;- Raah l'autre, comment il me met un coup de vieux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’enfant se met à rire.&lt;br /&gt;Ils sortent et elle referme la porte à clefs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ben… y a pas de système antivol ?&lt;br /&gt;- Si, y a moi. Chuis tellement adorable que personne ose rien voler.&lt;br /&gt;- Oui mais la nuit t'es pas là.&lt;br /&gt;- Sisi, regarde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il ne l'avait pas vue parce que la porte était déjà ouverte quand il est entré mais effectivement, il y a une photo de Mo' scotchée dessus. Où elle a ce regard implorant. Et en dessous est écrit « s'il vous plaît, cambriolez pas ce magasin, j'ai pas envie de perdre mon emploiiiii. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Idée de Léa.&lt;br /&gt;- Qui ça ?&lt;br /&gt;- Phe'.&lt;br /&gt;- Oh.&lt;br /&gt;- Arf, mince, les CD pour les entractes !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mo’ se tape le front de la main.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Bon, file leur dire que j’arrive. J’en ai pas pour longtemps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le petit s’éloigne en quatrième vitesse tandis que Mo’ cherche la clef du magasin dans son sac en souriant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De l’autre côté de la rue, dissimulée dans l’ombre, une silhouette observe la scène.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(0, 0, 0);"&gt;*&lt;/span&gt; Gardez le sourire.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;S38 (Toute cette intelligence qui aurait pu être tellement mieux employée)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;a href="http://juhdep.blogspot.com/2009/02/chapitre-123.html"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Chapitre 123&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4025372412020512163-5160423657189059514?l=juhdep.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://juhdep.blogspot.com/feeds/5160423657189059514/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4025372412020512163&amp;postID=5160423657189059514&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4025372412020512163/posts/default/5160423657189059514'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4025372412020512163/posts/default/5160423657189059514'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://juhdep.blogspot.com/2009/02/chapitre-122.html' title='Chapitre 122'/><author><name>David</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04643646173907551371</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_Sp6u-j5gITU/SR2-tkv4w0I/AAAAAAAAAFI/_YrCVm7E0JY/S220/1-48.png'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4025372412020512163.post-7427941640189805453</id><published>2009-02-04T18:23:00.001+01:00</published><updated>2009-02-04T19:26:06.057+01:00</updated><title type='text'>Chapitre 121</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Elle repose le combiné du téléphone. Les larmes coulent sur ses joues. Pourtant elle sourit.&lt;br /&gt;Il faut qu’elle s’assoie. Toute cette peine qu’elle a mis si longtemps à étouffer... Cette joie qu'elle croyait enfuie à jamais... elle ne pensait pas... elle n’imaginait pas cela possible. Et pourtant c’est bien elle. Elle est vivante. Elle est revenue. Elle a remué ciel et terre pour la retrouver malgré la distance qu’elle avait mise entre elle et... tout ça... Léa.&lt;br /&gt;Elle ferme les yeux. Les images se bousculent dans sa tête. Petite Léa... elle se souvient… leur première rencontre…&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;***&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- Léa, je te présente Lily. Lily, Léa.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Charlie était aux anges ce jour-là. Elle ne l’avait jamais vu si enthousiaste, ça faisait si longtemps qu’il souhaitait les présenter l’une à l’autre.&lt;br /&gt;- Coucou Lily !&lt;br /&gt;- Bonjour Léa.&lt;br /&gt;- T'es l'amoureuse de Charlie ? Charlie il dit que oui mais c'est pour être sûre que t'es au courant aussi.&lt;br /&gt;- On est complices.&lt;br /&gt;- Oh ! Vous faites des carambolages ensemble ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Charlie avait éclaté de rire et Léa l'avait imité. Elle n'avait sans doute pas compris ce que sa question avait de si drôle, mais son système immunitaire était particulièrement défaillant en ce qui concernait la bonne humeur. Il laissait tout passer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Qu'est-ce que tu dirais si on te kidnappait le temps d'aller faire un tour dans le parc ?&lt;br /&gt;- Y aura des terreurs d'élite sur les toits pis un monsieur qui parle dans un cornet de glace géant parce qu'il veut qu'on me libère ? Comme dans les films ? Et pis aussi des…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Léa s’était interrompue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- En fait ça va pas être possible... Nounou elle a dit que j’étais interdite de kidnapping... Je voudrais pas lui faire de la peine…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Puis elle avait les yeux vers eux, une lueur d’espoir dans le regard.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Peut-être qu’on peut le faire pour du semblant ? Marcus il pourrait venir avec nous dites ? Il aime bien aller au parc. Il pourrait quand même essayer de me libérer, même si vous m'avez pas kidnappée pour de vrai. Faudra juste pas réclamer des bonbons en échange de moi. Parce que là je sais pas s'il voudra encore me sauver…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle avait pouffé jusqu'à ce qu'ils quittent l'appartement.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;***&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Quelle petite fille incroyable… Qu’a-t-elle bien pu devenir ? Elle n’a pas vraiment eu le temps de lui demander au téléphone. Elle n’a pas vraiment parlé d’ailleurs. Les mots ne voulaient pas sortir… elle va la revoir !&lt;br /&gt;Est-ce qu’elle saura la reconnaître ? Elle a dû changer... C’est une adulte à présent. Et tout ce qu’elle a vécu… Pauvre petite, elle qui avait une telle joie de vivre... Pourvu qu’elle ne l’ait pas perdue… Bien sûr qu’elle ne l’a pas perdue ! Elle n’avait pas l’air morose tout à l’heure. Bien au contraire. Elle aurait fait danser des cailloux…&lt;br /&gt;Lily sourit. C’était l’expression qu’employait Charlie dans le temps pour parler de Léa…&lt;br /&gt;Comme il lui tarde de la revoir.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;S36 (Tout ce merveilleux potentiel gâché dans une quête sans queue ni tête)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;a href="http://juhdep.blogspot.com/2009/02/chapitre-122.html"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Chapitre 122&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4025372412020512163-7427941640189805453?l=juhdep.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://juhdep.blogspot.com/feeds/7427941640189805453/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4025372412020512163&amp;postID=7427941640189805453&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4025372412020512163/posts/default/7427941640189805453'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4025372412020512163/posts/default/7427941640189805453'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://juhdep.blogspot.com/2009/02/chapitre-121.html' title='Chapitre 121'/><author><name>David</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04643646173907551371</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_Sp6u-j5gITU/SR2-tkv4w0I/AAAAAAAAAFI/_YrCVm7E0JY/S220/1-48.png'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4025372412020512163.post-3882429952472378319</id><published>2009-02-04T18:22:00.001+01:00</published><updated>2009-02-04T19:26:45.632+01:00</updated><title type='text'>Chapitre 120</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Les pieds dans le vide, Léa regarde la ville qui s’illumine tout doucement sous ses yeux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Cher monsieur doux dingue », écrit-elle sur son brouillon, « en regardant les fenêtres des immeubles qui s’éclairent comme tombe la nuit, je comprends enfin pourquoi nos sociétés enferment les illuminés dans des lieux particuliers. C’est pour qu’ils n'empêchent pas les autres de dormir ! Pourtant, je suis d’accord avec vous : mieux vaut encore passer pour un illuminé plutôt que demeurer éteint.&lt;br /&gt;Je suis heureuse que vous ayez répondu si gentiment à ma première lettre. Je pressentais que nous nous entendrions bien. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle s’interrompt pour observer un pigeon qui s’est perché à côté d’elle et la regarde fixement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Un paquet de graines pour chanter à ma place ce soir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’oiseau s’envole bruyamment.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Lâcheur !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle se replonge dans l’écriture de sa lettre.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;S33 (Ça voudrait dire qu'on a utilisé nos neurones pour rien...)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;a href="http://juhdep.blogspot.com/2009/02/chapitre-121.html"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Chapitre 121&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4025372412020512163-3882429952472378319?l=juhdep.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://juhdep.blogspot.com/feeds/3882429952472378319/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4025372412020512163&amp;postID=3882429952472378319&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4025372412020512163/posts/default/3882429952472378319'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4025372412020512163/posts/default/3882429952472378319'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://juhdep.blogspot.com/2009/02/chapitre-120.html' title='Chapitre 120'/><author><name>David</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04643646173907551371</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_Sp6u-j5gITU/SR2-tkv4w0I/AAAAAAAAAFI/_YrCVm7E0JY/S220/1-48.png'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4025372412020512163.post-1329043915915698459</id><published>2009-02-04T18:21:00.001+01:00</published><updated>2009-02-04T19:27:25.782+01:00</updated><title type='text'>Chapitre 119</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Les boules de papier se sont multipliées sur le sol déjà encombré du petit appartement. Décidément ce n’est pas ici qu’il trouvera l’inspiration. Même ses voisins ne l’aident pas. Pas un bruit dans tout l’immeuble. C’est bien la première fois.&lt;br /&gt;Peut-être que dehors... Marcus enfile un vieux blouson et se dirige vers la porte. Un dernier coup d’œil à la pièce, il aperçoit quelques cheveux dépassant de la couette. « Bah, elle est assez grande, elle retrouvera bien son chemin toute seule ! ». Il claque la porte et descend les escaliers qui le séparent de la rue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une fois dehors, il se dit qu’il aurait sans doute dû prendre une écharpe et des gants… Remonter à l’appartement ? Hors de question, il l’a sans doute réveillée en sortant et il n’a aucune envie de l’affronter. Supporter une crise de larmes ou se prendre une gifle parce qu’il n’a pas de cœur ? Il n’a pas besoin qu’on le lui rappelle, et surtout pas en ce moment !&lt;br /&gt;Tant pis, il trouvera bien un endroit où se réchauffer un peu.&lt;br /&gt;Il traverse quelques rues, quelques boulevards, se perd volontairement dans les dédales de la ville mais rien, l’inspiration n’est toujours pas au rendez-vous. Et chaque minute le rapproche du concert…&lt;br /&gt;Tiens, il y a un bar ici ? Voilà l’endroit idéal pour se réchauffer un peu. Et puis écouter les clients lui donnera peut-être quelques idées. Il entre.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;***&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;L’endroit est plutôt vieillot, et tellement discret que peu de gens doivent le connaître. Des affiches usées de lieux exotiques tapissent les murs. Sans doute pour cacher l’état encore plus abîmé de ceux-ci. Au moins la barmaid est plutôt pas mal, c’est toujours ça. Avec un peu de chance, il la fera voyager ce soir…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme il s’y attendait, on ne se bouscule pas dans ce bar. Un ou deux habitués se tiennent au comptoir. Ou plutôt c’est le comptoir qui les tient. Au fond de la salle, on peut apercevoir quelques têtes dépassant d’une banquette, à première vue uniquement des hommes. Ils semblent assez agités et parlent à voix basse. Marcus choisit de s’installer sur la banquette voisine. Peut-être trouvera-t-il quelque chose d’intéressant à réutiliser dans ce qu'ils disent.&lt;br /&gt;Il ne comprend pas tout, à cause du bruit de la radio. Il lance un regard à la serveuse mais elle est trop occupée à se dandiner sur la musique pour s’en apercevoir. Tant pis, il fera avec le peu qu’il parvient à entendre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- C’est ce jour là qu’il faut agir, elles ne seront pas ensemble en début de soirée !&lt;br /&gt;- La gamine passera par le quartier ouest. Tarte comme elle est, elle va se perdre en voulant voir de plus près certains immeubles ou un oiseau qui passe. Il suffira de la suivre et d'attendre qu'elle soit isolée, ce sera la plus facile !&lt;br /&gt;- Et les trois autres ?&lt;br /&gt;- Celle qui se prend pour Mozart devrait quitter son taf vers 19h. C’est toi qui t’en chargeras.&lt;br /&gt;- Et comment j’la reconnais ?&lt;br /&gt;- C’est elle qui ferme la boutique, elle aura sans doute les bras chargés et la ruelle est plutôt sombre, ce sera le moment idéal !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Visiblement ces types sont en train de monter un sale coup. Pas de quoi composer une chanson, mais au moins il peut satisfaire sa curiosité, ça ne coûte rien. Marcus continue donc d'écouter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Pour la black j’ai pas assez d’info, et puis elle est quand même costaud l'air de rien, on verra plus tard pour elle.&lt;br /&gt;- Et l'objectif principal ?&lt;br /&gt;- Celle là…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sa voix trahit la colère.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Celle-là elle ne quittera certainement pas son refuge de la journée, mais avec la foule qu’il y aura le soir on passera incognito. Et je suis certain qu’elle ne pourra pas s’empêcher de monter sur la scène, une cible idéale ! J’en fais mon affaire !&lt;br /&gt;- Tu veux dire que tu comptes faire ça... dans cet endroit ?&lt;br /&gt;- Quoi, tu t’imagines que c’est quelques croix qui vont m’en empêcher ? Tu me prends pour un enfant d’cœur ou quoi ?! D’ici la semaine prochaine, c’en sera fini, bye-bye les emmerdeuses, on va remettre les « anges » à la place qu’ils n’auraient jamais dû quitter.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;***&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Des anges ? Des croix ? Une église ! Les filles !! Marcus blanchit tout à coup. Léa ! Ces types veulent tuer Léa ! Et lui qui n’a pas encore eu le temps de lui parler, de lui dire tout ce qu’il avait sur le cœur, de s’excuser pour enfin soulager sa conscience... Il se redresse, se dirige vers le bar comme s’il n’avait rien entendu, paye son verre et se dirige à pas lents vers la sortie tandis que son cœur s’emballe.&lt;br /&gt;Il faut faire quelque chose, sans quoi Léa va disparaître pour de bon cette fois ! Il ne veut pas revivre toutes ces années de culpabilité, pas après avoir ressenti ce soulagement en apprenant qu’elle était vivante !&lt;br /&gt;Il s’assied sur le bord d’un trottoir, à quelques rues de là. Il a du mal à respirer. Ses pensées défilent tellement vite qu’il ne sent même plus le froid lui mordiller les joues. Intervenir, il doit intervenir ! Mais comment... Il ne peut pas en parler aux filles, hors de question, ça voudrait dire les affronter. Et puis elles ne le croiront jamais, penseront qu’il a tout inventé pour se faire remarquer, une fois de plus... Il lui faut un plan, et il lui faut vite ! La police ? Et quoi ? Il n’a aucune preuve, il ne saurait même pas décrire les hommes qui étaient au bar, personne ne le prendra au sérieux... À moins que... Ce vieux flic peut-être, celui qu’ils avaient croisé une fois dans ce petit parc, quand la statue avait disparu...&lt;br /&gt;Comment s’appelait-il déjà ?! Peu importe, il se souvient à peu près de son physique, il se renseignera au commissariat. Le commissariat... Où est-ce qu’il se trouve déjà ? C'est que ce n'est pas trop dans ses habitudes d’y mettre les pieds…&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;S35 (Ou alors tout ça n'est définitivement absolument pas logique et c'est rien que des pions tirés au hasard dans un sac...)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;a href="http://juhdep.blogspot.com/2009/02/chapitre-120.html"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Chapitre 120&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4025372412020512163-1329043915915698459?l=juhdep.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://juhdep.blogspot.com/feeds/1329043915915698459/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4025372412020512163&amp;postID=1329043915915698459&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4025372412020512163/posts/default/1329043915915698459'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4025372412020512163/posts/default/1329043915915698459'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://juhdep.blogspot.com/2009/02/chapitre-119.html' title='Chapitre 119'/><author><name>David</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04643646173907551371</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_Sp6u-j5gITU/SR2-tkv4w0I/AAAAAAAAAFI/_YrCVm7E0JY/S220/1-48.png'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4025372412020512163.post-1190086027947700023</id><published>2009-02-04T18:20:00.001+01:00</published><updated>2009-02-04T19:28:21.911+01:00</updated><title type='text'>Chapitre 118</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ils marchent côtes à côtes, enfin côtes à jambes. Léa observe avec un mélange d'amusement et d'affection ce petit garçon qui joue les durs. Il ronchonne depuis qu'ils ont quitté l'église, juste après sa leçon de batterie avec le vieux Max. Il a enfin daigné leur dire où il habitait, même si un peu à contre cœur. Pourtant c'est juste pour donner le change qu’il bougonne. Il n'est pas vraiment en colère. Il a appris des tas de choses avec les filles et le vieux Max. Et, même s'il ne l'avouera pas avant au moins un ou deux mois, il a réalisé que partir de chez lui n'était pas une solution. Sa mère doit s'inquiéter...&lt;br /&gt;Son visage trahit sans doute ses pensées parce que la fille qui l'accompagne le regarde d'une drôle de façon. Mais il n'a pas le temps de vérifier son hypothèse, quelqu'un l'interpelle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Tu te décides enfin à rentrer, mauvaise graine. Ta mère se faisait un sang d'encre. Elle est partie à ta recherche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La femme qui vient de parler est accoudée à sa fenêtre, au rez de chaussée d'un immeuble décrépi. Elle regarde Léa d'un air suspicieux puis enchaîne sans leur laisser le temps de répondre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Pas la peine de monter. Y a personne chez toi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Du doigt elle lui indique le bout de la rue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Première à droite. Deux blocs, à gauche. Le second immeuble dans la rue, celui avec la porte bleue. Enfin ce qu'il reste de la porte. Faut monter tout en haut.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Léa remercie la femme de la tête et ils se remettent en marche.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;***&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Cet immeuble là ne vaut pas mieux que le précédent et l'ascenseur n'a pas dû transporter de passagers depuis des décennies.&lt;br /&gt;Au dernier étage, la porte n'est pas fermée.&lt;br /&gt;De l'intérieur, des voix leur parviennent. Un homme, une femme. Ils se rapprochent on dirait. Quelque part, plus loin dans l'appartement, on peut entendre le rire de plusieurs enfants.&lt;br /&gt;Une grosse bonne femme noire fait son apparition dans le vestibule. Ses yeux s'arrondissent de surprise en voyant Léa et le garçon. Elle se précipite vers eux en gloussant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Monsieur Ewol je le sawais que t'étais un gwand sowcier ! Tu as wamené mon Akube !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Derrière elle, un haïtien dans la trentaine, aux épaules tombantes et aux yeux cernés,  vient de pénétrer dans l'entrée de l'appartement à son tour. Sa surprise ne semble pas moins grande que celle de la femme. Cette dernière inspecte son enfant sous toutes les coutures, le tâtant ici et là, comme pour vérifier qu'on ne lui en a pas volé un bout.&lt;br /&gt;Le jeune garçon semble énormément gêné. Et en colère. Pourtant il ne dit rien. Il se contente d'esquiver au mieux les papouillages maternels.&lt;br /&gt;L'homme s'est approché et fixe Léa étrangement. Cette jeune femme lui rappelle quelqu'un...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Gaffe, il va essayer de te baratiner avec sa pseudo magie à deux sous.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Léa se retourne pour voir Rosie grimper la dernière marche de l'escalier, à peine essoufflée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Allez viens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rosie tire son amie par le bras tout en faisant une grimace à la grosse bonne femme, qui semble apparemment outrée qu'on puisse parler comme ça de « monsieur Ewol ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- À bientôt, dit Léa en faisant un clin d'œil au petit garçon, avant de se laisser entraîner par  son amie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rosie a sans doute raison, pourtant… Léa a le sentiment que cet homme ne lui est pas complètement étranger…&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;***&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Les deux jeunes femmes redescendent les escaliers en se frayant un chemin entre les vélos, les paires de chaussures, les meubles et les caddies de supermarché.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Soyez prudentes ! Un grand danger vous guette ! Leur crie « Ewol » en se penchant par dessus la rambarde.&lt;br /&gt;- Faut faiwe confiance à monsieur Ewol, il sait ce qu'il dit monsieur Ewol ! Rajoute la mère du petit garçon noir de sa voix puissante.&lt;br /&gt;- Pff, renifle Rosie, moqueuse. Tout ça pour ne pas perdre la face devant sa « cliente »...&lt;br /&gt;- Ou alors il a deviné en te voyant que tu es du genre à te fourrer dans les ennuis jusqu'aux couettes. Auquel cas son conseil est tout à fait justifié.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Léa adresse un clin d'œil complice à son amie et toutes les deux poursuivent leur descente après que Léa ait adressé un remerciement de la main à « Ewol ».&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;S18 (Peut-être une question d'approvisionnement)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;a href="http://juhdep.blogspot.com/2009/02/chapitre-119.html"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Chapitre 119&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4025372412020512163-1190086027947700023?l=juhdep.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://juhdep.blogspot.com/feeds/1190086027947700023/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4025372412020512163&amp;postID=1190086027947700023&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4025372412020512163/posts/default/1190086027947700023'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4025372412020512163/posts/default/1190086027947700023'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://juhdep.blogspot.com/2009/02/chapitre-118.html' title='Chapitre 118'/><author><name>David</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04643646173907551371</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_Sp6u-j5gITU/SR2-tkv4w0I/AAAAAAAAAFI/_YrCVm7E0JY/S220/1-48.png'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4025372412020512163.post-7799892725540828694</id><published>2009-02-04T18:19:00.001+01:00</published><updated>2009-02-04T19:29:09.287+01:00</updated><title type='text'>Chapitre 117</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Marcus, en voilà un qui est bien seul en revanche. Enfin non, il a fait sa vie. Il voit toujours ses parents, de temps à autre, il a son groupe, ses potes, il est rarement longtemps sans petite amie, les murs de son appart sont assez fins pour qu'il sache tout ce que font ses voisins. Mais pourtant il se sent seul.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ça a été un choc pour lui d'apprendre que Léa n'était pas morte. Toutes ces années à repenser à ce réchaud allumé… et ensuite tout ce temps pour oublier. Et maintenant voilà que tout lui revient d'un coup. Comme s'il avait besoin de ça !&lt;br /&gt;Il se souvient la fois où elle avait voulu donner des dessins au fax de son papa pour le consoler d’envoyer que des trucs tristes le reste du temps. Il lui avait dit qu'il n’était pas sûr que ce soit une bonne idée, même s'il pensait le contraire. C'est que son père avait promis de lui acheter un nouveau ballon s'il était sage, alors il ne voulait pas prendre le risque de le contrarier.&lt;br /&gt;Qu'est-ce qu'elle est devenue ? Non, question bête, il sait ce qu'elle est devenue. Elle a même essayé de le joindre dès son retour. Et lui il n’a pas répondu. Peur de quoi ? De devoir lui avouer que tout ça c'était sa faute ? Que du chevalier il n’avait que le costume cette nuit-là ? Qu'à l'époque déjà, et alors qu'il était bien dodu, il avait peur qu'elle lui fasse de l'ombre ? Ce n'est pas vrai d'ailleurs, c'était la seule fille qu'il aimait bien. Et il sent que ça revient là…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est devenu mince et plutôt beau garçon. Il est toujours aussi prétentieux, mais ça ça se cache. La plupart du temps ça passe pour de l’assurance. C’est sans doute en partie pour ça que les filles et lui ne se sont plus vues. Il n'y avait plus Léa pour faire tampon et comme Rosie a commencé à parler et à le chambrer elle aussi…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il a entendu dire qu'elles joueraient à l'occasion d'une sorte de scène ouverte. L'occasion d'une revanche. L'occasion… de la revoir.&lt;br /&gt;Il regarde sa chambre. Il pourrait écrire sur ça. Il a déjà le titre : un miracle ordinaire…&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;***&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il y a comme un changement dans l’air. Pourtant ça sent toujours la pizza froide, c’est autre chose. Un changement dans la lumière plutôt ? Oui, voilà, un peu d'or chercheur d'hommes pour changer, un mince rayon de soleil qui perce l’obscurité sans un cri. Les particules de poussière dorées sont surprises en pleine danse. Quand elles retomberont, quand elles toucheront terre, elles mourront, deviendront grises et ternes. Peut-être est-ce ce que ressentent les danseurs… Marcus fixe les particules en suspension. Ce temps-là est encore loin. Pour l’instant des nébuleuses palpitent, des galaxies se font et se défont au rythme d’une musique qu’elles sont seules à entendre. C’est tout un univers qui s’agite dans la lumière et les notes. L’espace n’est que silence, là-bas loin au dessus du sol. C’est une juste revanche finalement.&lt;br /&gt;Quel chemin parcouru par la lumière pour en arriver là. Ces millions de kilomètres, quand on y pense... Mais on n’y pense pas. On n’y pense plus. Et Marcus comme les autres. Enfin sauf maintenant. Comme il est passé à côté de Léa, d'une opportunité, de la vie. Il s'est exclu tout seul finalement mais pourtant c'est à elles qu'il en veut. C'est compliqué les humains…&lt;br /&gt;Si nombreux, si serrés, si mouvants, si difficiles parfois à distinguer les uns des autres. Et ça ne va pas en s’arrangeant.&lt;br /&gt;Certains endroits semblent déjà prêts pour un futur où les riches ne se déplaceront plus qu’en véhicule volant. Ils ne verront plus le monde que d’en haut. Seulement ce qui brille. Noires de crasses les rues, étroites, mal famées.&lt;br /&gt;Alors si la lumière n’atteint plus toujours le sol, ce n’est pas bien grave n’est-ce pas ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Tant mieux ! A nous de briller plus ! Pas question de s'éteindre.» S'éteindre… mourir ?&lt;br /&gt;Qui a dit ça ? Marcus tourne la tête mais l’appartement est vide.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;***&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Non, personne n’a vraiment parlé. C’est un songe égaré, un petit dernier en retard. Non, même pas un songe. Des bribes de souvenirs avant l’éveil complet et qui s’extirpent de l’inconscient juste avant la fermeture des portes, attirées par la douceur de l’oreiller.&lt;br /&gt;Non, les draps et l'oreiller ne sont plus ni doux ni  nets. Il va falloir se résoudre à les laver d’ailleurs.&lt;br /&gt;Ce n’était pas un rêve alors c’était qui ? Il n’est pas en train de rêver… Où a-t-il entendu ça ? Et quand ? Dans quelle rue ? Trop serrés les passants. Marcus n'a pas pu voir. Trop mouvants. Si vite enfuie. Et pourtant… pourtant il sait… Il a reconnu le rire de Rosie alors il sait qui était avec elle…&lt;br /&gt;S'il allait la trouver, s'il s'excusait… il faudrait qu'elle soit seule, pas avec ses deux copines… Il lui dirait qu'elle est quelqu'un de bien. Elle répondrait quoi ? Sans doute qu'elle n'a pas de mérite, parce qu'elle vit avec des gens géniaux à l'intérieur. Nounou, Charlie, comment s'appelait la copine de Charlie déjà… ça ne lui revient pas.&lt;br /&gt;Il s'assoit sur le rebord du lit. Il tourne la tête, il vient d'apercevoir un bout d'épaule qui dépasse des draps. Elle non plus son nom ne lui revient pas. Il passe la main dans ses cheveux en bataille, saisit un bout de papier froissé par terre à côté du lit, le pose sur son genou droit, attrape un crayon à papier qui traînait et griffonne quelques mots :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Je l'ai invitée à dîner&lt;br /&gt;Mais y avait rien à manger&lt;br /&gt;Alors on s'est entredévorés&lt;br /&gt;Quel stratège je fais »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il roule le papier en boule, l'envoie dans un coin. Faudra qu'il trouve mieux pour battre les filles… cette histoire de miracle ordinaire et de lumière peut-être…&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;S34 (Ah tiens, il n'y a plus qu'une lettre, terminés les J)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;a href="http://juhdep.blogspot.com/2009/02/chapitre-118.html"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Chapitre 118&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4025372412020512163-7799892725540828694?l=juhdep.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://juhdep.blogspot.com/feeds/7799892725540828694/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4025372412020512163&amp;postID=7799892725540828694&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4025372412020512163/posts/default/7799892725540828694'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4025372412020512163/posts/default/7799892725540828694'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://juhdep.blogspot.com/2009/02/chapitre-117.html' title='Chapitre 117'/><author><name>David</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04643646173907551371</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_Sp6u-j5gITU/SR2-tkv4w0I/AAAAAAAAAFI/_YrCVm7E0JY/S220/1-48.png'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4025372412020512163.post-3775749889572134804</id><published>2009-02-04T18:18:00.001+01:00</published><updated>2009-02-04T19:29:49.835+01:00</updated><title type='text'>Chapitre 116</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- Qu’est-ce que tu fais ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mo’ se penche par-dessus l’épaule de Léa, assise en tailleur sur un banc public. Son amie semble chercher l’inspiration, un stylo et un bloc de papier sur les genoux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Tu te souviens quand on était petites et que la statue du bonze avait disparu du parc ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mo’ hausse un sourcil.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Vaguement oui.&lt;br /&gt;- À l’époque Charlie avait été voir un bonhomme un peu farfelu qui vivait là et disait avoir vu tout ce qui s’était passé.&lt;br /&gt;- Oui, je me souviens de ça en effet.&lt;br /&gt;- Eh bien ils s’étaient promis de rester en contact. À la mort de Charlie, il a continué d'écrire à Lily.&lt;br /&gt;- Tu as repris contact avec Lily ?&lt;br /&gt;- Oui.&lt;br /&gt;- Elle va comment ?&lt;br /&gt;- Ça a l’air d’aller à peu près. Et pour ça il faut que je remercie cet homme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Léa désigne la feuille de papier où elle a commencé à écrire quelques mots.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Je pense que ça a beaucoup aidé Lily à l’époque de l’avoir comme correspondant. Même si finalement il connaissait peu Charlie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mo’ acquiesce.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Je suis heureuse qu’il lui ait confirmé qu’il y a parfois une vie après l’amour et qu’il faut toujours continuer d’espérer. On ne sait jamais de qui demain sera fait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Léa regarde devant elle avec douceur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Je crois qu’on va avoir plein de choses à se dire lui et moi...&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;S32 (Bon, reprenons : des J, des S, des nombres... est-ce que ça suffirait pour faire une langue ?)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;a href="http://juhdep.blogspot.com/2009/02/chapitre-117.html"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Chapitre 117&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4025372412020512163-3775749889572134804?l=juhdep.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://juhdep.blogspot.com/feeds/3775749889572134804/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4025372412020512163&amp;postID=3775749889572134804&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4025372412020512163/posts/default/3775749889572134804'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4025372412020512163/posts/default/3775749889572134804'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://juhdep.blogspot.com/2009/02/chapitre-116.html' title='Chapitre 116'/><author><name>David</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04643646173907551371</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_Sp6u-j5gITU/SR2-tkv4w0I/AAAAAAAAAFI/_YrCVm7E0JY/S220/1-48.png'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4025372412020512163.post-6647888082418653211</id><published>2009-02-04T18:17:00.001+01:00</published><updated>2009-02-04T19:30:28.454+01:00</updated><title type='text'>Chapitre 115</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Les trois amies sont assises sous un vitrail de la nef. Un peu plus loin, Robin et son amie s’essaient, elle à la guitare et lui à la batterie. Vous les aviez aperçus sur le toit du musée, il y a un certain nombre de chapitres maintenant. La lumière dorée qui s’écoule du vitrail illumine les filles autant qu’elle fait rayonner les trois anges en verre coloré. Il y a comme une odeur d’orange et de cannelle dans l’air. Et un soupçon de menthe également. Et encore autre chose mais j’ai un rhume là, alors je ne suis pas bien sûr de ce que c’est et je ne voudrais pas vous dire de bêtises.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tandis que Robin et son ami commencent à massacrer un morceau de U2, qui est censé s'appeler « One&lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(0, 0, 0);"&gt;*&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt; »&lt;/span&gt; mais qui, grâce à une subtile allusion de Léa, s'est transformé en&lt;br /&gt;« Twooooo&lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(0, 0, 0);"&gt;**&lt;/span&gt; », nos trois complices de toujours bavardent avec enthousiasme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ça serait bien commode de pouvoir connaître les gens d’un seul coup d'œil.&lt;br /&gt;- Ça enlèverait du sel à la vie.&lt;br /&gt;- Peut-être, mais on n'est pas immortels. On perd un temps fou avec certains cons qu'on pourrait passer à découvrir des gens géniaux.&lt;br /&gt;- On fait déjà ce qui nous plaît, ça limite les dégâts et en théorie on en croise moins… des cons, non ? On fait qu'passer, comme tu dis, alors autant bien s'occuper.&lt;br /&gt;- Je sais pas trop. Le problème c'est le temps qu'on passe à déterminer ce qu'on veut faire. Et je me demande… tous ceux qui sont persuadés qu'il y a plus. Ceux qui croient en un dieu, en la vie après la mort, à la réincarnation, à l'histoire dans l’histoire…&lt;br /&gt;- Ça meuble leur vie comme nous on occupe la nôtre. Tant qu'ils ne t'empêchent pas de respirer, où est le souci ? On a peut-être pas eu des vies toutes roses, ma chambre était plutôt beige d’ailleurs… mais il y a tellement plus malheureux  dans le monde... on va pas se plaindre. Bon, si, on peut toujours râler mais franchement, on fait quand même pas mal ce qu'on veut.&lt;br /&gt;- C'est pas parce qu'on va pas sauver le monde que nos vies valent rien et c'est pas parce qu'on n'est pas grand chose qu'on est rien, ajoute Rosie en prenant une pose professorale.&lt;br /&gt;- Attends que nos super pouvoirs poussent ! s‘écrie Mo’.&lt;br /&gt;- Quoi, rendre heureux et faire rêver, c'est pas déjà un super pouvoir ? demande Léa, choquée. On m’aurait menti ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle sourit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Savoir profiter de la vie aussi. Pour ça qu'il faut pas attendre le prochain Noël avec trop d'impatience.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Expression d'horreur feinte de Mo'.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Tu… tu crois plus au Père Noël ?&lt;br /&gt;- Si voyons.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Léa tapote le bras de son amie comme pour la rassurer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Mais chaque jour doit être une fête.&lt;br /&gt;- Oui mais si on est heureux tout le temps, on s'habitue et on est plus si heureux, non ?&lt;br /&gt;- Hmm, c'est vrai, trop de bonheur tue le bonheur… on devrait instaurer une minute de malheur par semaine. Ou on se forcerait à faire un truc qu'on aime pas.&lt;br /&gt;- Faire la gueule.&lt;br /&gt;- Croquer dans un concombre.&lt;br /&gt;- Pas être amoureuse ?&lt;br /&gt;- Moi, à partir du moment où on est comme ça, ensemble, ça me va.&lt;br /&gt;- L'autre jour, Theo m'a fait la remarque que c'était beau ce que je chantais. Moi, ce que je préfère, c'est pas quand je chante seule, ce sont les voix qui se mêlent.&lt;br /&gt;- Oui, les trucs qui se mêlent j'aime bien aussi moi, fait remarquer Mo' avec malice.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les deux autres sourient.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Et puis sans les autres y a pas de surprises. Même si j'en ai connu un qui arrivait à se surprendre lui-même.&lt;br /&gt;- Le même qui disait que même les plus grands vont sur le trône ?&lt;br /&gt;- Le même oui.&lt;br /&gt;- Souvenirs souvenirs. Par contre moi j’ai pas compris ce que ça voulait dire avant l’année dernière.&lt;br /&gt;- Pareil.&lt;br /&gt;- Oui, marrant ce qu'on arrive à retenir des fois.&lt;br /&gt;- Bref faut que les choses se mêlent !&lt;br /&gt;- Oui, Mo', oui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et cette fois c'est Rosie qui lui tapote affectueusement le bras.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Non mais c'est vrai quoi ! Pensez à toutes ces idées neuves qui naissent de la confrontation des pensées des uns et des autres. Sinon autant être seul hein ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un cri hystérique leur parvient de la scène :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Twooooooooooooooooooo !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elles regardent en direction de la petite estrade.&lt;br /&gt;Faut sauver Bono !…&lt;br /&gt;Elles se précipitent comme des gosses en riant sur Robin et son ami.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(0, 0, 0);"&gt;*&lt;/span&gt; Un.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(0, 0, 0);"&gt;**&lt;/span&gt; Deuuuux ! Oups, deuuuuux pardon…&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;S31 (Ou alors elle m'en voudrait de ne pas avoir partagé…)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;a href="http://juhdep.blogspot.com/2009/02/chapitre-116.html"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Chapitre 116&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4025372412020512163-6647888082418653211?l=juhdep.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://juhdep.blogspot.com/feeds/6647888082418653211/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4025372412020512163&amp;postID=6647888082418653211&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4025372412020512163/posts/default/6647888082418653211'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4025372412020512163/posts/default/6647888082418653211'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://juhdep.blogspot.com/2009/02/chapitre-115.html' title='Chapitre 115'/><author><name>David</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04643646173907551371</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_Sp6u-j5gITU/SR2-tkv4w0I/AAAAAAAAAFI/_YrCVm7E0JY/S220/1-48.png'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4025372412020512163.post-3077879999550423185</id><published>2009-02-04T18:16:00.001+01:00</published><updated>2009-02-04T19:31:14.527+01:00</updated><title type='text'>Chapitre 114</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le Faraway&lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(0, 0, 0);"&gt;*&lt;/span&gt; est un bar coincé entre deux immeubles d'habitation, dans un quartier dortoir. Les murs ont beau être tapissés d'affiches de pays lointains, il n'y a guère que dans l'alcool que les gens s'y évadent finalement. Au mieux, ils atteignent les toilettes pour s'envoyer en l'air. Mais pas question de septième ciel, le plafond est trop bas pour ça. Les seuls voyages dont on parle vraiment dans ce bar, finalement, ce sont ceux qu'on voudrait faire, ceux qu’on aurait du faire&lt;br /&gt;« si le gosse était pas tombé malade », ou « sil avait pas fallu payer la voiture »… Des rêves avortés…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Un demi, comme d'hab' ?&lt;br /&gt;- Le gars à la télé a dit qu'il fallait pas se contenter d'une moitié de vie alors donne-moi donc le double d'un demi. Mince, je sais pas comment on dit…&lt;br /&gt;- Deux demis ?&lt;br /&gt;- Ouais, deux demis c'est bien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ça fait quinze ans que le patron dit « je pars demain » et à chaque fois il désigne une affiche différente. En attendant il voyage en regardant les émissions à la télé.&lt;br /&gt;Ce matin, il vient d'engager une jeunette pour tenir le bar. Ça y est ? Il s'en va enfin ? Non, en fait sa femme a eu un accident et comme ils ne peuvent pas payer une aide à domicile, il faut qu'il s'occupe un peu de la maison le temps qu'elle soit remise. Juste quand il allait vraiment partir ! La poisse…&lt;br /&gt;Premiers instants de la jeune femme seule derrière le comptoir. Il n'y a personne dans le bar. Elle cherche la fréquence d'une radio locale qu'elle aime bien. Ah, voilà, trouvé. « Le morceau qui vient s'appelle « Les seconds rôles » et la morale c'est qu'il suffit de quelques pas pour se retrouver sur le devant de la scène. Mais écoutez plutôt. » Une voix jeune et enjouée. La fille qui parle doit avoir quelques années de moins qu’elle. Puis vient le morceau. Et tandis que les paroles commencent à se déverser dans la salle vide, la jeune femme fixe les bâtiments de l'autre côté de la rue à travers les vitres sales, le regard vide.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Tant de monde alors comment se distinguer ?&lt;br /&gt;Tellement de gens et pas un pour m'aimer ?&lt;br /&gt;A quoi bon tout ça, pourquoi continuer ?&lt;br /&gt;On me tape sur l'épaule, vais-je me retourner ?… »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(0, 0, 0);"&gt;*&lt;/span&gt; Loin là bas.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;S30 (Même si manger ma souris me ferait sans doute gagner l'estime de Mimine…)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;a href="http://juhdep.blogspot.com/2009/02/chapitre-115.html"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Chapitre 115&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4025372412020512163-3077879999550423185?l=juhdep.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://juhdep.blogspot.com/feeds/3077879999550423185/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4025372412020512163&amp;postID=3077879999550423185&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4025372412020512163/posts/default/3077879999550423185'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4025372412020512163/posts/default/3077879999550423185'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://juhdep.blogspot.com/2009/02/chapitre-114.html' title='Chapitre 114'/><author><name>David</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04643646173907551371</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_Sp6u-j5gITU/SR2-tkv4w0I/AAAAAAAAAFI/_YrCVm7E0JY/S220/1-48.png'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4025372412020512163.post-3534361320960538269</id><published>2009-02-04T18:15:00.001+01:00</published><updated>2009-02-04T19:32:19.534+01:00</updated><title type='text'>Chapitre 113</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;On est en fin de matinée, la rue est à peu près calme. Un homme est arrêté devant la double porte, un guidon de vélo à la main, qu'il tient comme un  sourcier tiendrait sa baguette. Son instrument pointe vers l'intérieur de l'église. S'il  cherchait des sourires ou de la bonne humeur, pas étonnant. À moins qu’il ne soit en quête du reste du vélo, auquel cas sa méthode n’a pas l’air très efficace. Un graffiti zèbre le mur situé à gauche de la porte. « Le sens de la vie ? C’est par là ! » La petite flèche pointant les battants en bois fatigués. Si fatigués qu'ils ronfleraient presque s'ils pouvaient. Pas évident vu que les gens n'arrêtent pas de rentrer et de sortir à toute heure du jour et de la nuit et que quand ce n'est pas ça, c'est la musique qui prend le relais. Impossible de fermer l'œil, enfin la serrure en l'occurrence.&lt;br /&gt;Une jeune fille est justement en train de passer en faisant claquer bien fort ses talons sur le trottoir. Des talons hauts comme des immeubles. C'est presque criminel de porter des chaussures pareilles quand on voit la crise du logement… On pourrait faire rentrer des familles entières dans ces talons !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Beaucoup de monde cherche la foi, dit un jeune homme qui s'est arrêté à côté du « cycliste » et fixe lui aussi les portes de l'église.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’apprenti sourcier renifle avec mépris avant de pénétrer dans le bâtiment. Le jeune homme lui emboîte le pas.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;***&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Au fond de l'église, sur la scène, Mo', Rosie et le vieux Max sont en train de répéter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ça ressemble pas à un cantique ce qu'on entend là. Ou alors je ne connais plus mes classiques, fait remarquer le jeune homme en observant l’intérieur de l’église.&lt;br /&gt;- La musique, ça me fait toujours vibrer, daigne enfin répondre « guidon de vélo » avec un soupir, tout en saluant un autre homme qui vient à leur rencontre, un gobelet de café dans la main.&lt;br /&gt;- Attendez donc qu'elle chante, leur dit ce dernier.&lt;br /&gt;- Elle ? demande le jeune homme en désignant Rosie.&lt;br /&gt;- Mais non, pas BN.&lt;br /&gt;- BN ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le type au café soupire. Entre alors Léa, le soleil la nimbant comme les anges des vitraux. Mais bon, ça fait sans doute ça à chaque fois que quelqu'un rentre. Oui, sans doute…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Tout le monde peut être un ange de nos jours, dit-elle en les saluant de la tête, comme si elle avait deviné leurs pensées. Promo sur les auréoles au coin de la rue, deux pour le prix d’une.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle semble amusée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Faut qu'on te demande, commence le type au café en regardant le jeune homme. T'es armé ?&lt;br /&gt;- Si je suis armé ?&lt;br /&gt;- Les chaussettes de plus de deux jours ne comptent pas, fait remarquer Léa dans son dos.&lt;br /&gt;- Il a un flingue, dit le type au guidon de vélo.&lt;br /&gt;- Un flingue ça va. Laissez-le donc entrer… conclue Léa.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle leur sourit à tous les trois et commence à se diriger vers ses amis sur la scène.&lt;br /&gt;« Guidon de vélo » et « tasse de café » haussent les épaules et vaquent à leurs occupations. Apparemment, ils vivent là. En tout cas c’est ce que conclue le jeune homme resté près de l’entrée.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;***&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Toutes nos excuses concernant les véritables noms des deux SDF, mais Mimine a joué avec les fiches et comment dire… Bref, c’est sa faute à elle !&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;***&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Plusieurs fois déjà la petite église s'est changée en salle de concert et en bar. De lieu de culte à lieu de cuite, il n’y a qu’une lettre après tout. De crise de foi à crise de foie aussi. L'endroit a cet avantage qu'une fois à l'intérieur, on est comme coupé du monde, on n'entend plus la rue. Parfait pour un studio radio, pour faire découvrir des groupes locaux, pour bouquiner aussi vu qu'il y a des livres et des fauteuils profonds un peu partout. Bref, ici, c'est un peu une enclave de calme dans la ZUT. La ZUT ? Oui, pour  Zone Urbaine sous Tutelle. Sauf que voilà, la tutelle on la cherche encore. Il n'y aurait pas les filles et l'église, le quartier ne vaudrait pas mieux que ses turbulents voisins.&lt;br /&gt;Et puis aussi… le bâtiment porte le numéro 11… ça ne vous dit rien ? Mais si voyons… knock knock knockin' on eleventh doooooooor !&lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(0, 0, 0);"&gt;*&lt;/span&gt; Ah, vous voyez, ça vous revient hein ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bref l'endroit reste un lieu de foi, peut-être plus encore maintenant qu'avant. Toujours debout malgré ses cicatrices, ses murs tagués en tous sens. « Le temps passe mais mes conneries restent », dit un graffiti, désormais presque totalement effacé par le temps. « Arrêtez de tirer sur mes tags ! » dit un autre, précisément percé de plusieurs impacts de balles. « Rendez-vous dans cent ans ». « Nous ne mourrons pas ». « Grandissez pas ou vous ferez de meilleures&lt;br /&gt;cibles ». Juste en dessous, comme en réponse « Grandissez et vous pourrez stocker plus de bonheur. » Et ainsi de suite, argument contre argument, et à la fin « Bon, on continue autour d'un café ? J'ai froid aux doigts là. » Puis&lt;br /&gt;« D'accord. » Et encore « Cool, alors… » Suivent les coordonnées d'un bar, une date et un lieu. L'histoire ne dit pas qui a eu le dernier mot du débat.&lt;br /&gt;La première fois que Rosie et Léa sont venues voir l'endroit, la jeune femme noire s'était exclamée :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- C’est tout décrépit ici !&lt;br /&gt;- C’est formidable ! avait répondu son amie. Imagine ce que ça pourrait devenir. Allez, on est bien placées pour savoir ce qu'on peut faire à partir de rien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Eh oui, la vie c'est souvent une question de regard. Voir une merveille là où la plupart voient une ruine par exemple…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(0, 0, 0);"&gt;*&lt;/span&gt; - Frappe frappe frappe au numéro ooooooooonze, oooh oooh… oooh oooh oooooooh !&lt;br /&gt;- Oui, euh… merci Mimine.&lt;br /&gt;- …&lt;br /&gt;- Pour ceux qui ne connaitraient pas (on ne se moque pas les autres ! Ça peut arriver à tout le monde; moi-même, avant de connaître, je ne connaissais pas, par exemple...) Il s’agit d’une légère déformation d’une chanson de Bob Dylan s’intitulant « Knockin' on heaven's door » (« je frappe à la porte du Paradis »).&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;S29 (Cela dit, je me vois mal grignoter mon clavier… ou ma souris…)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;a href="http://juhdep.blogspot.com/2009/02/chapitre-114.html"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Chapitre 114&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4025372412020512163-3534361320960538269?l=juhdep.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://juhdep.blogspot.com/feeds/3534361320960538269/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4025372412020512163&amp;postID=3534361320960538269&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4025372412020512163/posts/default/3534361320960538269'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4025372412020512163/posts/default/3534361320960538269'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://juhdep.blogspot.com/2009/02/chapitre-113.html' title='Chapitre 113'/><author><name>David</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04643646173907551371</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_Sp6u-j5gITU/SR2-tkv4w0I/AAAAAAAAAFI/_YrCVm7E0JY/S220/1-48.png'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4025372412020512163.post-7719309271661614157</id><published>2009-02-04T18:14:00.001+01:00</published><updated>2009-02-04T19:32:55.584+01:00</updated><title type='text'>Chapitre 112</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Dix minutes plus tard, tous les « papeluches » ont été embarqués. Par contre s'ils avaient un peu cassé et pillé ça aurait été « mieux » apparemment. Heureusement leur QG était plein de bonnes surprises, de quoi les mettre à l’ombre pour un bon bout de temps. Tout est bien qui finit bien. Enfin presque, Rosie est bonne pour une visite à l’hôpital avec tout ça.&lt;br /&gt;Encore faudrait-il qu’elle soit consentante…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Pas question ! Léa va me réparer ça en un rien de temps, comme la dernière fois. Hein Léa ?&lt;br /&gt;- Euh… Je crois que là c’est un peu au-delà de mes compétences.&lt;br /&gt;- Hein ? Les fées ça peut pas réaliser tous les miracles que ça veut ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Léa adresse un sourire de connivence à son amie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Je parlais de mes compétences médicales. Par contre effectivement je vais prendre les frais en charge. Et je ne veux pas entendre d’objection. Sinon plus de bagarre pendant un mois !&lt;br /&gt;- Tu me diras un jour d'où tu tires ton fric ? intervient Mo’ tandis que Rosie pouffe. C'est pas de jouer les indics, ça j'en suis presque sûre.&lt;br /&gt;- On m'a offert un ticket de loterie gagnant… à la naissance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle sourit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Non, en fait je suis une fille pas fréquentable, mais je prends qu'à des gens encore moins fréquentables que moi donc bon…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rosie et Mo' regardent leur amie en essayant de déterminer s'il y a une partie de vrai là-dedans.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Vous vous rappelez mon tuteur ? Le chirurgien qui s’est occupé de moi après l’incendie ?&lt;br /&gt;- Celui qui ne s’intéresse qu’aux cas désespérés et qui a dit que tu étais une anomalie médicale ? Le même qui pense que la science ça explique les faits, pas les fées, ce chirurgien là ?&lt;br /&gt;- Fallait bien ça, fait remarquer Mo’ avec un regard entendu à Rosie. À mon avis, il a embarqué notre Léa en se disant qu’avec elle il aurait toujours du boulot sous la main s’il venait à manquer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’intéressée sourit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Il m’a pas seulement enseigné les rudiments de la médecine.&lt;br /&gt;- Il t’a adoptée officiellement et t’as hérité de sa fortune ou un truc du genre ?&lt;br /&gt;- Un truc comme ça oui. Disons qu’il me voyait comme une sorte de trèfle à quatre feuilles sur pattes et qu’il est pas complètement étranger à ma bonne fortune…&lt;br /&gt;- Ah je vois...  en fait t’étais rémunérée comme cobaye et comme son porte-bonheur !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elles éclatent de rire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Il disait aussi que les nouveaux génies sont pas intéressants, qu’ils sont forts en génétique, en chimie ou tout autre domaine, mais pas question de leur demander d’exaucer des vœux. Bref c’était un drôle de scientifique mais je crois que c’est pour ça qu’on s’est si bien entendus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Léa regarde la main de Rosie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Allez, on va faire soigner ça. Et ensuite si ça vous dit on passe chez Piotr.&lt;br /&gt;- Les meilleures pizzas russes du monde ! reprennent en chœur les trois amies avec un fort accent russe avant d’éclater de rire.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;S28 (Peut-être que c'est un récit qui se mange...)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;a href="http://juhdep.blogspot.com/2009/02/chapitre-113.html"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Chapitre 113&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4025372412020512163-7719309271661614157?l=juhdep.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://juhdep.blogspot.com/feeds/7719309271661614157/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4025372412020512163&amp;postID=7719309271661614157&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4025372412020512163/posts/default/7719309271661614157'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4025372412020512163/posts/default/7719309271661614157'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://juhdep.blogspot.com/2009/02/chapitre-112.html' title='Chapitre 112'/><author><name>David</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04643646173907551371</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_Sp6u-j5gITU/SR2-tkv4w0I/AAAAAAAAAFI/_YrCVm7E0JY/S220/1-48.png'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4025372412020512163.post-5528278049798184776</id><published>2009-02-04T18:13:00.001+01:00</published><updated>2009-02-04T19:33:35.850+01:00</updated><title type='text'>Chapitre 111</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Les deux autres tournent la tête et Mo' se relève avec tout de même un léger temps de retard.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Et ils sont nombreux en plus…&lt;br /&gt;- Oh, la cerise sur le gâteau, lance celui qui s'avance le premier en apercevant Rosie.&lt;br /&gt;- Tu vas la sentir passer la cerise, réplique l'intéressée en riant.&lt;br /&gt;- Rosie, file-moi un bâton que je puisse faire comme dans le film là…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La jeune femme lui tend le cure dent qu'elle était en train de mâchouiller.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- You shall not pass&lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(0, 0, 0);"&gt;*&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et elle vient taper le cure-dent sur le sol devant elle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Pas commode quand même, dit-elle en se relevant. Faudra prévoir un plus long cure-dent la prochaine fois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le type qui les a invectivés les regarde en faisant les yeux ronds tandis que certains de ses potes se marrent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Dis donc t'es pas une oie blanche, lance-t-il à Léa, qui tique à peine. Alors qu'est-ce que tu viens faire ta justicière ?&lt;br /&gt;- Je préfère la couleur.&lt;br /&gt;- Hein ?&lt;br /&gt;- Non, rien, laisse tomber. En plus vous n'avez pas honte ? Toute une bande contre une pauvre fille armée seulement de… d'un cure dent ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et elle brandit le petit bout de bois devant elle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Allez, vide donc ton sac.&lt;br /&gt;- C'est pas censée être sa réplique ça ? suggère Rosie amusée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Léa ne se démonte pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ok alors les politiciens d'abord, ils nous disent que des menteries ! Pis y a la publicité aussi…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le type en face d'elles fronce les sourcils et se tourne vers ses potes qui se contentent d'arborer des sourires moqueurs ou de hausser les épaules.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Bon alors les poufi…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rosie l'interrompt.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Alors d'une la connerie a pas de couleur, de deux vous vous en prenez à un vieil homme sans défense, de trois on peut même pas discuter avec vous c'est pas drôle et… bref on va vous massacrer !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Léa se penche à l'oreille de Rosie, qui l'écoute puis reprend.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Bon, il semblerait que nous soyons pacifiques mais méfiez-vous tout de même. Il pourrait nous prendre l'envie de chanter. Sur ce... On coupe à travers chiant et on commence enfin à se taper dessus ou vous êtes venus là pour prendre le thé ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette fois c’est Rosie qui se penche vers Léa.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- On est armées au fait ?&lt;br /&gt;- Oh non, moi j’aime pas les armes, sauf les petites cuillères bien sûr. Mais c’est juste pour me défendre contre les desserts alors bon...&lt;br /&gt;- Mais elles se foutent de nous ma parole, lâche celui qui semble être le chef des « broie du&lt;br /&gt;noir ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le téléphone de Léa choisit ce moment pour sonner.&lt;br /&gt;La jeune femme tend l’index pour s’excuser et se tourne légèrement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Écoutez, je suis dans une position délicate. Je peux vous rappeler ?&lt;br /&gt;- Des soucis financiers ? Plus de forfait ? demande son interlocuteur.&lt;br /&gt;- Non, une conduite d’eau à lâché. Je suis en équilibre sur un pied. Je vous rappelle, conclue-t-elle en riant.&lt;br /&gt;- Ça suffit les conneries maintenant ! rugit le chef des « broie du noir ».&lt;br /&gt;- Oups, on a fini par l’énerver on dirait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rosie s’est de nouveau tournée vers Léa.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- On dit qu'il faut parfois prendre des gants avec certaines personnes, j'ai l'impression qu'eux c'est plutôt des moufles qu'ils ont vu la façon dont ils gèrent leur vie… Non, vraiment, je vois pas où on a foiré là… De toute façon moi je les préfère de boxe, les gants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le type s'avance avec la ferme intention de gifler Rosie du revers de la main. C'est mal connaître les réflexes de la jeune femme. Et puis elle a arrêté le catéchisme trop tôt, alors tendre ne serait-ce que la première joue…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Hey, de quel droit tu te permets de lever la main sur moi crâne d'œuf&lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(0, 0, 0);"&gt;**&lt;/span&gt; ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Crac.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Hmpf.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rosie regarde sa main.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Mince.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Difficile de dire si elle dit ça parce qu’elle vient de se casser le poignet ou à cause du type qu'elle vient de frapper.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Il va avoir une dent contre nous maintenant...&lt;br /&gt;- Tu dis ça parce qu'on lui a cassé toutes les autres ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et effectivement, le type se tient la mâchoire. Derrière lui, ses potes ont changé d'attitude. Ce n'est plus avec amusement qu'ils regardent les trois filles désormais. Chacun commence à fouiller dans ses poches. Il ne doit pas y avoir que des bonbons et de la petite monnaie là-dedans…&lt;br /&gt;Mais ils n'ont pas le temps d’aller plus loin. De l'intérieur de la boutique et de l'immeuble d'en face sortent des policiers. Des deux bouts de la rue également.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(0, 0, 0);"&gt;*&lt;/span&gt; - Ce qui signifie littéralement « tu ne passeras pas espèce de grosse braise sur pattes qui a trop regardé Indiana Jones parce que le fouet c'est trop une arme de tafiole j'te f'rais dire ».&lt;br /&gt;- Euh, Mimine…&lt;br /&gt;- …&lt;br /&gt;- La vraie traduction s'il te plaît.&lt;br /&gt;- …&lt;br /&gt;- Même si tu la trouves fadasse, oui oui.&lt;br /&gt;- Tu ne passeras pas.&lt;br /&gt;- Merci Mimine.&lt;br /&gt;- …&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(0, 0, 0);"&gt;**&lt;/span&gt; - Papeluche&lt;br /&gt;- Ben Mimine, qu'est-ce que tu nous fais là ?&lt;br /&gt;- ...&lt;br /&gt;- C'est parce que tu trouvais que « crâne d'œuf » ça faisait pas une assez grosse insulte ?&lt;br /&gt;- ...&lt;br /&gt;- Oui, bon, ça va pour cette fois parce qu'il le méritait mais quand même... papeluche... tu y as été fort...&lt;br /&gt;- ...&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;S27 (Miam)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;a href="http://juhdep.blogspot.com/2009/02/chapitre-112.html"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Chapitre 112&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4025372412020512163-5528278049798184776?l=juhdep.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://juhdep.blogspot.com/feeds/5528278049798184776/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4025372412020512163&amp;postID=5528278049798184776&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4025372412020512163/posts/default/5528278049798184776'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4025372412020512163/posts/default/5528278049798184776'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://juhdep.blogspot.com/2009/02/chapitre-111.html' title='Chapitre 111'/><author><name>David</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04643646173907551371</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_Sp6u-j5gITU/SR2-tkv4w0I/AAAAAAAAAFI/_YrCVm7E0JY/S220/1-48.png'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4025372412020512163.post-5993150600910878844</id><published>2009-02-04T18:12:00.001+01:00</published><updated>2009-02-04T19:34:09.809+01:00</updated><title type='text'>Chapitre 110</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Mo' est assise avec nonchalance sur le rebord du trottoir, devant la boutique de Joshuah. Rosie et Léa lui font face.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Vous voulez que je vous coupe des oranges les filles ? leur demande le vieux bonhomme depuis sa porte.&lt;br /&gt;- Peut-être après, merci, lui répond Léa en souriant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il rerentre dans sa boutique et elles reprennent leur discussion. Il fait plutôt doux finalement. Avec un petit souffle d'air et du soleil, le temps parfait. Parfait pour quoi ? Mais parfait pour tout !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Vous êtes sûres de pas vouloir attendre dans le magasin ? demande Léa aux deux autres.&lt;br /&gt;- Non, moi je reste au soleil, faut que je prenne des couleurs, répond Rosie.&lt;br /&gt;- Mo' ?&lt;br /&gt;- Pareil. Sauf le truc sur les couleurs, répond la jeune femme, mais d'une voix un peu moins assurée, malgré son sourire.&lt;br /&gt;- Je suis presque sûre que le plan va fonctionner, dit Léa en riant.&lt;br /&gt;- Je sais pas si on reverra mon collègue à une de nos soirées au fait, dit Rosie. Vers deux heures, quand il a décidé de rentrer chez lui, il m'a fait toute une liste de trucs qu'il avait trouvés bizarres durant la fête. Ça lui a bien pris un quart d’heure. Puis il a dit « mais sinon vous êtes totalement normaux. » Et là… là tout le monde a repris en chœur  «princes of the universe ».&lt;br /&gt;- Forcément…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Léa fait une drôle de mimique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Je comprends pas, on a changé les paroles pourtant…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mo’ commence à chantonner.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- With my word and head held high, yeah! Bring on the boys, c’mon c’mon c’mon!&lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(0, 0, 0);"&gt;*&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;- Ah, voilà nos amis, fait remarquer Rosie qui surveillait le coin de la rue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(0, 0, 0);"&gt;*&lt;/span&gt; Mimine dit que du Queen ça ne se traduit pas ça se vit. Pff… En gros les Anges ont remplacé&lt;br /&gt;« sword » dans la version originale par « word ». Ils se battent avec des mots eux, pas avec des épées (enfin sauf Rosie, qui aime bien filer quelques gnons quand même). Et le « bring on the boys » c’est parce que mince, il y a aussi des filles parmi les Anges !&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;S26 (B5, E43…)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;a href="http://juhdep.blogspot.com/2009/02/chapitre-111.html"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Chapitre 111&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4025372412020512163-5993150600910878844?l=juhdep.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://juhdep.blogspot.com/feeds/5993150600910878844/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4025372412020512163&amp;postID=5993150600910878844&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4025372412020512163/posts/default/5993150600910878844'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4025372412020512163/posts/default/5993150600910878844'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://juhdep.blogspot.com/2009/02/chapitre-110.html' title='Chapitre 110'/><author><name>David</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04643646173907551371</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_Sp6u-j5gITU/SR2-tkv4w0I/AAAAAAAAAFI/_YrCVm7E0JY/S220/1-48.png'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4025372412020512163.post-8247863893145723700</id><published>2009-02-04T18:11:00.001+01:00</published><updated>2009-02-04T19:34:45.215+01:00</updated><title type='text'>Chapitre 109</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Assises sur le sol de la salle de danse, Mo' et Léa discutent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Au fait, demande Mo', t'as repensé à cette idée de concert ?&lt;br /&gt;- Oui, j'ai même pensé à un nom et j'ai déjà été trouver les patrons d'un ou deux lieux qui auraient été pas mal.&lt;br /&gt;- Wow ! Et tu comptais nous en parler quand ?&lt;br /&gt;- Dès ce soir en fait. Mais bon, pour l'instant y a pas trop grand chose à dire. Pour le nom j'avais pensé à Rockus Pocus, si ça vous botte aussi.&lt;br /&gt;- Ah oui tiens, ça a un petit côté magique en plus.&lt;br /&gt;- Comme quoi…&lt;br /&gt;- Et les lieux ?&lt;br /&gt;- Ben le premier patron que j'ai été voir a fait une drôle de tête quand je lui ai parlé d’organiser un tremplin dans son bar. Il a répondu texto « un tremplin ici ? Si vous voulez mais ils vont se péter les dents au plafond les gens… Je veux pas d'ennui moi. »&lt;br /&gt;- Huhu.&lt;br /&gt;- Comme tu dis. Je lui ai expliqué le principe et à la fin il a quand même demandé qui il y aurait. J'ai réussi à lui placer qu'il y aurait « les peluches sans poils ».&lt;br /&gt;- Raaaah, « les peluches sans poils », je les aime bien eux !&lt;br /&gt;- Il m'a demandé si c'était genre des gars qui restent sur scène sans bouger. Je lui ai dit que c'était mieux que ça mais que je préférais qu'il ait la surprise. Mais bon, je ne me fais pas trop d'illusion.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle étend ses jambes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Je passais devant en venant alors j'en ai profité mais au final, je pense qu'on fera ça à l'église.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mo' semble enthousiaste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- J’ai aussi pensé à une nouvelle chanson.&lt;br /&gt;- Elle finit bien ?&lt;br /&gt;- Toutes les histoires ne finissent pas bien. Du coup il faudra une musique bien guillerette pour compenser ! conclue-t-elle, amusée. Bon, c'est pas tout ça mais il me semble qu'on a bagarre là.&lt;br /&gt;- Ah oui, très juste, une douche et c'est parti.&lt;br /&gt;- T'as raison, faut toujours se faire belle avant une bonne baston, comme dirait Rosie.&lt;br /&gt;- Exactement ! On pourrait les avoir au charme.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;S25 (À des vitamines ou à des colorants, comme on les trouve listés sur les emballages, C5, E44...)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;a href="http://juhdep.blogspot.com/2009/02/chapitre-110.html"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Chapitre 110&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4025372412020512163-8247863893145723700?l=juhdep.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://juhdep.blogspot.com/feeds/8247863893145723700/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4025372412020512163&amp;postID=8247863893145723700&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4025372412020512163/posts/default/8247863893145723700'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4025372412020512163/posts/default/8247863893145723700'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://juhdep.blogspot.com/2009/02/chapitre-109.html' title='Chapitre 109'/><author><name>David</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04643646173907551371</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_Sp6u-j5gITU/SR2-tkv4w0I/AAAAAAAAAFI/_YrCVm7E0JY/S220/1-48.png'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4025372412020512163.post-1725312882880865484</id><published>2009-02-04T18:10:00.001+01:00</published><updated>2009-02-04T19:35:29.068+01:00</updated><title type='text'>Chapitre 108</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Les trois amies se tiennent en silence devant la petite tombe sans fioritures.&lt;br /&gt;Rosie et Mo’ tournent la tête vers Léa, un peu surprises. La jeune femme s’est mise à fredonner. C’est plus fort qu’elle. Il faut que ça sorte. On ne rend pas hommage à un bavard, à un raconteur de bêtises, en restant muet. Charlie aurait sans doute été d’accord avec ça. Il faut qu’il sache que d’autres ont pris le relais. Mais les mots qui surgissent de sa bouche semblent ne vouloir en faire qu’à leur tête. Sa voix tremble tandis que les notes s’élèvent lentement dans le cimetière endormi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Dans le vent, dans la neige, doucement le cortège…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mo’ s’est ressaisie et ouvre maintenant l’étui de son violon. Par chance, elle ne s’en sépare pas souvent. Elle ne sait peut-être pas chanter mais elle aussi tient à remercier celui qui les a tant fait rire et rêver quand elles étaient petites.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Fait au roi qu'il était... dans l'hiver un été…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’archet glisse une première fois sur les cordes. Mo’ ferme les yeux après un échange de regards avec Léa. Elles n’ont plus besoin de parler.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Il n'avait pas de trône…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’archet hésite un instant. Mo’ sourit en entendant la voix de Rosie qui vient se joindre à celle de Léa, reprenant quelques notes plus bas l’air improvisé par son amie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Et pas plus de couronne…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le rythme s’accélère un peu. Il n’y a pas de tristesse dans la voix de Léa, même si celle-ci tremble un peu sous le coup de l’émotion. D’ailleurs, un sourire orne ses lèvres à présent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Aucun peuple à guider et guère plus de palais…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les trois amies sont maintenant en parfaite harmonie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Mais pour ceux qu'il aimait, il était un pilier, il était l'âme sœur, il écoutait les cœurs…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Même le vent a cessé de souffler pour ne pas gâcher cet instant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- C'était ça son royaume…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mo’ rouvre les yeux. Un instant il lui a semblé qu’il y avait bien plus qu’elles trois dans le petit cimetière…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Car il n'était qu'un homme…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les voix de Léa et de Rosie se marient à la perfection. Mo’ les a pourtant déjà entendues chanter ensemble mais là… Elle en cesse même de jouer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Elle fut courte sa vie, mais elle fut bien…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’émotion l’a finalement emporté. Léa a cessé de chanter et regarde de nouveau la tombe en silence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Tu nous manques Charlie. Et tu manques à Lily.&lt;br /&gt;- Le clonage ça devrait être autorisé dans certains cas…&lt;br /&gt;- Bien dit Mo’, conclue Rosie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La jeune disquaire fait une petite révérence avant de se tourner vers Léa.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- On devrait la jouer pendant le concert cette chanson. En hommage à Charlie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Léa acquiesce en souriant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Du coup faudra lui trouver un petit nom… poursuit la jeune disquaire en fixant à son tour la petite tombe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- « Low view&lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(0, 0, 0);"&gt;*&lt;/span&gt; ». Je crois que ça résume bien. Et puis il aurait apprécié le jeu de mots je pense.&lt;br /&gt;Ses deux amies acquiescent en silence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(0, 0, 0);"&gt;*&lt;/span&gt; - Oh, Mimine est allée chasser une souris en peluche… Bon, je me colle à la traduction… Alors&lt;br /&gt;« low view » signifie littéralement « vue basse ». Bien entendu il faut y voir une allusion à la myopie de Charlie. Quand au jeu de mots, c’est parce que la sonorité se rapproche de « love&lt;br /&gt;you », comme dans « I love you », à savoir « je t’aime ». Ou « je vous aime ».&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;S24 (Oh, vous savez à quoi ça me fait penser ?)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;a href="http://juhdep.blogspot.com/2009/02/chapitre-109.html"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Chapitre 109&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4025372412020512163-1725312882880865484?l=juhdep.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://juhdep.blogspot.com/feeds/1725312882880865484/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4025372412020512163&amp;postID=1725312882880865484&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4025372412020512163/posts/default/1725312882880865484'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4025372412020512163/posts/default/1725312882880865484'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://juhdep.blogspot.com/2009/02/chapitre-108.html' title='Chapitre 108'/><author><name>David</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04643646173907551371</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_Sp6u-j5gITU/SR2-tkv4w0I/AAAAAAAAAFI/_YrCVm7E0JY/S220/1-48.png'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4025372412020512163.post-1034478822874608366</id><published>2009-02-04T18:09:00.001+01:00</published><updated>2009-02-04T19:36:14.019+01:00</updated><title type='text'>Chapitre 107</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ils continuent de papoter de tout et de rien tandis que le jeune stagiaire ne dit quasiment pas un mot, malgré les chaleureuses invitations de Léa.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Détends-toi donc, l’encourage Tom. Tu verras comme ça fait du bien.&lt;br /&gt;- Et il ne parle pas à son ventre, contrairement à ce que l’on pourrait croire, ajoute Léa avec un regard entendu au bidon rebondi du vieux bonhomme.&lt;br /&gt;- Dis donc toi !&lt;br /&gt;- Deux parts de tarte, Tom, comme d’habitude ? Pas trois ?&lt;br /&gt;- Non, deux ce sera parfait merci. Bon, de quoi il s’agit cette fois ?&lt;br /&gt;- Les « broie du noir », le gang « vaguement » raciste des quartiers est.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il hoche la tête tout en lorgnant d’un œil ses parts de tarte qui sont en chemin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- J'avais dans l’idée de chantouiller.&lt;br /&gt;- Chantouiller ?&lt;br /&gt;- Oui, chanter si tu préfères. C’est comme chatouiller, ça fait se trémousser. Mais pas que le corps, le cœur aussi. Avec une bonne chanson tu peux attendrir le plus dur des types. Mais bref, j'ai peur que chanter suffise pas cette fois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le vieux flic secoue la tête. Rahlala, celle-là alors…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ils vont faire une descente sur la boutique de Joshuah, c’est près de…&lt;br /&gt;- Je vois où c’est oui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il jette un coup d’œil à son collègue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- T’as tout noté au moins ? Tu vois bien que moi je peux pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il porte une nouvelle bouchée de tarte à sa bouche tandis que son collègue, paniqué, sort un calepin en catastrophe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Je peux répéter si tu veux, lui dit Léa avec douceur.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;***&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Léa se lève.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Oh, Tom…&lt;br /&gt;- Hmm ?&lt;br /&gt;- J’aurais une faveur à te demander.&lt;br /&gt;- Ça fera une part de gâteau en plus !&lt;br /&gt;- Une seule ? Je m’attendais à devoir marchander…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le vieux policier se tape sur la cuisse du plat de la main.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Mince, je saurai jamais y faire ! Bon, qu’est-ce que je peux faire pour toi ?&lt;br /&gt;- En fait il y aurait deux choses…&lt;br /&gt;- Aha ! Deux parts de gâteau ! Ça fera deux parts de gâteau !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tobias regarde son supérieur et Léa en soupirant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Je vais fumer dehors, lance-t-il.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Léa lui sourit avec reconnaissance et lui adresse un salut de la main.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Bon, c’est quoi ces services ? reprend Tom, une fois son adjoint hors de portée.&lt;br /&gt;- Je voudrais retrouver Lily, l’amie de Charlie, mon grand cousin, celui qui…&lt;br /&gt;- Oui oui, je me souviens. Et tu m’en as aussi parlé assez souvent quand même.&lt;br /&gt;- C’est vrai, ajoute-t-elle avec un petit sourire. On a retrouvé sa trace il y a quelques temps avec les filles. Elle a plus ou moins tenu à jour le site Internet de Charlie après sa disparition mais quand on a essayé de la joindre, l’adresse électronique était plus valable. Ça me fait penser que sur son site Charlie a parlé quelques fois de toi.&lt;br /&gt;- Uh ? En bien ?&lt;br /&gt;- Bien sûr en bien. Mais sans te citer.&lt;br /&gt;- Ah mais il aurait dû si c’était pour dire du bien de moi !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il rit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Tu n’auras qu’à passer au commissariat. On regardera ce qu’on peut trouver. On doit avoir des infos dans le dossier de l’incendie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il s’interrompt et jette un coup d’œil à la jeune femme comme s‘il avait dit un gros mot et craignait qu’elle le réprimande. Au lieu de quoi elle se contente de lui poser une nouvelle question :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Justement, à ce sujet… il y aurait moyen de savoir ce qui s’est vraiment passé cette nuit-là ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il hoche la tête.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Je suis étonné que tu n’aies pas demandé ça avant…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il sourit. Et plus encore en voyant arriver ses deux nouvelles parts de tarte.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;S23 (Et activons-nous, activons-nous !)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;a href="http://juhdep.blogspot.com/2009/02/chapitre-108.html"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Chapitre 108&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4025372412020512163-1034478822874608366?l=juhdep.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://juhdep.blogspot.com/feeds/1034478822874608366/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4025372412020512163&amp;postID=1034478822874608366&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4025372412020512163/posts/default/1034478822874608366'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4025372412020512163/posts/default/1034478822874608366'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://juhdep.blogspot.com/2009/02/chapitre-107.html' title='Chapitre 107'/><author><name>David</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04643646173907551371</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_Sp6u-j5gITU/SR2-tkv4w0I/AAAAAAAAAFI/_YrCVm7E0JY/S220/1-48.png'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4025372412020512163.post-4565600289758126385</id><published>2009-02-04T18:08:00.001+01:00</published><updated>2009-02-04T19:36:48.846+01:00</updated><title type='text'>Chapitre 106</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le vieux Tom regarde le corps que son collègue lui désigne, à côté du lit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Mon dieu, cet homme a été complètement défiguré par son agresseur.&lt;br /&gt;- Non, d'après le dossier, il avait déjà cette tête-là avant monsieur.&lt;br /&gt;- Oh. Alors ce n'est peut-être pas un meurtre…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Brusquement, il sursaute comme si une guêpe l'avait piqué, ou plutôt comme si elle se promenait sous ses vêtements sans qu'il puisse s'en débarrasser.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Raaah.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un instant plus tard, il s'est enfin saisi du téléphone portable qui vibrait et le chatouillait. Il reconnaît la voix tout de suite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Tu m'as fait une de ces peurs gamine !&lt;br /&gt;- Navrée. Pour ça que je préfère que les gens me voient en général. De près je suis moins effrayante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il l’entend qui rit au bout du fil.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Je peux me faire pardonner avec des parts de tarte ?&lt;br /&gt;- Citron meringué ?&lt;br /&gt;- Y aura le choix.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils conviennent donc de se retrouver un peu plus tard.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;***&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le lieu choisi ils le connaissent très bien tous les deux. C'est un petit resto qui ne paie pas de mine mais si on sait quand venir, c'est-à-dire si on sait quand le fils du patron revient en vacances avant de reprendre ses cours de cuisine, là ça vaut le coup de passer poser ses fesses sur les vieux bancs en cuir usés.&lt;br /&gt;Le vieux Tom est venu avec son jeune collègue, un certain Tobias.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Dis gamine, demande le vieux flic, j'me demandais… vous autres là, vos acrobaties… c'est pour éviter les coups que vous avez appris ça ou vous aimez vraiment sauter partout et vous fatiguer pour le plaisir ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Visiblement l’idée de faire une activité physique sans raison particulière le dépasse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- C'est des arts martiaux ou un truc comme ça ?&lt;br /&gt;- Oui, on a appris à bouger vite pour esquiver les ennuis. Et oui, on aime bien ça aussi…&lt;br /&gt;- OK mais et les toits alors ? J'veux dire, non seulement c'est pas trop autorisé mais vous pourriez vous rompre le cou. J'appelle pas ça « esquiver les ennuis » moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Léa ne compte plus le nombre de fois où ils ont eu cette discussion.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Je sais oui, c’est pas bien mais…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle se fait rêveuse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- … ce sont les seuls endroits où la lumière parvient encore à se poser, les jours où le rideau de nuages s’ouvre un peu, c’est comme...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle sourit et se reprend.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- … la campagne, les champs d'or caressés par le soleil et le vent, les matins somptueux, la nature, la terre avec qui on ne fait qu'un…&lt;br /&gt;- Oui, j'ai connu ça, répond Tom.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et il lui parle de son enfance à lui, du coin de campagne où il a grandi. En général il en oublie même de toucher à son café. Du coup il faut le lui réchauffer. Les serveuses sont habituées maintenant. Si on leur demandait de quoi il parle, elles pourraient peut-être même vous répéter de tête des passages entiers.&lt;br /&gt;Léa, quand à elle, confie au vieux bonhomme ses regrets, ses remords, ses erreurs. Le fait qu’aujourd’hui Tom soit venu avec son jeune collègue ne change pas grand-chose. Si le vieux policier fait confiance à ce Tobias, alors elle peut bien lui faire confiance aussi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ton plus gros problème si tu veux mon avis, c'est pas tant ces conneries que t'as faites. Parce qu'il y avait une bonne raison. Ouais, je sais, je devrais pas dire ça mais oublie l'uniforme un moment. Non, ton plus gros souci, c'est qu'un grand cœur fait une meilleure cible et ça, vu ta position, c'est pas bon du tout.&lt;br /&gt;- Pas grave, je prends le risque. Parce que si on va par là, une illuminée ça  se repère de loin. Et à trop rire on se fait remarquer. Bref, de toute façon chuis fichue, alors bon…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle ne regrette pas ses choix. Aider à rendre les rues plus sûres et... le reste. Si elle n'avait pas enquêté de son côté, parce qu'il fallait qu'elle sache, elle n'aurait sans doute jamais découvert que l'incendie qui a emporté ceux qu'elle aimait était volontaire. Une bête question de gangs qui se disputent un territoire, sans se soucier une seconde de ceux qui y vivent. C'est contre ce genre de personnes qu'elle a décidé de se battre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Quand j'étais toute petite, j'étais tout le temps dehors à courir, à grimper, à danser, à me battre contre des créatures imaginaires. Enfin… j'espère qu'elles étaient imaginaires…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle rit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Au moins maintenant je suis sûre que si on me poursuit c'est bien réel vu que je ne prends pas de drogue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le vieux Tom la regarde, dubitatif, puis finit par sourire lui aussi.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;S22 (Dans le doute, partons du principe que c'est le cas)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;a href="http://juhdep.blogspot.com/2009/02/chapitre-107.html"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Chapitre 107&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4025372412020512163-4565600289758126385?l=juhdep.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://juhdep.blogspot.com/feeds/4565600289758126385/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4025372412020512163&amp;postID=4565600289758126385&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4025372412020512163/posts/default/4565600289758126385'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4025372412020512163/posts/default/4565600289758126385'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://juhdep.blogspot.com/2009/02/chapitre-106.html' title='Chapitre 106'/><author><name>David</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04643646173907551371</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_Sp6u-j5gITU/SR2-tkv4w0I/AAAAAAAAAFI/_YrCVm7E0JY/S220/1-48.png'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4025372412020512163.post-401892635392406361</id><published>2009-02-04T18:07:00.001+01:00</published><updated>2009-02-04T19:37:29.063+01:00</updated><title type='text'>Chapitre 105</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Les trois amies se tiennent devant l'ordinateur de Mo', celui qu'elle utilise à la boutique, un vieux truc tellement couvert d'autocollants que c'est devenu un jeu pour les clients d'en deviner la véritable couleur. La jeune violoniste jette un œil à un bout de papier froissé puis tape ce qui est écrit dessus à l'écran.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Tadaaa !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rosie et Léa se penchent pour mieux voir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Je ne savais pas qu'il avait un blog Charlie, dit Rosie. Comment Colleen est tombée dessus déjà ?&lt;br /&gt;- Elle a fait une recherche sur tous nos noms d'un coup il me semble.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les sourires s'élargissent tandis que Mo' fait défiler l'écran. Ca leur fait un petit quelque chose de lire tout ça.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Même sur le Net on trouve des reliques dis donc…&lt;br /&gt;- On n'a pas tant changé que ça finalement.&lt;br /&gt;- Non. Et c'est dommage qu'on l'ait pas connu plus vieux Charlie. On se serait bien entendus je pense.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Léa se contente d'acquiescer en souriant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- J'aime bien celle-là moi, dit Mo', « colocataires de couette ». C'était un coquin le Charlie en fait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle glousse tout en continuant de faire défiler l'écran.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Et ça… « si ça se trouve, il y a des gens que ça arrange le réchauffement planétaire ; tout le monde en maillot de bain... » Et gourmand avec ça, regardez ! « période de Noël ou pas, je ne crois plus aux miracles depuis que j'ai compris que le chocolat fait grossir ». Mince, vous pensez que Marcus n'était pas glouton avant de connaître Charlie ? Non parce que si on en croit…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle fait remonter un peu l'écran, à la recherche d'un passage en particulier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- … ce passage-là…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle désigne à ses amies un bout de dialogue.&lt;br /&gt;« - On va au restaurant ce soir ?&lt;br /&gt;- Tu n’es pas au régime toi ?&lt;br /&gt;- Si si mais plutôt que de perdre du poids, j’en fais prendre aux autres. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Je me disais bien aussi qu'on peut pas être cuistot sans être un peu gourmand !&lt;br /&gt;Mo' poursuit son exploration du site.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Tiens, je me rappelle pas ça, le truc avec les salsifis. Il a oublié de mettre les noms cette fois.&lt;br /&gt;- Huhu, « comment on fait pour salsifier des documents ? » « Je sais pas, y a qu’à frotter le papier avec le salsifis je suppose ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rosie manque s'étouffer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Moi je parierais sur toi et Marcus. Léa et moi on était teeeeeellement plus sages et discrètes.&lt;br /&gt;- Pff, fait Mo' en souriant. Tu t'es drôlement bien rattrapée alors.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle continue de faire défiler la page.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Oh, elle est gentille celle-là. « C'est vrai qu'on ne choisit pas sa famille mais bon, Nounou et Léa je suis quand même content de ne pas les avoir choisis pour le coup. Parce que myope comme je suis j'en aurais sûrement choisi des moins chouettes si on m'avait laissé faire ». Hmm, je crois qu'il t'aimait bien, conclue Mo' en se retournant pour faire un grand sourire à Léa.&lt;br /&gt;- Attends attends, remonte un peu, l'interrompt Rosie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mo' s'exécute.&lt;br /&gt;« - Non mais quel toupet ce gars !&lt;br /&gt;- Pourquoi, qu’est-ce qu’il t’a dit ?&lt;br /&gt;- Non, ses cheveux. Regarde ce toupet ! »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ah quand même…&lt;br /&gt;- Oui, il en a dit un paquet, des bêtises.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Léa sourit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Je confirme qu'on se serait très bien entendus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et la lecture du reste du blog ne fait que le leur confirmer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Au fait…&lt;br /&gt;- Hmm ?&lt;br /&gt;- Ça vous paraît pas un peu étrange qu’après toutes ces années toutes ces données aient pas été effacées ?&lt;br /&gt;- Maintenant que tu le dis…&lt;br /&gt;- Je peux vérifier quelque chose ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mo’ acquiesce et cède le clavier de l’ordinateur à Léa, qui farfouille quelques instants parmi les pages du site.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Lily...&lt;br /&gt;- Lily… LA Lily ?&lt;br /&gt;- Je pense oui. Il faudrait que j’essaie de reprendre contact avec elle.&lt;br /&gt;- Ça risque de lui faire un choc.&lt;br /&gt;- Je lui enverrai un petit coussin avant alors. Ça amortira.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les trois jeunes femmes échangent des regards complices avant de se replonger dans la lecture du blog.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;S21 (Surtout si elle est si douée que les auteurs le disent)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;a href="http://juhdep.blogspot.com/2009/02/chapitre-106.html"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Chapitre 106&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4025372412020512163-401892635392406361?l=juhdep.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://juhdep.blogspot.com/feeds/401892635392406361/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4025372412020512163&amp;postID=401892635392406361&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4025372412020512163/posts/default/401892635392406361'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4025372412020512163/posts/default/401892635392406361'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://juhdep.blogspot.com/2009/02/chapitre-105.html' title='Chapitre 105'/><author><name>David</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04643646173907551371</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_Sp6u-j5gITU/SR2-tkv4w0I/AAAAAAAAAFI/_YrCVm7E0JY/S220/1-48.png'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4025372412020512163.post-3943332111663424962</id><published>2009-02-04T18:06:00.001+01:00</published><updated>2009-02-04T19:38:11.862+01:00</updated><title type='text'>Chapitre 104</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Elle est assise sur le piédestal d'une statue et fait tourner une sorte de petite matraque entre ses doigts. Il y a une étoile en plastique scotchée au bout. Elle regarde ses pieds en souriant. Maintenant ils touchent par terre. Elle doit avoir un peu grandi il faut croire. À part ça, tout semble inchangé dans le petit parc qu'elle aimait tant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- C'est ta baguette magique ça ? lui demande Mo'.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle acquiesce.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Tu fais une drôle de fée toi…&lt;br /&gt;- Faut savoir s'adapter à son époque.&lt;br /&gt;- Alors les grosses chaussures renforcées c'est pour pas t'envoler juste ? Rien à voir avec les bagarres de rue ?&lt;br /&gt;- Exactement !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle sourit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Tu travailles dans une boutique de disques, ça fait aussi de toi une sorte de magicienne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elles échangent un drôle de regard.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- C’était dur, tu sais, d’être deux quand on aurait dû être trois. D'ailleurs on s'est un peu perdues de vue avec Rosie pendant ton absence. Mais je l'ai prévenue dès que tu m'as contactée, elle devrait plus tarder.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La voix de Mo' tremble d'émotion. Sa fausse nonchalance aura fait illusion  presque une minute. Elle jette un œil autour d'elle, comme si elle cherchait quelqu'un du regard.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Tu n’as pas réussi à joindre Marcus alors ? Bah tu n’as rien manqué va, il a drôlement changé depuis l’accident. Je crois qu’il ne s’en est jamais vraiment remis…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand Mo' a décroché le téléphone ce matin, qu'elle a entendu cette voix qu'elle ne connaissait pas, elle ne s'attendait pas à ce que ce soit sa meilleure amie qu'elle pensait morte bien des années plus tôt dans un incendie. Et pourtant elle y a cru tout de suite, aussi étonnant que ça paraisse.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;***&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Un bruit de pas la ramène à la réalité. Approche une grande fille athlétique à la peau sombre, le visage dur et les yeux brillants. Un instant, la nouvelle venue détaille Léa.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- T'as intérêt à venir de sacrément loin pour arriver que maintenant !&lt;br /&gt;- Je t'aurais pas reconnue, lui répond Léa en se levant. Mo' a pas encore eu le temps de me raconter ce que tu étais devenue après le bal.&lt;br /&gt;- Je suis pas allée bien loin, j’ai été vivre chez Mo’ en fait. Je dois être pantouflarde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Son air dur disparaît soudain, elle prend son amie d'enfance dans ses bras.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Pas trop longtemps par contre, j'ai ma réputation… chuchote Rosie en souriant, visiblement émue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Puis elle s'écarte pour la regarder de nouveau Léa.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- On t'a cru morte.&lt;br /&gt;- Ben je l'étais. Mais vous savez ce que c'est, j’ai vu de la lumière au bout du tunnel. À tout hasard j’ai quand même regardé si j’avais pas déjà du feu sur moi. Histoire de pouvoir faire demi-tour dans le noir. Et en fait j’avais encore la bougie que tu m’avais offerte le soir de la fête, celle que tu avais faite en cours. Je me suis perdue quelques temps mais j’ai fini par retrouver le chemin… Ça me fait plaisir de vous revoir.&lt;br /&gt;- On a pas l'air bêtes tiens…&lt;br /&gt;- Je crois que c'est pour ça qu'il faut profiter de chaque moment. Parce que l'instant d'après on peut être mort…&lt;br /&gt;- D'un autre côté tout le monde ne meurt pas tout le temps hein&lt;br /&gt;- Euh… vous vous êtes regardées toutes les deux, celle qui saute des toits et s'envole en fumée et celle qui se fait cogner par son père et passe son temps à boxer ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mo' regarde Rosie et Léa.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Franchement… Au fait Léa, tu sais comment les gens t'appellent depuis qu'ils ont appris qu'en fait t'es pas vraiment morte ? Phenix ! C'est trognon non ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rosie se retourne vers Léa.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Finalement il t'est arrivé quoi ?&lt;br /&gt;- Bah, coma, amnésie, rééducation…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle fait un vague signe de la main, genre « je vous passe les détails ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ensuite je ne me souviens plus trop bien, rapport aux coups sur la tête.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle rit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Et il en fallait de sévères pour me faire oublier mes deux meilleures copines. Non, en fait j’ai eu de la chance dans mon « malheur ». Il y a eu ce médecin qui est passé par là un jour pour voir un ancien pote à lui, du temps où ils étaient internes ensemble. Internes hein, pas internés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle sourit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Il m’a pris sous son aile. Il se rendait dans tout un tas de pays défavorisés pour soigner les gens. J’ai beaucoup appris avec lui. Il faudra que je vous le présente d’ailleurs. Le seul truc qu’il n’a pas pu guérir c’est mon amnésie. Pour ça il n’y avait rien d’autre à faire qu’attendre. Voilà pourquoi j’ai tant tardé.&lt;br /&gt;- En tout cas chapeau. Au début j'y croyais pas à ton déguisement de fée, mais disparaître comme ça dans la nature…&lt;br /&gt;- Ça craint un peu d'ailleurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Léa regarde les vêtements qu’elle porte d’un air qui se veut réprobateur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Moi j'ai grandi mais pas mon costume, alors j'ai perdu les super pouvoirs. Mais comme j'ai appris à manier les aiguilles entre temps j'essaierai de m'en faire un autre.&lt;br /&gt;- Ah parce que t'es pas déjà costumée là ? demande Rosie en riant.&lt;br /&gt;- M'enfin…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Léa sourit et fait mine de s'inspecter de nouveau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Au moins t'es de nouveau parmi nous, dit Mo'. Tu penses pouvoir te tenir tranquille désormais ? Fini d'essayer de voler et toutes ces conneries ?&lt;br /&gt;- Penses-tu. Vous savez, j'ai enfin compris pourquoi ça avait jamais marché quand j'étais enfant…&lt;br /&gt;- Hmm, parce que ça fait mal et que ça donne pas envie de recommencer ?&lt;br /&gt;- Non. Parce que j'avais de trop petites. Elles ont grandi depuis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Large sourire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Pinaise, sa folie a grandi avec elle…&lt;br /&gt;- T'inquiètes, on va te pouponner va, poursuit Rosie.&lt;br /&gt;- Ça serait bien parce que notre Nounou est partie garder les chérubins au ciel, répond Léa en prenant une petite voix, avant de sourire à ses amies avec reconnaissance. J’ai essayé d’apprendre ce qui s’était passé après l’incendie  mais…&lt;br /&gt;- On a rien pu faire, l’interrompt aussitôt Mo’. Personne a rien pu faire. D’abord ils ont dit que c’était plus ou moins leur faute, à Charlie et à elle, si tout ça était arrivé.&lt;br /&gt;- Soi disant qu'ils nous avaient laissé trop croire que tout était possible et que sans ça, tu aurais pu être sauvée, qu’il y a des choses à pas dire à des gosses. Je m’en souviens comme si c’était hier, ajoute Rosie. C’est pour ça que j’ai pas pu aller vivre avec Nounou comme on l’avait prévu au départ.&lt;br /&gt;- On nous a interdit de l’approcher et pareil pour nos parents. Alors on a rusé, on passait par Audrey, son amie qui tenait la mercerie, pour avoir des nouvelles. C’est elle qui nous a appris que Nounou avait fini par dépérir. Elle était rongée par le chagrin. Toi à l'hôpital et Charlie mort dans l'incendie... c'était au dessus de ses forces d'endurer tout ça...&lt;br /&gt;- Elle était malade en fait, corrige Rosie.&lt;br /&gt;- La tristesse c’est certainement la plus grave des maladies.&lt;br /&gt;- Tu m’as compris.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Léa les regarde avec un petit sourire triste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- On est encore là nous, c’est déjà ça.&lt;br /&gt;- Comme tu dis.&lt;br /&gt;- Y a encore un autre truc qui a pas changé.&lt;br /&gt;- Hmm ?&lt;br /&gt;- On a encore toute la vie devant nous.&lt;br /&gt;- Je suis bien d’accord avec toi ma louloute. Et ça tombe bien parce qu’on en a des choses à rattraper !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rosie semble sur le point de s’envoler tellement elle trépigne d’impatience. Les trois amies se tiennent maintenant côte à côte et fixent un point au-delà de l’entrée du parc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- On commence par quoi ?&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;S1 (Oh misère, ce serait affreux…)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;a href="http://juhdep.blogspot.com/2009/02/chapitre-105.html"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Chapitre 105&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4025372412020512163-3943332111663424962?l=juhdep.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://juhdep.blogspot.com/feeds/3943332111663424962/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4025372412020512163&amp;postID=3943332111663424962&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4025372412020512163/posts/default/3943332111663424962'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4025372412020512163/posts/default/3943332111663424962'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://juhdep.blogspot.com/2009/02/chapitre-104.html' title='Chapitre 104'/><author><name>David</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04643646173907551371</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_Sp6u-j5gITU/SR2-tkv4w0I/AAAAAAAAAFI/_YrCVm7E0JY/S220/1-48.png'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4025372412020512163.post-1004856222694865407</id><published>2009-02-04T18:05:00.001+01:00</published><updated>2009-02-04T19:38:50.222+01:00</updated><title type='text'>Chapitre 103</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Dans le coin cuisine, Léa aide Charlie à préparer des tartines.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Bien sûr que tu peux faire ce que tu veux, tu es une fée. Et bien sûr qu'on sera tous heureux. On est déguisés en membres de la famille du bonheur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il ouvre un nouveau paquet de pain de mie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Donc si quelqu'un change d'avis et qu'au dernier moment il veut plus de la confiture de fraise sur sa tartine mais de l'abricot, je pourrai lui changer avec ma baguette ?&lt;br /&gt;- Hmm, je sais pas si c'est bien prudent de montrer tes pouvoirs comme ça. Vaudrait mieux que tu reviennes faire ça en coulisses sinon tout le monde va pas arrêter de te demander de faire des miracles.&lt;br /&gt;- Ah mais c'est pas grave ça, si ça leur fait plaisir !&lt;br /&gt;- Oui mais tu sais, imagine que la magie il faille la partager et que celle dont tu te sers pour changer une tartine quelqu'un d'autre en ait besoin pour… je sais pas moi, faire un puits en Afrique par exemple. Qu'est-ce qui est le plus important d'après toi ?&lt;br /&gt;- Oh, la magie on en a pas tant qu'on veut ?&lt;br /&gt;- Eh non. C'est comme… comme des petits gâteaux à la maison. Le plat ne se reremplit pas tout seul.&lt;br /&gt;- Au début je croyais que si.&lt;br /&gt;- Parce qu'on revenait en cuisine le reremplir ! conclue Charlie en lui faisant un grand sourire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils aiment bien tous les deux jouer à « quand j'étais petit », c'est à dire à faire comme si ils croyaient à tout ce qu'ils racontent.&lt;br /&gt;Léa a beaucoup grandi depuis son arrivée chez Nounou, même si vu de l'extérieur ça ne se remarque pas. Il n'y a que Charlie qui sait. Mais parfois ils aiment faire comme si de rien n'était.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Tu sais, Mimine dit que Marcus c'est un arriviste…&lt;br /&gt;- Tu connais ce mot là toi ?&lt;br /&gt;- Non, c'est Mimine. Pourquoi ? Qu'est-ce que ça veut dire ? C'est un gros mot ?&lt;br /&gt;- Et bien… c'est vrai que Marcus n'est pas le petit garçon le plus parfait qui soit mais il est plein d'imagination et le plus important…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Là, Charlie se penche vers sa petite cousine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- … c'est que je crois que Mo', Rosie et toi vous avez une bonne influence sur lui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Léa semble ravie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Je vais aller lui faire un bisou alors. En plus, c'est un secret mais…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle se dresse sur la pointe des pieds et met ses mains autour de l'oreille de Charlie :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Les fées elles doivent faire des bisous pour s'envoler. Comme pour les sacs de sable et les montgolfières. Euh… c'est comme ça qu'on dit ? Montgolfières ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Déboule Mo' tandis que Charlie se redresse, ravi, en regardant Léa avec tendresse et en hochant la tête.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Moi plus tard je veux faire fée de la circulation ! explique Mo' à Rosie, qui la suit de près. Police brindherbiale ! Excès de tristesse ! Je retire trois points à votre coccinelle.&lt;br /&gt;- Quand même, trois points d'un coup c'est beaucoup… fait remarquer le jeune homme en reprenant son tartinage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La discussion se poursuit un moment, avant que tout le monde se disperse de nouveau pour aller distribuer les tartines et servir les boissons. Ou faire des bisous…&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;***&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Des rires, des cris, des chants, des jeux. Tout le monde s'amuse beaucoup et c’est tardivement que les premières personnes commencent à partir. Voilà ce qu'on appelle une franche réussite.&lt;br /&gt;À la toute fin ne restent que Mo', Léa, Rosie, Charlie, Lily, Nounou et les parents de Marcus. D'ailleurs, où est le petit garçon ? Ah oui, en cuisine en train de se faire réchauffer du chocolat tout seul en douce avec le petit réchaud amené pour l'occasion.&lt;br /&gt;Mo' le fait sursauter en déboulant à l’improviste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ah, t'es là ! Ta maman te cherche !&lt;br /&gt;- J'arrive, dit-il en cachant le réchaud.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mo' repart aussi sec. Elle et Rosie vont chez Marcus ce soir, parce que Nounou, Charlie et Lily se sont proposés pour tout ranger et que ça risque de les faire veiller tard. Léa a voulu rester aussi pour aider.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Avec ma baguette magique ça ira plus vite. On se verra demain matin, a-t-elle dit à Mo' et Rosie, qui du coup voulaient rester aussi. On se racontera tout.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elles n'ont pas insisté. Vivement demain matin !&lt;br /&gt;Marcus, de son côté, regarde le réchaud avec regret. Snif, pas le temps pour un dernier chocolat chaud… Il demandera à sa maman de lui en faire un une fois à l'appartement.&lt;br /&gt;À cette idée, il se précipite hors de la cuisine improvisée. Chocolat chauuuuud ! Il lui semble bien avoir négligé un détail mais cette sensation est vite oubliée à la pensée de la dernière collation avant dodo.&lt;br /&gt;Tout le monde se dit finalement au revoir à la porte du gymnase. On s’embrasse, on se dit « à demain ». Place au ménage !&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;***&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;On ne saura sans doute jamais ce qui s’est réellement passé. Marcus a-t-il eu raison de pleurer en disant que c’était à cause de lui l’incendie ? Parce qu’il était trop gourmand ? Et que s’il avait pas été déguisé en stupide chevalier il aurait pu lancer un sort et sauver tout le monde ?&lt;br /&gt;Quand les pompiers arrivent sur place, il est déjà trop tard. Dans le reste de la ville, les autres lueurs sont plus joyeuses, loupiottes de toutes les couleurs  dans les vitrines, vagues de lumière au-dessus des rues piétonnes, guirlandes autour des sapins aux fenêtres…&lt;br /&gt;La dernière image de l’incendie, c’est une ambulance qui s’éloigne et une baguette de fée qui finit de se consumer sur le sol.                                                                                               &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;J85 (Ou alors on devient un personnage du récit et on est poursuivi par Mimine !)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;a href="http://juhdep.blogspot.com/2009/02/chapitre-104.html"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Chapitre 104&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4025372412020512163-1004856222694865407?l=juhdep.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://juhdep.blogspot.com/feeds/1004856222694865407/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4025372412020512163&amp;postID=1004856222694865407&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4025372412020512163/posts/default/1004856222694865407'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4025372412020512163/posts/default/1004856222694865407'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://juhdep.blogspot.com/2009/02/chapitre-103.html' title='Chapitre 103'/><author><name>David</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04643646173907551371</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_Sp6u-j5gITU/SR2-tkv4w0I/AAAAAAAAAFI/_YrCVm7E0JY/S220/1-48.png'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4025372412020512163.post-5327094259632546934</id><published>2009-02-04T18:04:00.001+01:00</published><updated>2009-02-04T19:39:37.565+01:00</updated><title type='text'>Chapitre 102</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La jeune disquaire désigne la foule des petits.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ça vous manque pas tout ça ? La magie, les gâteaux…&lt;br /&gt;- On fait toujours des gâteaux, fait remarquer BN avec malice.&lt;br /&gt;- Non, je crois que je suis contente d'être devenue une grande fille, répond pour sa part Phenix. On a d'autres joies, un autre genre de magie.&lt;br /&gt;- Les câlins !&lt;br /&gt;- D'autres câlins, ajoute-t-elle avec un clin d'œil.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un peu plus tôt dans la soirée, un ado l'a abordée en lui demandant si elle attendait quelqu'un. Il aurait sans doute apprécié qu'elle réponde « oui, toi ». Au lieu de quoi elle a dit :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Comme tout le monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec tant de douceur qu'il n'a pas insisté.&lt;br /&gt;Et maintenant elle regarde les enfants qui jouent là en bas et elle se dit qu'avec un peu de chance ils trouveront tous leur moitié. L’avantage c’est que la vie ce n’est pas un puzzle, on peut toujours rogner les pièces si jamais elles correspondent pas tout à fait. Un puzzle à plusieurs milliards de pièces…&lt;br /&gt;La jeune disquaire la tire de ses pensées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Quand même, vous pourriez être plus conciliantes, j'ai encore lu une étude comme quoi la pollution rend moins fécond. Si en plus vous y mettez pas du vôtre…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle les toise avec malice.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Y a peut-être pas que la pollution si vous voulez mon avis, répond BN. Je me souviens encore de ce vieux film avec un flic qui disait que lui, dans un monde comme le nôtre, il voudrait certainement pas avoir d'enfants. À mon avis c'est un sentiment pas mal partagé quand même. Heureusement que nous on garde le moral hein ?&lt;br /&gt;- Absolument ! Ce qui m'a amusé dans le nom de l'étude dont je vous parle c'est que les initiales ça fait ELFE. Comme, vous savez…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle sourit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- J'ai lu quelque chose sur le sujet aussi, il n'y a pas si longtemps. Un scientifique soutenait que le phénomène faisait partie du processus de l'évolution. Moins de gens parce que moins de ressources, une sorte d'autorégulation, répond Phénix.&lt;br /&gt;- En tant que race on s'imposerait à nous-mêmes de ne pas avoir d'enfants tu veux dire ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La jeune disquaire regarde son amie un peu étonnée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Bah, il y a déjà tellement de choses que l'on se prive de faire sans vraiment s'en rendre compte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle dit ça avec amusement. Son amie ferme les yeux et se masse les tempes du bout des doigts en grimaçant :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Hmpf, j'avais pas prévu de réfléchir ce soir, pourquoi tu me fais ça ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Puis elle éclate de rire et toutes les trois elles reportent leur attention sur la foule en dessous d'elles, repensant sans se concerter à quand elles étaient petites elles aussi, à leurs rêves d'alors et à ce qu'elles sont devenues au bout du compte.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;S20 (Si ça se trouve ce blog explose si on n’a pas compris à quoi correspondent ces nombres et ces lettres, ou pire… on est changé en betterave !)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;a href="http://juhdep.blogspot.com/2009/02/chapitre-103.html"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Chapitre 103&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4025372412020512163-5327094259632546934?l=juhdep.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://juhdep.blogspot.com/feeds/5327094259632546934/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4025372412020512163&amp;postID=5327094259632546934&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4025372412020512163/posts/default/5327094259632546934'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4025372412020512163/posts/default/5327094259632546934'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://juhdep.blogspot.com/2009/02/chapitre-102.html' title='Chapitre 102'/><author><name>David</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04643646173907551371</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_Sp6u-j5gITU/SR2-tkv4w0I/AAAAAAAAAFI/_YrCVm7E0JY/S220/1-48.png'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4025372412020512163.post-2072161564749128107</id><published>2009-02-04T18:03:00.001+01:00</published><updated>2009-02-04T19:40:25.082+01:00</updated><title type='text'>Chapitre 101</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Les trois jeunes femmes se tiennent au-dessus de la foule, assises au bord d’une passerelle en métal qui sert en temps normal à accéder aux éclairages du gymnase. Leurs jambes pendent dans le vide. La jeune disquaire a  le menton posé sur ses bras croisés, eux-mêmes soutenus par une barre de protection à mi-hauteur de la rambarde de sécurité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ils ont l'air de s'amuser.&lt;br /&gt;- Bah, c'est Noël. Pour venir ils sont passés devant toutes ces jolies vitrines illuminées. Et en plus Ils ont les costumes, à boire, à manger, de la musique, faut en vouloir pour être triste un jour comme aujourd’hui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;BN parcourt la foule du regard.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Je me demande si chaque enfant s'est déguisé en ce qu'il voudrait vraiment être quand il sera grand, poursuit la jeune disquaire.&lt;br /&gt;- Y en a aucun en tenue d'avocat ou d'assureur donc je serais tentée de dire que oui.&lt;br /&gt;- Vous avez remarqué le petit habillé en chevalier ?&lt;br /&gt;- Lequel ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La jeune disquaire désigne à BN un enfant qui trottine derrière une petite fille déguisée en panthère.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Il commence jeune.&lt;br /&gt;- Il me rappelle un peu ce type du bar.&lt;br /&gt;- T'as été draguée par un gars fringué en chevalier et tu nous a rien dit ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La jeune femme noire fait un clin d'œil à son amie, qui poursuit en souriant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Malheureusement non.&lt;br /&gt;- Attends, je viens de tilter… t'as carrément été dans un bar sans nous ? rajoute BN avec malice.&lt;br /&gt;- Vous avez rien raté. Attends que je retrouve ce qu'il m'a dit… ah oui ! Il a dit « Vous vous êtes un agent trouble des pays de l'est, avouez ». J'imagine qu'il pensait ça subtil.&lt;br /&gt;- Et ? Tu as avoué ?&lt;br /&gt;- Nope. Encore que ça c'était amusant, mais ensuite il est devenu vraiment lourd, alors j'ai fini par lui dire que grâce à lui je comprenais mieux les études scientifiques qui soutiennent que les hommes ont une forte majorité de gènes en commun avec les cochons…&lt;br /&gt;- Euh…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;BN semble dubitative.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ouais, je sais, il a rien dû comprendre vu son état.&lt;br /&gt;- Oui, dire des trucs comme ça à quelqu'un de saoul c'est un peu comme donner de la confiture…&lt;br /&gt;- … à un cochon ! achève la jeune disquaire en riant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elles reportent leurs regards sur la salle en dessous. L'enfant déguisé en chevalier continue de gambader derrière la petite fille-panthère. Faut dire que ça court vite une panthère.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Il a bien dû t'arriver ce genre de choses aussi non ?&lt;br /&gt;- Des plans drague pourris tu veux dire ?&lt;br /&gt;- Oui.&lt;br /&gt;- Une fois ou deux.&lt;br /&gt;- Et tu nous as pas racontés ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La jeune femme prend l'air indigné. Elle jette un regard complice à Phenix qui depuis tout à l'heure les écoute en semblant un peu ailleurs puis tourne de nouveau la tête vers BN.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Hmm, je sais pas si tu mérites…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elles échangent un sourire de connivence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- C'était à une soirée… vous y étiez d'ailleurs, rajoute-t-elle. Au dernier réveillon. J'étais près du buffet et lui, lui il était là depuis un moment apparemment. Je crois qu'il avait pas mal bu. À minuit, il s'est tourné vers moi, il a fermé les yeux et a commencé à avancer ses lèvres pour m'embrasser en faisant « biiiiiiiiiiiiiz ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La jeune disquaire se met à rire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Et t'as fait quoi ?&lt;br /&gt;- Je l'ai claqué.&lt;br /&gt;- …&lt;br /&gt;- Gentiment, précise-t-elle. Là il m’a regardée d’un air interrogateur.&lt;br /&gt;- Qu'est-ce que tu lui as répondu ?&lt;br /&gt;- Désolée… confondu avec un moustique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Phenix secoue la tête en souriant tandis que les deux autres pouffent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Mais j'ai mieux.&lt;br /&gt;- Mieux que le moustique que tu nous avais même pas raconté ? Tu aggraves ton cas ma grande mais bon, vas-y, on t'écoute.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La jeune femme est hilare.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Cette fois c'était dans la rue, je ne sais plus trop ce que je faisais, je crois que j'attendais simplement pour un sandwich…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle semble essayer de se rappeler puis y renonce visiblement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Pas bien important de toute façon. Bref, voilà que s’amène un jeune d'une quinzaine d'années grand maximum qui roule des mécaniques et me dit « T’es super belle tu sais. » Je lui ai montré mes oreilles et j'ai répondu « Désolée, j’entends pas ce que vous dites avec cette musique. »&lt;br /&gt;- Huhu.&lt;br /&gt;- Et là il a crié « Tu te fous de moi ? T’as même pas d’écouteurs ! » Et quand je dis qu'il a crié, je veux dire, comme si j'avais vraiment eu des écouteurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La jeune disquaire éclate de rire en regardant son amie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- J'imagine tout à fait la scène.&lt;br /&gt;- J'ai juste ajouté « Depuis quand c’est nécessaire ? » Avec calme tu vois mais je pense qu'il a dû piger que j'hésiterais pas à le tarter au besoin.&lt;br /&gt;- T'es une violente en fait.&lt;br /&gt;- C'est maintenant que tu t'en rends compte ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nouvel échange de sourires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Tu veux une preuve de plus ?&lt;br /&gt;- Quoi, encore un truc que tu nous as caché ?&lt;br /&gt;- Chuis une fille discrète.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et comme si c'était une preuve de ce qu'elle avance, elle désigne sa peau, noire comme la nuit.&lt;br /&gt;Ah tiens, elle leur avait pas encore fait, le coup de la discrétion. En fait elle a toujours une version différente pour expliquer sa couleur de peau BN. Tantôt elle dit que si elle est si noire, c'est parce que sa maman un jour l'a oubliée au soleil sur le balcon. Tantôt c'est à cause de la pollution. Ou encore parce qu'elle a renversé une marmite de chocolat sur elle par inadvertance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Cette fois-là c'était dans un bar. Le type a dit « Vous resplendissez tellement que… » Je l'ai même pas laissé finir, j'ai répondu « Ca te dirait de voir des étoiles ? » Il t’aurait dit ça à toi avec ton teint clair je dis pas, mais moi…&lt;br /&gt;- Mais justement ! C'était flatteur, il parlait de ton éclat intérieur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et la jeune disquaire de faire un clin d'œil à son amie tandis qu'en dessous d'elle, quelques enfants ont formé un cercle et semblent jouer à se poser des questions.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Tu parles, il voulait m'emmener danser pour mettre le feu à la piste soi disant.&lt;br /&gt;- Faut toujours se méfier des propositions incandescentes, dit Phenix, qui jusque là se contentait d'écouter.&lt;br /&gt;- Il transpirait la sympathie cela dit, un peu la sueur aussi mais surtout la sympathie. M'enfin bon, quand même…&lt;br /&gt;- Belle brochette, conclue la jeune disquaire. Et toi ? demande-t-elle en se tournant vers Phenix.&lt;br /&gt;- Une fois sur une plage, une bouteille avec un message dedans.&lt;br /&gt;- Oh.&lt;br /&gt;- Le message disait « aimez le premier homme que vous sentir… verrez ». La bouteille sentait la bière. Je me suis retournée, en fait l'homme venait juste de la jeter.&lt;br /&gt;- Et ?&lt;br /&gt;- Son plan est tombé à l'eau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle sourit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Au fait, toi et Will ça va comment ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La jeune disquaire fait un signe, l'air gênée, avec les bouts des index qui se touchent. On la dirait presque redevenue une toute petite fille.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Euh… vous vous touchez le bout des doigts ? demande BN, l'air de pas avoir compris.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle refait le geste d'un air entendu, amusée puis fait l'étonnée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Oh, vous êtes amoureux et vous vous faites des bisous ?&lt;br /&gt;- Eh oui !&lt;br /&gt;- Moi je ne pourrais tomber amoureuse que de quelqu’un qui me fasse rire et qui me touche.&lt;br /&gt;- Qui te touche, tu veux dire… par ses écrits ou sa musique ou ses dessins ?&lt;br /&gt;- Non, je voulais parler des câlins mais maintenant que tu m’y fais penser, les récits et la musique ça marche aussi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elles rient. Pendant un instant, on ne dirait pas que ce sont elles les adultes censées surveiller tous ces enfants en dessous d'elles.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;S19 (Ah tiens…)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;a href="http://juhdep.blogspot.com/2009/02/chapitre-102.html"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Chapitre 102&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4025372412020512163-2072161564749128107?l=juhdep.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://juhdep.blogspot.com/feeds/2072161564749128107/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4025372412020512163&amp;postID=2072161564749128107&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4025372412020512163/posts/default/2072161564749128107'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4025372412020512163/posts/default/2072161564749128107'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://juhdep.blogspot.com/2009/02/chapitre-101.html' title='Chapitre 101'/><author><name>David</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04643646173907551371</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_Sp6u-j5gITU/SR2-tkv4w0I/AAAAAAAAAFI/_YrCVm7E0JY/S220/1-48.png'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4025372412020512163.post-3733270050139898765</id><published>2009-02-04T18:02:00.001+01:00</published><updated>2009-02-04T19:41:06.688+01:00</updated><title type='text'>Chapitre 100</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Oh, vous vous souvenez qu'il y a deux petites fées au bal costumé, Léa et une autre petite fille ? Eh bien cette dernière est en train de poursuivre Marcus, l’accusant d’avoir mangé sa baguette magique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- T'avais qu'à la faire en mauvais pain !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Léa regarde la poursuite en souriant, comme Mo' et Rosie d'ailleurs, même si cette dernière éprouve encore quelques difficultés à rire autrement qu’avec les yeux, à cause de sa mâchoire toujours.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Aïe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Léa se retourne pour découvrir un petit garçon de quatre ans qui la regarde bouche bée, deux doigts pinçant toujours le bout d'une de ses ailes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- T'es une vraie fée ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Apparemment, le fait qu'elle ait crié « aïe » quand il lui a tiré sur l'aile pour lui poser la question l'a déjà convaincu. Mais il a raison, faut être bien sûr.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Et moi à ton avis, chuis une vraie pirate ? lui demande Mo'.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De son bandeau dans les cheveux elle vient de tirer une petite cuillère.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- T'es… t'es une pirate ?&lt;br /&gt;- Bien chûr ! elle répond, la cuillère entre les dents comme si elle se lançait à l'abordage.&lt;br /&gt;- Mais tu attaqueras quoi ?&lt;br /&gt;- Fa fe voit pas ? Des camions de glafe !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le petit garçon s'enfuit, poursuivi par Mo'.  C’était lui... le sorbet cassis !&lt;br /&gt;Plus loin, Marcus est en pleine explication de son dernier exploit. Pas celui  d'avoir échappé à une fée courroucée, celle-ci ayant été se consoler en cuisine, où Lily lui a confié que la baguette n'était pas vraiment nécessaire…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ah non ?&lt;br /&gt;- La bonne humeur ça suffit.&lt;br /&gt;- Et une crêpe, ça peut aider, a ajouté Charlie en lui en tendant une, roulée et sentant bon la fleur d'oranger.&lt;br /&gt;- Ça fait comme une baguette a dit la petite fille.&lt;br /&gt;- Mange-la vite avant qu'on te la mange, a alors ajouté le jeune homme, faisant rire la petite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bref, l'exploit dont se vante Marcus ce n'est donc pas d'avoir échappé à une fée mais d'avoir sauvé une princesse (oui, il y a un certain nombre de princesses aussi ce soir, j'ai oublié de le dire).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Y avait ce rhume qui allait s'en prendre au joli nez de la princesse et bien évidemment, je me suis interposé pour… atchoum !&lt;br /&gt;- La chevalerie, c'est plus ce que c'était, fait remarquer son interlocuteur, le papa de la crevette, amusé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Lepapadecath », a cru comprendre Marcus, mais il n'est plus bien sûr. Il s'attendait à ce qu'avec un nom comme ça on ait une drôle de couleur de peau ou quelque chose dans le genre. Mais non, même pas. Ce Lepapadecath n'a même pas d'accent exotique !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Un jour, je serai un gros chevalier !&lt;br /&gt;- Non, c'est grand qu'il faut dire.&lt;br /&gt;- Un chevalier peut pas être gourmand ?&lt;br /&gt;- Euh…&lt;br /&gt;- En tout cas je serai un peureux chevalier !&lt;br /&gt;- Euh… preux non ?&lt;br /&gt;- Quoi ? Un chevalier peut pas non plus être raisonnable ?&lt;br /&gt;- …&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De son côté, Nounou passe presque tout son temps dans le coin cuisine, aidée par Léa, Charlie et Lily et parfois Mo' et Rosie aussi. En fait le seul moment où la cuisine se retrouve réellement vide, c'est lorsqu’a enfin lieu le numéro de l'illusionniste. Faire venir un véritable professionnel aurait été trop cher, heureusement un papa s'est proposé pour montrer quelques tours. Et en fait c'est très bien, tout le monde est emballé.&lt;br /&gt;Il finit même avec le numéro de la femme coupée en deux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Veuillez applaudir, je vous prie, ma moitié, qui prend chaque soir le risque de le devenir encore plus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Charlie est obligé d'expliquer le jeu de mots aux enfants, qui voient les adultes rire sans bien comprendre mais qui de toute façon applaudissent parce que mince, c'était un rudement super spectacle !&lt;br /&gt;Cela dit, Marcus ne peut pas s’empêcher de faire remarquer que quand même, un spectacle avec une bataille ça aurait été « vachement plus super ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Pis après les guerriers mourus ils auraient été au Valàbas mais attention hein, c’est pas « va là bas » comme quand on dit « va au coin » parce que là c'est pour récompenser parce qu’ils se sont bien bagarrés. C’est plus comme quand on dit « va là-bas, t'auras du chocolat » ! Mais pas là-bas où y a le Dalaï, c’est encore un autre là-bas. Même si je crois qu’il fait très froid aussi là où il vit le Dalaï-Làbas. Lui aussi c’est un grand guerrier, encore plus même parce qu’il se bat juste avec les mains et en portant une robe sinon il serait trop trop fort et…&lt;br /&gt;- Le Dalaï-Làbas il se bat jamais d’abord, l’interrompt une petite voix.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tiens, pour une fois, Mo’ n’a pas été la plus rapide à contredire Marcus. Pourtant elle avait effectivement commencé à ouvrir la bouche et d’ailleurs c’est elle que tout le monde fixe en attendant la suite. Mais non, la petite fille hausse les épaules, bouche bée, avant de dévisager tout le monde, les sourcils froncés. Qui a osé la priver de sa réplique ? Qui ? Ça va barder !&lt;br /&gt;Rosie se tortille légèrement alors que tous les regards se tournent finalement vers elle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Bah quoi ? lâche-t-elle finalement en baissant la tête, ouvrant à peine la bouche, l’air de dire&lt;br /&gt;« quand Mo’ elle le fait personne s’étonne ».&lt;br /&gt;- Elle reparle !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Marcus vient de rompre le charme.&lt;br /&gt;Mais il n'oublie pas de se vexer pour autant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ah ouais ? Le Dalaï-Làbas c’est pas le plus fort de tous les guerriers de la terre entière ?&lt;br /&gt;- Ben non, c’est Mimine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mo’ a repris le relais. Rosie et elle échangent un regard complice.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ah oui, t’as raison, concède le petit garçon. Oh, ça m’fait penser que je vous ai pas encore raconté l’autre jour, quand j’ai sauvé la vie à maman dans le parking sous la terre. Elle allait prendre la sortie pythons ! Heureusement moi j’avais entendu une dame devant dire que c’était la sortie pythons et j’ai pu prévenir maman pour qu’on passe par la sortie pour les gens. Sinon on serait tombé dans une embuscade de pythons chuis sûr et…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il n’y a pas à dire, Rosie a bien fait d’en placer une tant qu’elle le pouvait encore. Parce qu’on sait quand Marcus commence à parler, mais rarement quand il va s’arrêter.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;J84 (Oh he, concentrez-vous… La survie du monde est peut-être entre vos mains !)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;a href="http://juhdep.blogspot.com/2009/02/chapitre-101.html"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Chapitre 101&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4025372412020512163-3733270050139898765?l=juhdep.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://juhdep.blogspot.com/feeds/3733270050139898765/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4025372412020512163&amp;postID=3733270050139898765&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4025372412020512163/posts/default/3733270050139898765'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4025372412020512163/posts/default/3733270050139898765'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://juhdep.blogspot.com/2009/02/chapitre-100.html' title='Chapitre 100'/><author><name>David</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04643646173907551371</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_Sp6u-j5gITU/SR2-tkv4w0I/AAAAAAAAAFI/_YrCVm7E0JY/S220/1-48.png'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4025372412020512163.post-992989850297033748</id><published>2009-02-04T18:01:00.001+01:00</published><updated>2009-02-04T19:41:44.244+01:00</updated><title type='text'>Chapitre 99</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- Des bijoux dans le cou, il lui a fait des bijoux dans le cou !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout le monde regarde dans la direction que Marcus indique d'un doigt dégoulinant de pâte à tartiner.&lt;br /&gt;Ce qu'il montre, c'est un jeune garçon essayant d'accrocher un collier de papier multicolore au cou d’une petite fille.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nounou s'éclipse pour déposer les bouteilles, les crêpes et les gâteaux en cuisine.&lt;br /&gt;Le gymnase de l'école primaire a été réquisitionné pour le bal. Avec quelques panneaux et paravents placés astucieusement ici et là, on ne le reconnaît plus du tout. Marcus est d'ailleurs tout à fait pour qu'on le garde comme ça.&lt;br /&gt;Il faut dire qu'il n'aime pas bien ça le sport. À part s'il y a un ballon impliqué. Et encore il faut le partager… Alors que là y a une cuisine et en plus on n'est pas obligé de courir ! Cela dit, c'est précisément ce qu'est en train de faire le petit garçon. Mais après de la nourriture, donc ça ne compte pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Léa, de son côté, explique à la maman de Mo' que Mimine aussi voulait un costume et que quand elle a appris que le bal était que pour les humains, elle était pas contente du tout !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Mimine… ta peluche ?&lt;br /&gt;- Rooooh… une peluche… Mimine… faut surtout pas répéter ça devant elle!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais où sont les autres ? Marcus, c'est fait. Nounou, ok. Charlie et Lily… Charlie et Lily… ah les voilà ! Avec Nounou, en cuisine. Et Mo'... Oh, avec Rosie. Elles reviennent toutes les deux vers Léa avec un bol d'olives et de petites saucisses cocktail.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- On va voir si on peut en faire de la purée ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bah oui, pour que Rosie puisse en profiter aussi. Elles se consultent du regard. Vendu ! Et hop direction le petit espace dévolu à la cuisine.&lt;br /&gt;Lily vient de sauter au cou de Charlie, ses jambes enserrant la taille du jeune homme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Alors là je vois que deux possibilités, soit tu es contente de me voir pour une raison qui m'échappe, soit tu n'y connais rien en anatomie, parce que c'est franchement pas comme ça qu'on étouffe quelqu'un.&lt;br /&gt;- Gros malin va.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils s'embrassent puis il la repose au sol.&lt;br /&gt;C'est à cet instant que les enfants déboulent.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;***&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Mo' voulait que ce soir ils parlent tous entre eux cette langue qu'avait un jour inventée Charlie. C'était pour servir de cobaye à une étudiante en sciences du langage qu’il voulait taquiner. Mais voilà, ils se sont rendus compte qu'ils ne connaissaient ni le mot pour chips, ni celui pour limonade. Et puis Nounou a fait une drôle de tête en plus. Du coup c'est pour ça que vous comprenez tout ce qu'ils disent ce soir. Enfin peut-être… Parce que parfois, même quand ils utilisent des mots pourtant connus de tout le monde, on se demande déjà s'ils ne parlent pas une langue étrangère.&lt;br /&gt;De toute façon, il aurait fallu l'apprendre à tous les autres enfants cette langue. Ça n’aurait pas été très commode. Car des enfants il y en a ce soir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a celui qui semble ne pas être déguisé mais qui explique qu'en fait c'est parce qu'il est Superman avant sa transformation, il y a le méchant sorcier avec une bonne grosse bouille bien ronde et souriante (car il est très gourmand), le roi d'un soir, le Zeus d'occasion (il manquait une partie du costume), plusieurs cow-boys, un chevalier (ça c'est Marcus), une terrible et sanguinaire capitaine pirate (vous ne devinez pas ? Mo' bien sûr !), une pleine panière de légumes géants, une momie (Rosie ; c’est Léa qui a eu l’idée, pour cacher ses véritables bandages), quelques magiciennes, deux fées (dont Léa), un astronaute, trois saisons (personne n’a voulu faire l’automne), une ampoule géante, un sorbet cassis et même une crevette (costaude la crevette !).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelques adultes ont aussi joué le jeu. Bon, vous savez déjà que Charlie est déguisé en cowboy, voyons les autres. Lily, elle, est une… une… c'est assez dur à décrire… On dirait une ballerine, sauf qu'elle porte de grosses chaussures, une cape multicolore à rayures verticales et un petit chapeau avec une fleur au sommet. Mouais, en fait je n'ai aucune idée de ce en quoi elle est déguisée. Mais est-ce vraiment important, hmm ? À part eux deux il y a un papa qui s'est costumé en donut géant et a failli faire avoir une attaque à Marcus. Sans doute parce que le petit garçon a essayé de le dévorer et qu'il ne s'est pas laissé faire… Sinon… oh, le policier que les petits et Charlie avaient rencontré dans le parc est là lui aussi. Il a mis sa veste à l'envers, a glissé un mini télescope dans son holster, ébouriffé ses cheveux et prétend être un visiteur d'une autre planète. Autant dire qu'il ne manque pas de public pour ses récits d'aventures galactiques.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;J83 (99…)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;a href="http://juhdep.blogspot.com/2009/02/chapitre-100.html"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Chapitre 100&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4025372412020512163-992989850297033748?l=juhdep.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://juhdep.blogspot.com/feeds/992989850297033748/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4025372412020512163&amp;postID=992989850297033748&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4025372412020512163/posts/default/992989850297033748'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4025372412020512163/posts/default/992989850297033748'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://juhdep.blogspot.com/2009/02/chapitre-99.html' title='Chapitre 99'/><author><name>David</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04643646173907551371</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_Sp6u-j5gITU/SR2-tkv4w0I/AAAAAAAAAFI/_YrCVm7E0JY/S220/1-48.png'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4025372412020512163.post-3641444736018291373</id><published>2009-02-04T18:00:00.001+01:00</published><updated>2009-02-04T19:42:22.754+01:00</updated><title type='text'>Chapitre 98</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Vingt minutes plus tard à peine, ils sont dans la salle de bal. Ce n'est vraiment pas très loin de l'appartement. Marcus est déjà là. Il voulait être à l’heure pour préparer le buffet, paraît-il…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Des mois que je mange du chocolat et toujours pas de plaquettes, explique-t-il en regardant son ventre. Avant d’adresser un regard interrogateur à son père, qui soupire légèrement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faut dire que depuis un petit moment déjà le petit garçon éprouve ce qui ressemble le plus à de l'amour quand on a cet âge-là. Et je ne parle pas ici de son affection pour le chocolat, les ballons ou les salopettes vertes.&lt;br /&gt;Ça a commencé avec l'arrivée de Léa chez Nounou et Charlie. La première fois que Marcus a vu la nouvelle arrivante… la toute première fois en fait il ne l'a pas vraiment vue, il avait la tête dans un paquet de chips géant. Mais la seconde fois qu'il l'a vue, alors là… il s'est dit tout de suite que ça lui ferait moins de cookies à manger ! Il l'a dit à Charlie. Il semblait vraiment inquiet. Et le jeune homme lui a répondu quelque chose qu'il n'a pas vraiment compris. Il a dit :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ne t'en fais pas va, elle ne te chipera pas tes cookies. La seule chose avec laquelle elle pourrait s'étouffer, c'est une part de vie trop grande.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et depuis ce jour, Léa est en quelque sorte devenue l'idéale de Marcus, une petite fille qui ne mange pas tant que ça, même que souvent elle lui donne sa part, pis gentille. Et elle ne se moque jamais de lui non plus.&lt;br /&gt;Il a failli changer d'avis le jour où il lisait fièrement à nounou le poème qu'il avait écrit pour Léa rien qu'avec des gâteaux en forme de lettres :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Les genoux écorchés et pis le nez mutin&lt;br /&gt;Si elle n'était pas Léa, ce serait un lutin&lt;br /&gt;Jouant toute la journée, dès le petit matin&lt;br /&gt;Et jusqu'au soir doré avec les autres bambins&lt;br /&gt;On est comme ça nous autres, on a besoin de rien&lt;br /&gt;Pour être heureux et s'amuser tout plein&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mo' est entrée pendant qu’il lisait et a commencé à boulotter les gâteaux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- On y va ? lui a-t-elle lancé la bouche pleine&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils devaient rejoindre Léa et Charlie dans la rue pour aller se promener.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Bouhouhouhouhouhou…&lt;br /&gt;- Tu voulais pas me montrer quelque chose au fait ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce jour-là Marcus s'est dit que c'était drôlement de sacrifices d'être amoureux, alors il a décidé de plus écrire de poèmes en gâteaux. Surtout si c'est pour que quelqu'un d'autre les mange à sa place !&lt;br /&gt;Enfin bref, voilà pourquoi Marcus essaie désespérément d'avoir des « tablettes » comme il dit. Il a lu quelque part que ça faisait un effet fou aux filles. Il aurait gagné du temps en leur offrant directement les plaques de chocolat. Mais bon, pour ça il aurait fallu qu'il puisse résister à l'envie de les manger avant.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;J82 (98...)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;a href="http://juhdep.blogspot.com/2009/02/chapitre-99.html"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Chapitre 99&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4025372412020512163-3641444736018291373?l=juhdep.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://juhdep.blogspot.com/feeds/3641444736018291373/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4025372412020512163&amp;postID=3641444736018291373&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4025372412020512163/posts/default/3641444736018291373'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4025372412020512163/posts/default/3641444736018291373'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://juhdep.blogspot.com/2009/02/chapitre-98.html' title='Chapitre 98'/><author><name>David</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04643646173907551371</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_Sp6u-j5gITU/SR2-tkv4w0I/AAAAAAAAAFI/_YrCVm7E0JY/S220/1-48.png'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4025372412020512163.post-5905848502909725446</id><published>2009-02-04T17:59:00.001+01:00</published><updated>2009-02-04T19:43:21.767+01:00</updated><title type='text'>Chapitre 97</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;L’appartement est en pleine effervescence. Tout le monde se prépare pour le bal. Mo’ traverse le salon comme si elle était poursuivie par un monstre sorti d’une des histoires de Charlie, les mains plaquées sur la tête. Nounou, finit de mettre les dernières bouteilles de jus de fruits dans les sacs avec l’aide de Léa, tandis que Lily passe à côté d’elles, un peigne à la main. Si Marcus avait été là, il aurait sûrement demandé en la voyant si ça existe comme métier, dresseuse de cheveux. La jeune femme s’engage dans le couloir où a disparu Mo’ un instant auparavant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Est-ce que Maman sentait aussi bon ? demande Léa.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nounou la regarde avec attention. Elle a cette image d’une petite fille endormie sur la banquette arrière d’une voiture, à l’orée d’une forêt.&lt;br /&gt;Elle n’a pas tellement changé pourtant depuis ce matin-là, c’est toujours une toute petite fille. Pourtant, Nounou a soudain le sentiment d’avoir dormi tous ces derniers temps. Comme si c'était hier qu'ils la voyaient pour la première fois sur son petit lit d'hôpital. Une enfant qui ne réalise pas encore très bien que sa maman est morte. Et maintenant voilà ce que Nounou redoutait tant, les inévitables questions... et avec elles la peur de ne pas savoir y répondre.&lt;br /&gt;La petite ne la quitte pas des yeux. Cette fois elle veut vraiment savoir…&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;***&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Dans la salle de bain, Lily tombe sur un Charlie chantonnant « loooove me tender »&lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(0, 0, 0);"&gt;*&lt;/span&gt; dans sa tenue de cowboy. Il se retourne et lui sourit en continuant de chanter. « Love me truuuuue »&lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(0, 0, 0);"&gt;**&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;Elle désigne le bas de son pantalon à franges.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Vous aimez les westerns, monsieur, ou bien vous venez d'adopter un chaton ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il manque s’étouffer en pouffant de rire. Un chaton dans la gorge peut-être… ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Mince, moi qui étais venue pour te dire de te dépêcher…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle lui adresse un sourire complice.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Bon, prends le temps de retrouver ton souffle, on t’attend au salon.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;*&lt;/span&gt; Aime-moi, tendremeeeeeeeeent…&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(0, 0, 0);"&gt;**&lt;/span&gt; Aime-moi sincèremeeeeeeeeent…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;J81 (97...)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;a href="http://juhdep.blogspot.com/2009/02/chapitre-98.html"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Chapitre 98&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4025372412020512163-5905848502909725446?l=juhdep.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://juhdep.blogspot.com/feeds/5905848502909725446/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4025372412020512163&amp;postID=5905848502909725446&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4025372412020512163/posts/default/5905848502909725446'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4025372412020512163/posts/default/5905848502909725446'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://juhdep.blogspot.com/2009/02/chapitre-97.html' title='Chapitre 97'/><author><name>David</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04643646173907551371</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_Sp6u-j5gITU/SR2-tkv4w0I/AAAAAAAAAFI/_YrCVm7E0JY/S220/1-48.png'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4025372412020512163.post-6341009716502907269</id><published>2009-02-04T17:58:00.001+01:00</published><updated>2009-02-04T19:43:59.396+01:00</updated><title type='text'>Chapitre 96</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ils se tiennent tous là, à son chevet, et à voir son regard on dirait qu'elle a sous les yeux les rois-mages les bras chargés de présents. Ou toute une troupe de super-héros. Et rien que pour elle ! Enfin ils sont là. Enfin ils l’ont retrouvée…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Merde ! laisse échapper Marcus.&lt;br /&gt;- Pas de gros mot… dit Nounou, la voix serrée en découvrant à son tour l’état de la petite.&lt;br /&gt;- C'est pas un gros mot, y a qu'une syballe… répond le petit garçon avant de devenir silencieux lui aussi à la vue de son amie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Même Mo’, qui d'habitude trouve toujours quelque chose à dire, se tait pour une fois.&lt;br /&gt;C’est finalement Léa qui brise le silence la première, avec une drôle d’expression dans le regard et le sourire tremblant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- On est venus te voir mais on t'a pas apporté de fleurs, parce que les fleurs faut pas leur faire du mal… Alors… on a décidé d'en faire des vivantes…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rosie ne dit rien, elle voudrait sourire mais sa mâchoire fracturée l’en empêche.&lt;br /&gt;Ils sont venus, ils sont vraiment venus…&lt;br /&gt;Ses yeux parlent pour elle.&lt;br /&gt;Léa, les bras en arc de cercle au dessus de la tête et les pieds fixes, ondule doucement, comme si elle était une fleur caressée par le vent.&lt;br /&gt;Avec un temps de retard, Mo’ puis Marcus sont venus la rejoindre et l’imitent. Des larmes perlent sur les joues de leur amie tandis que derrière eux, Nounou laisse échapper un hoquet d’émotion.&lt;br /&gt;Qu’est-ce que Charlie dit des filles déjà ? Ah oui…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Elles sont du genre à prendre un filet à papillon avec des mailles trop larges exprès pour ne surtout rien attraper.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est tout à fait ça…&lt;br /&gt;L’atmosphère semble plus légère dans la petite pièce malgré les larmes. Et tout le monde arrive presque à oublier que Rosie ne peut pas parler. Nounou ressort, le cœur encore lourd, en quête d’une infirmière. Si Rosie n’a pas de famille pour l’héberger, elle viendra chez eux. C'est décidé ! Dans l’esprit de la vieille dame, les choses ne peuvent pas se dérouler autrement.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;***&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Dans la petite chambre, les choses semblent tellement revenues à la normale que Mo’ et Marcus ont déjà recommencé à se chamailler.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- C’est sparadraps je te dis ! explique la petite fille en tenant un bout des draps du lit de Rosie. Ça s’appelle comme ça parce qu’on te met dedans pour que tu guérisses plus vite ! Comme les pansements ! Mais en plus grand.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Pff, n’importe quoi ! C’est sparadrame d’abord que ça s’appelle les pansements, c’est maman qui me l’a dit !&lt;br /&gt;- Pff, l’autre jour tu disais aussi que ta maman elle t’avait mis du Tintagel sur ta cheville pour qu’elle dégonfle. Je vois pas comment une pommade elle pourrait s’appeler comme le château de la reine Geneviève d’abord !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rahlala…&lt;br /&gt;Pendant qu’ils se disputent, Léa parle doucement à l’oreille de son amie:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Tu veux que je lance des trucs par le balcon pour te faire rencontrer des gens gentils ? Parce que s’ils les rapportent c’est que c’est des gentils gentils. Charlie a dit qu’il faisait ça quand il était petit parce qu’il trouvait que son papa et sa maman ils avaient pas assez d’amis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Charlie avait oublié de dire à Léa qu’un jour on ne lui avait pas ramené son ballon en mousse et qu’il avait alors arrêté de jeter ses jouets par-dessus le balcon. Comprenez-le, c’était un super ballon en mousse ! Jaune et pas trop gros et tout !&lt;br /&gt;Rosie a posé sa main sur celle de Léa, qui la regarde en souriant, les yeux pleins de promesses.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;J80 (Toujours pas d’indice ? Non parce que bon… chapitre 96 quand même…)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;a href="http://juhdep.blogspot.com/2009/02/chapitre-97.html"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Chapitre 97&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4025372412020512163-6341009716502907269?l=juhdep.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://juhdep.blogspot.com/feeds/6341009716502907269/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4025372412020512163&amp;postID=6341009716502907269&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4025372412020512163/posts/default/6341009716502907269'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4025372412020512163/posts/default/6341009716502907269'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://juhdep.blogspot.com/2009/02/chapitre-96.html' title='Chapitre 96'/><author><name>David</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04643646173907551371</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_Sp6u-j5gITU/SR2-tkv4w0I/AAAAAAAAAFI/_YrCVm7E0JY/S220/1-48.png'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4025372412020512163.post-3420447853304098501</id><published>2009-02-04T17:57:00.001+01:00</published><updated>2009-02-04T19:44:36.401+01:00</updated><title type='text'>Chapitre 95</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;À peu près au même moment... Charlie se tient sur le seuil du bureau de son nouveau patron. Il a trouvé un emploi à temps partiel depuis peu. Bon, pour ça il a fallu qu'il modifie son CV et ça lui a coûté mais Lily l’a soutenu et lui a prodigué de très bons conseils. La preuve, il a eu le job !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Que vous arrive-t-il Charlie ?&lt;br /&gt;- Ce n'est pas de ma faute monsieur. Ce matin, en quittant ma compagne, j'ai bien senti que c'était encore plus difficile que la veille. J'avais l'impression de traîner ce poids de plus en plus lourd au fur et à mesure que je m'éloignais d'elle. Comme si on était liés par un élastique géant, vous voyez ?&lt;br /&gt;- Non, je ne vois pas non.&lt;br /&gt;- Ça doit être ça, la maladie d'amour...&lt;br /&gt;- Vous plaisantez j'espère ?&lt;br /&gt;- Oh non monsieur, pas le moins du monde. Puis-je disposer ? J'emmènerai les dossiers à la maison pour travailler dessus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le patron de Charlie semble peser le pour et le contre. Le jeune homme est le meilleur élément qu’il ait eu depuis bien longtemps et effectivement, il semble bien mieux travailler chez lui qu’au bureau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ce serait votre quatrième absence ce mois-ci.&lt;br /&gt;- Avec tous ces virus dans l’air...&lt;br /&gt;- On n'est que le quatre décembre...&lt;br /&gt;- Ahem oui. Je peux y aller alors ?&lt;br /&gt;- Disposez et... Charlie ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Notre amoureux transi repasse la tête par l'ouverture.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Oui monsieur ?&lt;br /&gt;- Par curiosité, est-ce que vous comptez être amoureux fou comme ça longtemps ?&lt;br /&gt;- Ben toute la vie à choisir.&lt;br /&gt;- …&lt;br /&gt;- …&lt;br /&gt;- Misère… disposez.&lt;br /&gt;- Merci monsieur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ça vous étonne un patron si compatissant ? Alors attendez de savoir ce que lui a dit Charlie pour justifier son absence la dernière fois :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Cette maladie, elle vous cloue au lit, c'est quelque chose de terrible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et effectivement, à écouter la longue liste de détails affreux, ça semblait vraiment épouvantable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- C'est quoi ? Une crise d’appendicite ? lui avait alors demandé son patron avec une sollicitude non feinte.&lt;br /&gt;- Un rhume.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous l’auriez licencié depuis longtemps vous ? En fait, il s’avère que Charlie travaille vite et bien et ne rechigne pas à faire des heures supplémentaires et à emporter du travail à la maison. L’un dans l’autre, le patron y est gagnant et Charlie, de son côté, ne se plaint pas, donc à priori aucune raison de changer quoi que ce soit…&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;J79 (Tuit tuit tuit)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;a href="http://juhdep.blogspot.com/2009/02/chapitre-96.html"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Chapitre 96&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4025372412020512163-3420447853304098501?l=juhdep.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://juhdep.blogspot.com/feeds/3420447853304098501/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4025372412020512163&amp;postID=3420447853304098501&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4025372412020512163/posts/default/3420447853304098501'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4025372412020512163/posts/default/3420447853304098501'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://juhdep.blogspot.com/2009/02/chapitre-95.html' title='Chapitre 95'/><author><name>David</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04643646173907551371</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_Sp6u-j5gITU/SR2-tkv4w0I/AAAAAAAAAFI/_YrCVm7E0JY/S220/1-48.png'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4025372412020512163.post-367381693195989503</id><published>2009-02-04T17:56:00.001+01:00</published><updated>2009-02-04T19:45:28.415+01:00</updated><title type='text'>Chapitre 94</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Et ce truc c'est la raison pour laquelle Mo', Marcus, Léa et Nounou se tiennent maintenant au pied de l'immeuble où habite Rosie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Si on le chatouille tout le monde il va sortir ? demande Léa.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle parle du pied de l'immeuble bien sûr. Pour eux après tout, ce n'est qu'un géant comme les autres ce gros bâtiment très laid.&lt;br /&gt;Marcus, lui, pense que ce serait drôlement rusé de raconter qu'ils ont raté Halloween et faire une collecte de bonbons à tous les étages. Etrange que cette idée vienne de lui, non ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- On peut pas juste rentrer ? demande Mo', qui semble malgré tout assez tentée par le plan de Marcus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De toute façon, l'immeuble est très vieux et en très mauvais état et la porte ne ferme plus depuis longtemps. Constatant ça, ils oublient tous leurs stratagèmes d'intrusion et pénètrent dans un hall sombre qui ne sent pas très bon. Maintenant, il faut songer au sauvetage !&lt;br /&gt;Car oui, les petits sont persuadés que leur amie Rosie a été kidnappée. Si longtemps sans nouvelles ce n’est pas normal !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Pff, c’était pas la peine d’être des héros tous ces soirs si faut même pas ruser pour entrer ou se battre contre des méchants en noir, fait remarquer Marcus.&lt;br /&gt;- Chais pas, répond Mo’, on est quand même petits et Mimine est pas là pour nous défendre cette fois. Peut-être on devrait aller chercher le policier qu’on avait vu dans le parc pour nous aider.&lt;br /&gt;- Mon papa il dit que la police elle veut toujours pêcher de plus gros polissons.&lt;br /&gt;- Tu veux dire poissons non ? demande Nounou en regardant Marcus.&lt;br /&gt;- Ben non, on voit dans les films, ils mangent jamais de poissons les policiers, ils mangent des sandouitches ! Mais peut-être que des fois si leur maman leur dit qu'elle veut du poisson ils vont en chercher, chais pas… En tout cas on a pas besoin de la police, même si de toute façon ils sont en train de pêcher, j’ai ma salopette qui rend fort aujourd’hui !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mo’ jauge son petit camarade.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Dis, tu crois vraiment qu'on a des super pouvoirs comme tu sais qui ?&lt;br /&gt;- Fourbépatrognon, le magicien qui avait capturé Gwyneth et l’avait forcé à manger des fraises sans sucre ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Marcus frissonne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Chuuuut, faut pas dire son nom.&lt;br /&gt;- Mais non, tu confonds avec l'autre tu sais qui.&lt;br /&gt;- Ah voui. Mais bon, tu crois qu'on a des super pouvoirs comme lui alors ?&lt;br /&gt;- Ben oui. L'autre jour moi j'ai changé mon eau en grenadine rien qu'en y pensant !&lt;br /&gt;- Ooooh.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En réalité Léa a servi Marcus alors que son attention était tournée vers Colleen, mais mieux vaut qu’il ne l’apprenne pas, il serait terriblement déçu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Alors on peut sauver Rosie !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au cri enjoué du petit garçon, une jeune femme avec un bébé dans les bras se retourne alors qu’elle s’apprêtait à sortir.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;***&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- Z’êtes là pour la ch’tiote du troisième ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nounou acquiesce, tandis que les trois enfants regardent la nouvelle venue avec curiosité. Mais leur attitude change du tout au tout quand la jeune femme se met à expliquer ce qui s’est passé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- C’est mon homme qu’a donné l’alerte. Il a entendu du boucan au d’ssus. Alors il est monté y voir. L’aut’ là, y a dit qu’c’était rien quand mon Gael il a frappé à sa porte pour d’mander si tout allait bien. Mais c’est un malin mon Gael, on la lui fait pas à lui ! En rev’nant à l’appartement il a tout de suite appelé les flics ! Pff !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle renifle avec dédain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Et vous savez c’qu’y z’ont d’mandé en premier ces cons ? Si c’est qu’on était d’venus tellement défoncés qu’maintenant on appelait nous-mêmes pour dire qu’y avait d’la came chez nous ! Non mais franchement ?!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nounou serre les enfants plus près d’elle par réflexe, la jeune femme ne relève pas, trop emportée par son récit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- J’vous jure, l’a bien failli raccrocher mon Gael ! Mais l’a pas fait, ah ça non alors ! rajoute-t-elle en voyant les regards paniqués des enfants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sauf Marcus, dont le regard brille comme lors des enquêtes où Charlie entraîne leurs personnages.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- ’fin bon, maint’nant l’est au trou l’aut’ taré là. Et il l’a pas volé c’est moi qui vous l’dis !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Du menton, elle désigne avec dégoût le haut des escaliers menant aux étages.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Flûte, on va pas gagner un niveau en sauvant Rosie nous-mêmes alors, dit Marcus.&lt;br /&gt;- Ils ont dû emmener la gosse à Saint Georges. C’est l’plus près, poursuit la jeune mère.&lt;br /&gt;- A Saint Georges ? Oh mon dieu mais qu’est-ce que...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nounou porte une main à sa poitrine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Apparemment il l’a cognée une fois d’trop, j’en sais pas plus…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La femme jette un regard gêné aux trois enfants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Faut qu’j’y aille !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et elle quitte l’immeuble précipitamment.&lt;br /&gt;Nounou et les fillettes se regardent. Marcus, lui, s’est approché de la porte d’un appartement donnant sur le hall.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Y a un monsieur, il dit qu'il a tué un ogre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il a son oreille collée contre la porte écaillée et tailladée en tout sens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ça doit être la télé… ou un jeu vidéo…, lâche mécaniquement Mo’, le regard fixe, encore sous le choc de ce qu'on vient de leur apprendre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme Léa et Nounou.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ou alors c'est vrai… dit enfin Marcus un peu déçu que les filles ne montrent pas plus d’enthousiasme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est là qu’il semble enfin réaliser, en voyant leurs visages graves, que quelque chose ne va pas.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;J78 (pom pom pom)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;a href="http://juhdep.blogspot.com/2009/02/chapitre-95.html"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Chapitre 95&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4025372412020512163-367381693195989503?l=juhdep.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://juhdep.blogspot.com/feeds/367381693195989503/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4025372412020512163&amp;postID=367381693195989503&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4025372412020512163/posts/default/367381693195989503'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4025372412020512163/posts/default/367381693195989503'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://juhdep.blogspot.com/2009/02/chapitre-94.html' title='Chapitre 94'/><author><name>David</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04643646173907551371</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_Sp6u-j5gITU/SR2-tkv4w0I/AAAAAAAAAFI/_YrCVm7E0JY/S220/1-48.png'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4025372412020512163.post-3772972549704470012</id><published>2009-02-04T17:55:00.001+01:00</published><updated>2009-02-04T19:48:51.474+01:00</updated><title type='text'>Chapitre 93</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Un peu plus tard, la vieille dame et la petite fille se retrouvent toutes les deux dans le métro. Charlie a dû partir travailler et les décorations sont installées. Ne manquent que quelques bricoles, un peu de fil et du tissu essentiellement, pour les costumes des enfants. C'est pour ça qu'elles se rendent chez Audrey, l'amie de Nounou qui tient une mercerie.&lt;br /&gt;Dans le wagon où elles sont montées, il y a ces poignées qui ressemblent à celles des périscopes et Léa ne manque pas d'entraîner Nounou avec elle dans une plongée héroïque tout le temps que dure le trajet. Un voyage durant lequel  elles rencontrent notamment le Quenamarre géant, qui en a assez d'être sous l'eau. Et les étoiles de mer, qui étaient dans le ciel avant mais qui ont cessé de briller en tombant pour ne pas perturber le sommeil des poissons.&lt;br /&gt;Quand elles sortent enfin du métro, il neige de nouveau. Léa s'immobilise, le visage tourné vers le ciel, offert aux flocons qui dégringolent. Elle reste comme ça plusieurs minutes avant de se remettre à marcher.&lt;br /&gt;Un peu avant d'arriver à la mercerie, une affiche attire le regard de la petite fille. On y voit un docteur aux allures de chevalier de la table ronde tenant une seringue géante comme une épée et se battant en duel contre une grosse boule pleine de piquants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Nounou ?&lt;br /&gt;- Hmm ?&lt;br /&gt;- C'est vrai que les maladies y en a qui ont pas de papa ni de maman ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La vieille dame ne semble pas comprendre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- C'est Lily qui m'a dit que ça s'appelle des maladies orphelines.&lt;br /&gt;- Oh.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce n'est pas trop son rayon à Nounou la médecine. Pas plus que la magie ou, de manière générale, tout ce qui n'est pas du domaine de la cuisine, de la couture ou des dominos. Par contre elle est très forte pour soigner les petits bobos domestiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Plus tard j'aimerais bien avoir un orphelinat pour maladies.&lt;br /&gt;- Tu veux devenir docteur ?&lt;br /&gt;- Oui. Ou nuage. Ou les deux si je peux. Les docteurs ça porte des blouses blanches en plus. C'est presque comme des nuages.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elles entrent dans la boutique. Audrey ferme la porte juste derrière elles, histoire de pouvoir se consacrer entièrement à ses deux clientes préférées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- On va vous trouver votre bonheur, vous allez voir ça.&lt;br /&gt;- Au début moi j'croyais que ça serait pas possible d'avoir d'aussi jolies robes que quand on joue avec Charlie ou comme dans les histoires mais en fait y a plein de trésors chez toi Audrey.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'amie de Nounou semble ravie.&lt;br /&gt;Et c'est dans cette ambiance joyeuse et un peu magique que se déroule la matinée.&lt;br /&gt;Au final, Nounou et Léa repartent du magasin avec un plein sac de tissu, quatre boîtes de couture pour débutants et un grand carton qu'Audrey avait récupéré pour stocker des bricoles. Il devait contenir un château fort pour enfants vu les illustrations. L'amie de Nounou s'est un peu étonnée de ce dernier choix, mais elle n'a pas été trop difficile à convaincre du pouvoir de l'imagination.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Tu vois, lui a expliqué Nounou, avec ce carton les petits vont en avoir un aussi de château. Et bien plus beau que celui qui était dedans, crois-moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur le chemin du retour, Léa porte le carton à plat sur sa tête. Elle imagine que c'est un gigantesque chapeau et que Nounou et elle sont deux chinoises en train de gravir une montagne enneigée, pour rendre visite à la grande sage Rosichan, qui est muette sauf quand on lui pose des questions et qui a un panda apprivoisé qui mange des bons-bouts. Bons-bouts qui, dans l'esprit de Léa, ressemblent tout à fait à ces gâteaux au chocolat allongés qu'aime tant son petit camarade Marcus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Nounou ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La petite fille a levé les yeux vers la vieille dame et du coup son carton touche presque le sol derrière elle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Hmm ?&lt;br /&gt;- Tu crois qu'on peut être petit mais avoir quand même de grands pouvoirs ?&lt;br /&gt;- Je crois que oui. Regarde euh… les globules blancs.&lt;br /&gt;- Les copains des globules rouges ?&lt;br /&gt;- Oui. Eh bien ils sont tout p’tits mais ils… mais grâce à eux tu n'es jamais malade.&lt;br /&gt;- Oh !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Léa regarde alors la manche de son petit manteau rouge où se sont déposés quelques flocons.&lt;br /&gt;Son sourire s'élargit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Nounou, faut que j'te dise un truc…&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;J77 (Moi je veux juste vous aider... Chapitre 93… Oui, bon, d'accord, j'arrête)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;a href="http://juhdep.blogspot.com/2009/02/chapitre-94.html"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Chapitre 94&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4025372412020512163-3772972549704470012?l=juhdep.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://juhdep.blogspot.com/feeds/3772972549704470012/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4025372412020512163&amp;postID=3772972549704470012&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4025372412020512163/posts/default/3772972549704470012'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4025372412020512163/posts/default/3772972549704470012'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://juhdep.blogspot.com/2009/02/chapitre-93.html' title='Chapitre 93'/><author><name>David</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04643646173907551371</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_Sp6u-j5gITU/SR2-tkv4w0I/AAAAAAAAAFI/_YrCVm7E0JY/S220/1-48.png'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4025372412020512163.post-3019273360118779255</id><published>2009-02-04T17:54:00.001+01:00</published><updated>2009-02-04T19:49:31.346+01:00</updated><title type='text'>Chapitre 92</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Nounou et la petite fille finissent à leur tour de petit déjeuner puis débarrassent rapidement. La vaisselle attendra. Direction le salon, où depuis hier soir attendent les cartons dans lesquels sont stockées les décorations. Nounou en a certaines depuis des années. Mais il y en a aussi qui ont été confectionnées par Charlie. Et plus récemment par Léa et les autres pas peu fiers. Les petits napperons en papier par exemple, ou encore les bougies maison, ou les guirlandes en tissu multicolores…&lt;br /&gt;Tandis qu'ils installent tout ça un peu partout dans l'appartement, Nounou repense aux enfants, à ce qu’elle ressent chaque fois qu'elle les voit tous ensemble, parlant sans arrêt, créant, imaginant les choses les plus farfelues. Sans temps mort, jamais, rien que du temps bien vivant. Comment ça se fait qu’elle n’ait pas ce genre de souvenirs elle aussi ? N'a-t-elle donc rien fait, rien accompli ? Ce travail ennuyeux lui a vraiment volé toutes ses belles années alors ? Ce n’était pas juste une façon de parler ? Pourtant, bizarrement, comme il lui semble que le temps a passé vite malgré tout cet ennui… Heureusement il y a les petits maintenant. Et oui, elle compte Charlie parmi les petits, si vous vous posiez la question.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tandis qu’elle les observe qui mettent en place les décorations, elle réalise que si, elle en a elle aussi quelques bons souvenirs. Comment a-t-elle pu oublier ? En plus c'est de saison… Alors tout en suspendant les guirlandes et en disposant les bougies, elle leur raconte la campagne dans sa robe de givre, les prairies gorgées de soleil, les petits matins d'été et l'herbe à perte de vue, les petits déjeuners dehors, les ciels remplis d'étoiles, le vent qui fait danser les arbres et caresse les champs, les pieds nus sur des tapis de pâquerettes…&lt;br /&gt;Elle s’interrompt en voyant leurs têtes. Ben… pourquoi est-ce qu’ils la regardent comme ça ? Elle comprend en sentant les larmes sur ses vieilles joues. Léa s'avance vers elle pour l'entourer de ses petits bras.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Je t'aime nounou.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Charlie fixe sa grand-mère avec émotion et commence à fredonner sa chanson préférée, celle qu'elle lui chantait quand il était petit, au tout début, avant que ses parents l'emmènent loin d'elle. Il n'a pas oublié... Sauf que… la version qu'il chante désormais est bien plus sautillante que l'originale.&lt;br /&gt;Léa invite Nounou à se trémousser en rythme. Ce sont maintenant des larmes de joie qui emplissent les yeux de la vieille dame. À son tour là voilà qui chante. La petite fille ne connaît pas les paroles de la chanson mais se joint à eux tant bien que mal. Au final,  ça ne ressemble pas à grand chose peut-être mais cet instant là, ils ne l'oublieront jamais.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;J76 (Oh vous avez vu, dans le chapitre précédent il était question de magie, c’est peut-être des nombres pour un rituel… oups pardon… je me tais, promis…)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;a href="http://juhdep.blogspot.com/2009/02/chapitre-93.html"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Chapitre 93&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4025372412020512163-3019273360118779255?l=juhdep.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://juhdep.blogspot.com/feeds/3019273360118779255/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4025372412020512163&amp;postID=3019273360118779255&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4025372412020512163/posts/default/3019273360118779255'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4025372412020512163/posts/default/3019273360118779255'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://juhdep.blogspot.com/2009/02/chapitre-92.html' title='Chapitre 92'/><author><name>David</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04643646173907551371</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_Sp6u-j5gITU/SR2-tkv4w0I/AAAAAAAAAFI/_YrCVm7E0JY/S220/1-48.png'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4025372412020512163.post-3843396622380533211</id><published>2009-02-04T17:53:00.001+01:00</published><updated>2009-02-04T19:50:12.692+01:00</updated><title type='text'>Chapitre 91</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Léa tourne la tête pour voir son grand cousin entrer dans la cuisine, visiblement pas tout à fait réveillé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Gnni ?&lt;br /&gt;- Coucou Charlie !&lt;br /&gt;- Bonjour tout le monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il sourit tout en frissonnant légèrement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- On est quand même mieux dedans.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sans attendre, Nounou lui met du café à réchauffer tandis qu'il s'installe à côté de Léa.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Alors, qu'est-ce que vous vouliez me demander ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un bâillement lui échappe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Oups.&lt;br /&gt;- Pas si tu as bien dormi en tout cas, lui répond Nounou en riant. Léa se pose des questions sur la magie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La petite fille acquiesce.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Oh…&lt;br /&gt;- Oui, je m'demandais pourquoi que tout le monde il fait pas de la magie comme nous et pis pourquoi que dans les films c'est pas du tout de la magie comme on fait aussi. Pourtant ça s'rait mieux, non ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Charlie étale un peu de confiture sur une tranche de pain grillé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- C'est vrai que la véritable magie ce n'est pas qui tu sais… Je veux dire, c'est bien beau les baguettes magiques, les balais volants et tout ça mais la vraie magie…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et il se penche au-dessus de son bol en regardant à droite et à gauche, avant de murmurer :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- La vraie magie c'est l'amitié, c'est l'amour, c'est…&lt;br /&gt;- L'amour… comme toi et Lily ou comme Marcus et le chocolat ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le jeune homme se met à rire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Le chocolat ça fait aussi partie de la magie, j'allais le dire. Et y a quelques autres petites choses aussi.&lt;br /&gt;- Mais juste tant qu'on est pas tout seul, c'est ça ?&lt;br /&gt;- Hmm… je crois qu'on peut dire ça oui. En tout cas il me semble à moi que la magie marche mieux si on est plusieurs. Mais je peux me tromper hein.&lt;br /&gt;- Mais c'est pas plus facile si on est petit aussi ? Non parce que des fois il m'semble alors si c'est vrai je vous donnerai de ma part hein. Un peu comme si on partageait une tartine. Oh !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle sourit parce qu'elle vient de réaliser qu'elle ne s'est pas encore préparée de tartine justement. Hmm… allez, confiture de fraises cette fois-ci !&lt;br /&gt;Nounou regarde la fillette avec tendresse tandis que Charlie enchaîne :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- C'est à cause de ce qu'a dit Marcus hier que ça t'intrigue tout ça ?&lt;br /&gt;- Oh, tu l'as entendu alors ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il acquiesce puis semble réfléchir, comme s'il avait à choisir entre deux chemins. Un regard à sa petite cousine semble l'aider à décider.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Tu sais, Léa, les fées, les anges et tout ça c'est vrai que c'est bien mais… le plus important c'est encore ce qu'on peut faire avec ce qu'on a là…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Du doigt il touche sa poitrine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- … et là.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sa tête.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Cela dit, si tu y vois flou comme moi, on te croira si tu dis que tu as vu des fées, c'est ça qui est bien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le jeune homme se souvient d'ailleurs encore de la fois où il a dû expliquer ses problèmes de vue à sa petite cousine. Ça n'a pas été triste.&lt;br /&gt;Il s'attendait à ce que la petite fille réponde mais non. À son tour elle semble en pleine réflexion, tandis qu'elle grignote sa tartine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Bon, dit-il en terminant son chocolat chaud, on les installe ces décorations ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et c'est Léa l'enfant...&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;J75 (Vous étiez bien en train de réfléchir n'est-ce pas ?)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;a href="http://juhdep.blogspot.com/2009/02/chapitre-92.html"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Chapitre 92&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4025372412020512163-3843396622380533211?l=juhdep.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://juhdep.blogspot.com/feeds/3843396622380533211/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4025372412020512163&amp;postID=3843396622380533211&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4025372412020512163/posts/default/3843396622380533211'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4025372412020512163/posts/default/3843396622380533211'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://juhdep.blogspot.com/2009/02/chapitre-91.html' title='Chapitre 91'/><author><name>David</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04643646173907551371</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_Sp6u-j5gITU/SR2-tkv4w0I/AAAAAAAAAFI/_YrCVm7E0JY/S220/1-48.png'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4025372412020512163.post-1393509282318433874</id><published>2009-02-04T17:52:00.001+01:00</published><updated>2009-02-04T19:50:50.691+01:00</updated><title type='text'>Chapitre 90</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Dans la petite chambre, le réveil vient de se déclencher et une petite musique entraînante commence à emplir la pièce. Il est 8 heures.&lt;br /&gt;Léa ouvre les yeux et regarde Mimine en souriant. La panthère se tient sur le réveil, une patte sur le bouton marche-arrêt.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Merci Mimine. Je savais que je pouvais compter sur toi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La porte de la chambre est entrouverte et les odeurs de café et de chocolat chaud ne se sont pas privées pour entrer, vous pensez bien.&lt;br /&gt;La petite fille descend de son lit et glisse ses pieds dans de gros chaussons tout doux dont la semelle rebondit un peu. Puis elle s'enveloppe dans sa couette pour avoir moins froid. On croirait voir une princesse surprise au saut du lit, à cause de la couverture constellée d'étoiles qui lui fait comme une robe de bal.&lt;br /&gt;Dans la cuisine, nounou est en train de chantonner.&lt;br /&gt;La petite fille trottine jusqu'à elle pour lui faire un bisou.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Coucou Nounou.&lt;br /&gt;- Coucou Princesse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ah, qu'est-ce que je vous disais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Coucou Mimine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La petite panthère est déjà sur sa chaise surélevée, prête à dévorer son petit-déjeuner.&lt;br /&gt;Léa, elle, s'est avancée vers la fenêtre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Elle est partie la neige Nounou ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle est trop petite pour vérifier elle-même alors la vieille femme lui installe une chaise près de l'évier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Oh non, elle est encore là va.&lt;br /&gt;- On pourra aller lui dire bonjour alors, youpi !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Léa redescend de la chaise, la saisit en serrant le dossier contre elle et regagne tant bien que mal la table en la portant avant de s'y hisser de nouveau. Son bol et sa cuillère l'attendaient sagement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Nounou…&lt;br /&gt;- Hmm ?&lt;br /&gt;- Hier, Marcus il m'a demandé si Charlie c'est parce que sa vie elle lui plaisait pas qu'il inventait toutes ces histoires.&lt;br /&gt;- Oh…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nounou ne s'attendait visiblement pas à un débat si tôt dans la journée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Moi je lui ai dit que si, elle lui plaisait et que les histoires c'était juste pour nous faire plaisir parce qu'on est petits et qu'on peut pas tout entendre ni tout voir et qu'on a de trop petites jambes et qu'on peut pas aller tout vérifier nous mêmes et tout ça.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nounou sourit à la petite fille en lui versant son lait,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Marcus il était d'accord que c'était pour ça mais après, il a voulu essayer de faire un truc comme son magicien il sait faire et il était pas content que ça marche pas, alors moi je lui ai dit que c'était peut-être parce qu'il était pas assez concentré ou peut-être qu'il avait pas mangé les bonnes choses et alors il a repris des gâteaux mais il a plus pensé à réessayer de faire de la magie alors on a pas su si manger ça donnait vraiment des pouvoirs magiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Léa adresse un grand sourire à Nounou, qui s'installe en face d'elle après s'être resservi du café.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Nounou ?&lt;br /&gt;- Oui mon ange ?&lt;br /&gt;- C'est quand même bizarre non, toutes ces histoires pis tous ces films où les gens ils font de la magie alors que dans la vie de tous les jours elle ressemble pas du tout à ça la magie ?&lt;br /&gt;- Oh ? Et elle ressemble à quoi la magie de tous les jours ?&lt;br /&gt;- Ben comme on fait nous, le chocolat chaud pis quand on rit pis quand Mimine fait des acrobaties pis…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La petite fille s'interrompt, pensive.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ça serait pas plus juste si tout le monde pouvait faire de la magie et être heureux comme nous ? Non parce qu'y a des gens ils font pas tout ça. Rosie son papa il fait pas ça, elle me l'a dit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nounou lui sourit en reposant sa tasse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Et des méchants ? Pourquoi y a toujours des méchants dans les histoires ? Y a pas tant de méchants dans la vie de tous les jours. C'est parce qu'on les guérit quand on est avec Charlie ? Ou alors y en a mais on les voit pas à cause qu'ils se cachent ?&lt;br /&gt;- Eh bien…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La vieille dame s'interrompt. Elle vient d'entendre le son de la porte d'entrée qui se referme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Si on lui demandait ?&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;J74 (Bon, je vous laisse réfléchir)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;a href="http://juhdep.blogspot.com/2009/02/chapitre-91.html"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Chapitre 91&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4025372412020512163-1393509282318433874?l=juhdep.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://juhdep.blogspot.com/feeds/1393509282318433874/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4025372412020512163&amp;postID=1393509282318433874&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4025372412020512163/posts/default/1393509282318433874'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4025372412020512163/posts/default/1393509282318433874'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://juhdep.blogspot.com/2009/02/chapitre-90.html' title='Chapitre 90'/><author><name>David</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04643646173907551371</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_Sp6u-j5gITU/SR2-tkv4w0I/AAAAAAAAAFI/_YrCVm7E0JY/S220/1-48.png'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4025372412020512163.post-696972167937798560</id><published>2009-02-04T17:51:00.001+01:00</published><updated>2009-02-04T19:51:39.423+01:00</updated><title type='text'>Chapitre 89</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Trois croissants plus tard, le petit garçon essaie toujours de convaincre Charlie que le colibri il est 'achement plus fort que la cigogne pour ouvrir les portes.&lt;br /&gt;Les filles, elles, ont déjà fini leur chocolat au lait et aident Lily à nettoyer et ranger les bols. Puis elles passent au salon.&lt;br /&gt;Mo' tapote la main de la jeune femme, un crocodile en peluche qui était en suspens sur l’armoire près du canapé lui est à moitié tombé dessus, la faisant sursauter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- T'en fais pas Lily, c'est un Croque-Odile et personne s'appelle Odile alors on risque rien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Puis elle rajoute en chuchotant :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- C'est gentil d'avoir fait comme s'il te faisait peur pour de vrai. Il aurait été triste sinon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La discussion se poursuit tout naturellement sur les animaux de compagnie. Si c'est mieux une panthère ou bien un rhinoféroce. Mo' a lu un livre avec tous les avantages qu'il y a à avoir un rhinoféroce chez soi plutôt qu'un chien. Parce que le rhinoféroce peut faire un très bon adversaire dans un duel à l'épée par exemple.&lt;br /&gt;La petite fille regarde en direction de la cuisine. C'est bon, les garçons sont toujours là-bas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- C'est pour offrir à Marcus à Noël, chuchote-t-elle. Au début je pensais à une chauve-souris. Mais une chauve-souris, tu lui lances des cheveux et ça redevient une petite souris toute mimi qui essaiera pas de te chiper les tiens. Ça sert qu'une fois. Alors qu'un rhinoféroce il peut faire plein de choses. Tu l'as pour longtemps.&lt;br /&gt;- Il faudra que tu demandes d'abord aux parents de Marcus s'ils ont la place dans leur appartement, intervient Lily.&lt;br /&gt;- Ah oui, c'est pas bête ça. J'y avais pas pensé. C'est parce que t'as une plus grosse tête. Tu peux y mettre plus d'idées. Enfin je voulais dire une plus grande tête, pas plus grosse hein, se reprend la petite fille en riant. Gros c'est pas joli.&lt;br /&gt;- Chuis pas gros ! s'exclame Marcus en se campant devant Mo', prêt à bouder.&lt;br /&gt;- On parlait même pas de toi d'abord !&lt;br /&gt;- Ma maman dit que je suis trèèèèès mignon. Et que ce qui est petit est mignon. Même si je suis très grand par rapport à mes jouets. Par exemple le petit chien de la voisine ben il est trèèès mignon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il semble réfléchir un instant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ah non, en fait il est super méchant… mais comme il est super petit il fait super pas mal alors c'est pas grave ! achève-t-il d'un ton professoral, le petit doigt en l'air, dans une pose qui fait sourire tout le monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mo' éclate de rire et Marcus se vexe tout de suite bien sûr, persuadé qu'elle se moque.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Toi d'abord j'aime pas ta petite sœur. Elle sait même pas jouer au ballon ! Pourtant elle est petite mais elle, elle est pas mignonne…&lt;br /&gt;- Hey ! réplique Mo' en relevant la tête.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Charlie a juste le temps de dire que les murs de l’appartement sont fins et  qu'il ne faut pas crier, que déjà Léa s'est levée pour poser sa main sur celle de Marcus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Elle est gentille pourtant, tu avais peut-être une poussière dans ton œil juste devant sa gentillesse alors tu pouvais pas la voir. Peut-être elle serait contente si tu lui apprenais à jouer au ballon. Tu lui as demandé ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Marcus lance un regard à Mo', qui semble toujours furibarde. En plus elle a Mimine dans les bras. En cas de bagarre l'issue ne fait aucun doute. Et puis c'est vrai qu'il n'a pas vraiment proposé à Colleen de jouer au ballon…&lt;br /&gt;Il sourit à Léa puis aux autres, l'air un peu contrit, puis se rassoit sur le canapé, Léa entre Mo' et lui.&lt;br /&gt;Léa explique alors à Mo', Marcus et Mimine que si ça se trouve la terre c'est rien qu'un ballon aussi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Vous imaginez si quelqu'un jouait avec ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Marcus a le regard qui brille tandis que Mo' semble catastrophée. Au moins les choses ont l'air d'être redevenues normales entre ces deux là. Enfin ils ont recommencé à se chamailler quoi.&lt;br /&gt;Cela dit, il leur arrive aussi parfois de tomber d'accord et c'est bien aussi. C'est plus reposant surtout. Sauf bien entendu quand c'est pour faire du bruit qu'ils sont d’accord.&lt;br /&gt;Mais là en fait ce n'est pas le cas. D'ailleurs l'appartement a rarement été aussi silencieux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est Léa qui a donné l'alerte et maintenant tout le monde est à la fenêtre pour regarder les tout premiers flocons de l'année dégringoler en tournoyant depuis le ciel.&lt;br /&gt;On n’est qu’en fin d’après midi mais la nuit est déjà tombée et le spectacle est saisissant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Mimine, tu pourras me réveiller à 8 heures demain s'il te plaît ? chuchote la petite fille sans quitter la fenêtre des yeux. Faut que j'aide Nounou à installer les décorations de Noël. Pis on ira voir si la neige elle est restée ou si elle a été faire un tour.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;J73 (Gna gna gna il fait rien qu’à m’empêcher de me concentrer…)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;a href="http://juhdep.blogspot.com/2009/02/chapitre-90.html"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Chapitre 90&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4025372412020512163-696972167937798560?l=juhdep.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://juhdep.blogspot.com/feeds/696972167937798560/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4025372412020512163&amp;postID=696972167937798560&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4025372412020512163/posts/default/696972167937798560'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4025372412020512163/posts/default/696972167937798560'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://juhdep.blogspot.com/2009/02/chapitre-89.html' title='Chapitre 89'/><author><name>David</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04643646173907551371</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_Sp6u-j5gITU/SR2-tkv4w0I/AAAAAAAAAFI/_YrCVm7E0JY/S220/1-48.png'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4025372412020512163.post-3425946228670037579</id><published>2009-02-04T17:50:00.001+01:00</published><updated>2009-02-04T19:52:23.056+01:00</updated><title type='text'>Chapitre 88</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Sur le canapé du salon, Marcus et Léa sont en plein débat.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ah non, je veux pas qu’on me mente, je veux qu’on me raconte des histoires, est en train de dire la petite fille.&lt;br /&gt;- Et c'est pas la même chose ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En l'occurrence, l'aventure que leur propose Charlie, suite à leur victoire sur l'ogre désormais sans dents, pourrait très bien arriver à n'importe qui.&lt;br /&gt;Un champ de fleurs a été dévasté, privant ainsi le village de ses couleurs. Car c'est en utilisant les fleurs qu'ils fabriquent leurs teintures.&lt;br /&gt;Les hypothèses vont bon train parmi les pas peu fiers. Et si c'était des voleurs qui ont pris les fleurs pour les offrir à leurs mamans ? Ou alors… si c'était le début de la décoloration du monde ?&lt;br /&gt;À force d'enquête et de prospection autour du village sinistré, les pas peu fiers découvrent finalement que les coupables sont en fait de gigantesques abeilles, jalouses de ne pas trouver fleurs à leur nez. Ce sont elles qui ont fait le coup ! Des abeilles qui se révoltent ! C'est une butinerie !&lt;br /&gt;La rencontre aurait pu tourner à la bagarre si les filles avaient écouté Marcus et Mimine. Mo' était assez pour aussi en fait. Mais Léa a suggéré que, peut-être, quelque part, il existe des fleurs assez grandes pour les abeilles géantes.&lt;br /&gt;Ah oui tiens, c'est pas bête ça.&lt;br /&gt;Mais encore faut-il maîtriser l’abeillien. Un bzz de trop et c'est la crise diplomatique assurée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Heureusement, tout se passe pour le mieux et de fil en aiguille, ou plutôt de fleur en dard, les petits se mettent à reparler des bruits de pattes entendues une nuit où ils  dormaient tous dans la chambre de Léa. De là, la discussion dérive sur les avantages qu'il y a à être tout petit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- On peut se faufiler partout !&lt;br /&gt;- Oui mais on est moins forts !&lt;br /&gt;- Pas si on sait faire de la magie.&lt;br /&gt;- Oui, mais quand même, y a les dragons…&lt;br /&gt;- Bah, les dragons en fait c'est pas ce qu'on croit…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Léa montre à Marcus le dessin de dragon qu'elle a terminé à son réveil.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Alors les écailles, tu vois, c'est les boucliers des fées qui voyagent sur son dos en s’agrippant à ses poils pour pas tomber. Et ses dents c’est leurs armes parce que sa bouche en fait, c'est juste un gratelier et il peut pas vraiment mordre avec. Sans les fées, le dragon il est tout nu et dédenté alors je vois pas pourquoi on en fait toute une histoire. Y a quand même des bêtes plus dangereuses. Comme les panthères.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Léa échange un regard complice avec Mimine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ou les puces.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur le canapé le débat fait rage&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- On demande à Charlie ? propose Marcus.&lt;br /&gt;- D'accord !&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;***&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Nounou est sortie faire une course.&lt;br /&gt;Dans la cuisine, les enfants et Mimine retrouvent Charlie alors qu'il embrasse tendrement Lily.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ahem, ce n'est pas ce que vous croyez. J'ai trébuché et Lily a amorti ma chute avec sa bouche et…&lt;br /&gt;- Vous êtes pas juste amoureux ? leur demande Mo'.&lt;br /&gt;- Ah si, en fait c'est ça.&lt;br /&gt;- Mes parents aussi ils s'embrassent souvent, tu sais. Faut pas avoir honte.&lt;br /&gt;- Quand même, c'est bizarre… glisse Marcus. On devrait embrasser que de la nourriture…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Charlie se tourne vers Lily :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ça existe vraiment des gens qui s'aiment d'un amour purement pas tonique ?&lt;br /&gt;- C'est platonique mon chéri.&lt;br /&gt;- Ça ne veut pas dire la même chose ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il se dirige vers le réfrigérateur, d'où il sort une bouteille de lait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Chocolat chaud pour tout le monde ? Il y a des croissants…&lt;br /&gt;- Ouaiiiiis, jubilent en chœur les enfants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Du chocolat chaud c'est toujours une fête. Mais tant qu'il n'est pas servi, les petits peuvent toujours utiliser leur bouche pour poser plein de questions. Eeeeeh oui ! Même une fois le repas servi d’ailleurs…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- C'est pas étrange qu'il y ait tous ces gens qui font du karaté et aucun qui fait du kaparaté ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La question semble vraiment turlupiner Marcus, qui fait décrire à son croissant des loopings dignes de certaines manœuvres spatiales qu'on ne voit qu'au cinéma.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Attaque du croissant millenium sur l'étoile marron de la mort !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et hop il plonge son croissant dans le grand bol rempli à ras bord à peine une seconde plus tôt par Charlie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Oups.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais plutôt que d'aller chercher l'éponge, il préfère lécher le bout de son doigt qui a trempé dans le chocolat.&lt;br /&gt;Pendant ce temps, Mo' raconte à Lily leurs aventures d'une séance de jeu précédente.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ils avaient commencé à nous canarder mais ils ont fini par manquer de canards en plastique et ensuite Marcus est revenu dans leur base pour les espionner et on lui a demandé quoi qu'ils avaient dit et là il a dit qu'ils avaient parlé d'un gâteau magique avec de super pouvoirs et nous on lui a dit « En fait t'as rien écouté » et là il a dit « Ben non » et…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Léa s'est déplacée près de Charlie pour lui parler de toute autre chose. Parfois ils sont durs à suivre ces enfants. Pourtant ils ont de toutes petites jambes…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- C'est vrai qu'un rossignol, avant, ça servait à ouvrir les portes ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le jeune homme acquiesce, avant de reprendre une gorgée de café brûlant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Parce que les serrures elles étaient musicales ? Il fallait chanter pour entrer ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La petite fille a le regard qui pétille à cette pensée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- C'était pas à cause du bec ? demande Marcus, son croissant millenium déjà presque entièrement anéanti en suspension au-dessus de son bol.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;J72 (Gna gna il fait rien qu'à faire son malin)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;a href="http://juhdep.blogspot.com/2009/02/chapitre-89.html"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Chapitre 89&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4025372412020512163-3425946228670037579?l=juhdep.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://juhdep.blogspot.com/feeds/3425946228670037579/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4025372412020512163&amp;postID=3425946228670037579&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4025372412020512163/posts/default/3425946228670037579'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4025372412020512163/posts/default/3425946228670037579'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://juhdep.blogspot.com/2009/02/chapitre-88.html' title='Chapitre 88'/><author><name>David</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04643646173907551371</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_Sp6u-j5gITU/SR2-tkv4w0I/AAAAAAAAAFI/_YrCVm7E0JY/S220/1-48.png'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4025372412020512163.post-7471389910586731826</id><published>2009-02-04T17:49:00.001+01:00</published><updated>2009-02-04T19:52:59.293+01:00</updated><title type='text'>Chapitre 87</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Autour de la table de la cuisine, les yeux brillent à la vue de tout ce qu'il y a de bon à manger.&lt;br /&gt;Mais n'allez pas croire pour autant que la scène avec l'ogre est d'ores et déjà oubliée. Houla non alors ! C'est juste que… que pour l'instant les rôles ont été inversés. Les ogres maintenant ce sont nos petits pas peu fiers.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Pain de sésame, ouvre-toi ! Faut que je te tartine de chocolat ! s'exclame Marcus, avant de raconter que le matin même, il a failli se manger lui-même, à cause du nouveau gel douche que sa maman lui a acheté.&lt;br /&gt;- Il est à la vanille. Ça sentait trop trop bon !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le repas se poursuit dans la même ambiance, jusqu'à ce que Marcus entende au journal de la mi-journée que deux trains sont entrés en collision.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ils se sont fait la bise ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Malgré les explications de Nounou, le petit garçon reste saisi par la scène. S'il avait su que faire la bise pouvait causer tant de malheur…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Je ferai plus jamais la bise à personne !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et il s'y tient. Presque cinq minutes. Avant que Léa le fasse changer d'avis et lui explique que ça marche pas comme ça.&lt;br /&gt;Et comme elle lui donne en plus sa part de dessert, il n'a plus trop de raison de bouder.&lt;br /&gt;Il participe même au débarrassage de la table sans ronchonner, c'est dire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tandis qu'ils s'agitent tous, et sans doute un peu à cause de tout ce brassage d'air, la tomate qui était au sommet de la pile, sur le buffet, dégringole de son piédestal végétal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Regardez, elle essaie d's'enfuir pour pas être mangée ! s'écrie Marcus. De toute façon on va toutes les manger quand même !&lt;br /&gt;- Chuuut ! Elles vont t'entendre ! fait Mo' en mettant son doigt devant sa bouche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et patatras, toutes les autres tomates dégringolent, faisant rire Mo et Léa et stupéfiant Marcus.&lt;br /&gt;Charlie éclate lui aussi de rire en voyant la scène.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Tu ne grandiras donc jamais, lui fait remarquer Nounou en souriant.&lt;br /&gt;- Grandir ? Pourquoi faire grandir ? Pour se cogner la tête partout ? Ne plus avoir le droit d'aller dans les toboggans ? Fini les histoires ou les chansons avant de s’endormir ? Plus personne qui me dit « qu’est-ce qu’il est mignon ton petit-fils ! » quand on se ballade tous les deux et qu’on croise des gens que tu connais ? Ah non alors !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De l'autre côté de la table, Léa s'est mise à ramasser les tomates sous le regard méfiant de Marcus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Dis mon Charlie, demande Lily, ta myopie ne serait pas par hasard due au fait que tu refuses de te regarder grandir et de voir toutes ces horribles choses qui nous entourent et dont on ne prend conscience qu’en prenant de l’âge ?&lt;br /&gt;- Ah mais je VEUX voir tout ce qui m'entoure ! Toutes ses merveilles, rajoute-t-il en la regardant amoureusement et en battant des cils tel un personnage de dessin animé. Oh, ça me fait penser…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il se précipite au salon et en revient presque aussitôt avec à la main une sorte de petite corne de brume, qu'il lui tend.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Tiens ! Pour pas se perdre dans la foule.&lt;br /&gt;- Ahem, j'aurais préféré des boucles d'oreille qui font gling-gling.&lt;br /&gt;- Ben tu peux toujours accrocher ça à ton oreille si tu veux mais euh… ça fait plus braouuuuum que gling-gling pour le coup...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il lui tend aussi un petit paquet qui doit renfermer un livre et qu’elle dépiaute avec hâte.&lt;br /&gt;Nounou s'est attelée à la vaisselle, aidée de Léa. Mo' a filé avec Mimine au salon. Quand à Marcus, il a changé de station de radio pour passer le balai en musique.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;J71 (Gna gna gna j’ai pas eu assez de temps…)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;a href="http://juhdep.blogspot.com/2009/02/chapitre-88.html"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Chapitre 88&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4025372412020512163-7471389910586731826?l=juhdep.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://juhdep.blogspot.com/feeds/7471389910586731826/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4025372412020512163&amp;postID=7471389910586731826&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4025372412020512163/posts/default/7471389910586731826'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4025372412020512163/posts/default/7471389910586731826'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://juhdep.blogspot.com/2009/02/chapitre-87.html' title='Chapitre 87'/><author><name>David</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04643646173907551371</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_Sp6u-j5gITU/SR2-tkv4w0I/AAAAAAAAAFI/_YrCVm7E0JY/S220/1-48.png'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4025372412020512163.post-1752409627034261601</id><published>2009-02-04T17:48:00.001+01:00</published><updated>2009-02-04T19:53:36.658+01:00</updated><title type='text'>Chapitre 86</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- Ça consiste en quoi aujourd’hui ? demande Lily à Charlie pendant que tout le monde s'installe de nouveau autour de la table du salon.&lt;br /&gt;- Cette fois on imagine qu'on est de braves aventuriers et qu'on va faire les fous dans des donjons. Ou dans des dragons si on se perd trop ou qu'on a vraiment pas de chance.&lt;br /&gt;- Je suis totalement rassurée, dit Lily en se redressant. Amusez-vous bien alors. Je vais finir d'aider Nounou dans la cuisine.&lt;br /&gt;- Oh ? Qu'est-ce qu'on mange ? demande Marcus à Charlie une fois que Lily a quitté la pièce.&lt;br /&gt;- Hmm, pour manger, il faut ne pas avoir été mangé avant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Charlie saisit le pion noir représentant l'ogre entre ses doigts et le fait avancer vers les figurines des petits.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Il fait pas très peur comme ça, fait remarquer Marcus.&lt;br /&gt;- Oui mais imaginez qu'il est grand comme un camion. Et qu'en plus il a une grosse voix comme le marchand de glaces du parc.&lt;br /&gt;- Il parle ? s'étonne Marcus.&lt;br /&gt;- Il parle ! s'enthousiasme Léa.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Charlie prend une grosse voix.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ma maman m'a toujours dit que ça se fait pas de séparer une famille. Même dans un estomac. Alors je vais vous manger tous les quatre. Et ça fera venir les soldats du roi. Alors je les mangerai aussi. Puis d'autres viendront. Et eux aussi je les mangerai.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Charlie prend un air pensif.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Pourtant, faut bien que je trouve le temps de dormir et de digérer moi aussi…&lt;br /&gt;- Peut-être on pourrait lui espliquer que manger des légumes c'est plus sain, propose Léa.&lt;br /&gt;- C'est vrai, dit Charlie avec la grosse voix de l'ogre. Je préfère manger les humains avec un peu de purée de citrouille. Ça a bien meilleur goût. Heureusement que mes cousins ne sont pas au courant… S'ils savaient. Des légumes… Ils ne me parleraient plus. Un ogre ne mange pas de légumes…&lt;br /&gt;- Tu peux pas manger des gens comme ça ! Ça se fait pas !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Léa a les mains sur les hanches en regardant Charlie, qui lui répond toujours avec sa grosse voix.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Je suis grand, je fais ce que je veux. D'ailleurs, je vais commencer par te manger toi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et il tend son index vers sa petite cousine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Les habitants d'ici ils arrêtent pas de partir alors il faut bien que je mange les voyageurs à la place, ajoute-t-il en haussant les épaules.&lt;br /&gt;- Attention ou je te fais de la magie ! menace Marcus en brandissant un crayon de papier en direction de Charlie comme il tiendrait une baguette magique.&lt;br /&gt;- Oui, on te laissera pas faire, l'imite Mo'.&lt;br /&gt;- Grrr, fait Léa en remuant les pattes de Mimine comme si elle s’apprêtait à griffer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le combat semble inévitable.&lt;br /&gt;L'ogre se révèle être un adversaire redoutable. Marcus tente bien des sorts sans succès avant de repenser à sa « tempête de bonbons ». Pendant que Mo', enfin la princesse Gwyneth, et Mimine tiennent l'ogre en respect, Marcus peut préparer son sortilège. Toutefois, l'effet se révèle un peu différent de ce qui était prévu. Toutes les dents de l'ogre tombent instantanément sur le sol. Terrifié, la créature s'enfuit sans même essayer de les ramasser. Il ne pourra plus jamais manger que de la purée de citrouille !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Mais ce n'est pas tout, enchaîne Charlie. Sitôt les dents tombées par terre, une petite souris se précipite dessus et les charge dans ses bras. Ce n'est qu'une fois qu'elle…&lt;br /&gt;- À TABLE !!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est la voix de Nounou qui vient de couvrir celle de Charlie, la suite de l’histoire devra attendre car les petits ont déjà tous disparu dans la cuisine, Marcus en tête.&lt;br /&gt;Bizarrement, il est tout de suite plus décidé quand il s'agit d'affronter un repas plutôt qu'un ogre ou de la poussière.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;J70 (Mais après il ne faudra pas venir râler)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;a href="http://juhdep.blogspot.com/2009/02/chapitre-87.html"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Chapitre 87&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4025372412020512163-1752409627034261601?l=juhdep.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://juhdep.blogspot.com/feeds/1752409627034261601/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4025372412020512163&amp;postID=1752409627034261601&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4025372412020512163/posts/default/1752409627034261601'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4025372412020512163/posts/default/1752409627034261601'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://juhdep.blogspot.com/2009/02/chapitre-86.html' title='Chapitre 86'/><author><name>David</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04643646173907551371</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_Sp6u-j5gITU/SR2-tkv4w0I/AAAAAAAAAFI/_YrCVm7E0JY/S220/1-48.png'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4025372412020512163.post-8811908884792091221</id><published>2009-02-04T17:47:00.001+01:00</published><updated>2009-02-04T19:54:20.280+01:00</updated><title type='text'>Chapitre 85</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Charlie attend que les enfants et Mimine aient fini de s'installer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Bon, on en était où ? Vous vous souvenez ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien entendu Mo' et Marcus ne sont pas d'accord sur ce qu'ils ont fait la dernière fois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Mais puisque je te dis que c'est moi qui suis rentré dans le château pour espionner. Tu vois bien que toi t'es trop grande. Tu te serais fait remarquer !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et pour appuyer ses paroles, il pose sa figurine à lui à côté de l'immense poupée.&lt;br /&gt;Finalement, Charlie parvient à mettre tout le monde d'accord.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Mimine, Léa et Marcus, vous aviez été séparés de Mo' et vous aviez décidé d'aller la rechercher dans la forêt. D'ailleurs, vous êtes en train de marcher entre les grands arbres quand soudain Mimine s'arrête tout net. Elle a repéré quelque chose.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Léa regarde la peluche assise à côté d'elle avec fierté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Bravo Mimine ! Grâce à toi on va retrouver la trace de la princesse Gwyneth.&lt;br /&gt;- Elle est grosse pourtant. C'est bizarre qu'on l'a pas encore retrouvée ! ajoute Marcus.&lt;br /&gt;- Pff, fait Mo' en sortant sa poupée de la table pour la poser sur ses genoux.&lt;br /&gt;- Moi je me penche pour voir ce que Mimine elle a trouvé, continue Marcus.&lt;br /&gt;- Eh bien on dirait une flèche faite avec des brindilles, elle semble indiquer une direction, explique Charlie&lt;br /&gt;- C'est l'écriture de Gwyneth !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme Charlie et Léa le regardent amusés, Marcus se sent obligé d'argumenter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Oui je reconnais son écriture même quand elle écrit en brindilles sur le sol, farpaitement !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mo' hoche la tête en guise d'approbation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- D'ailleurs, reprend Charlie, il vous semble bien entendre des bruits dans la direction qu'indique la flèche. Comme si un groupe de personnes se déplaçait. Le sol tremble.&lt;br /&gt;- C'est peut-être les méchants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mo' trépigne sur le canapé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Zut, on peut pas filer à l'anglaise. On est pas anglais, dit Marcus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme tout le monde le regarde, il explique :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- C'est mon papa qui dit toujours ça. Il dit qu'à son travail souvent il filerait bien à l'anglaise mais qu'il peut pas parce qu'il est pas anglais.&lt;br /&gt;- Bon ben baston alors ! enchaîne Mo'.&lt;br /&gt;- Gaston !&lt;br /&gt;- Non, pas Gaston, baston !&lt;br /&gt;- Ouaiiiiiiiiis !&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;***&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Charlie sourit et dépose sur la table une pièce noire chipée dans un jeu d'échecs incomplet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ce qui poursuivait la princesse Gwyneth l'a rattrapée et se tient entre elle et vous. Marcus, Léa et Mimine, vous voyez ça en arrivant après avoir suivi les bruits dans la forêt.&lt;br /&gt;- Aha, y en a qu'un seul ! jubile Marcus.&lt;br /&gt;- On va le bonbonbarder ! crie Mo'.&lt;br /&gt;- Et pan dans les dents ! répond Marcus.&lt;br /&gt;- Ouais, à lui les caries !&lt;br /&gt;- Et s'il nous rend pas nos bonbons après ? s'inquiète le petit garçon.&lt;br /&gt;- Mais c'est pas des vrais bonbons de toute façon.&lt;br /&gt;- Ah oui, t'as raison. Bon ben je fais ça moi Charlie. Je lui envoie des bonbons et s'il est comme tout le monde, il aura trop peur d'avoir des caries et d'aller chez le dentiste et il s'enfuira.&lt;br /&gt;- Toute façon moi je vais le tailler en pièces s'il abîme ma robe ! renchérit Mo'.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien entendu, Mimine est aussi partante pour une bonne bagarre.&lt;br /&gt;Il n'y a guère que Léa pour faire remarquer que peut-être si ils parlent au méchant ils pourront le convaincre d'arrêter de les embêter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Mais non, lui répond Marcus. Regarde, il est tout noir, c'est un vrai méchant. Celui-là on peut pas le faire changer. J'ai vu plein de films. Ceux en noir ils restent méchants. C'est comme ça.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et c'est vrai que la pièce de jeu d'échecs choisie par Charlie pour représenter l'adversaire des&lt;br /&gt;« pas peu fiers » est d'un noir particulièrement intense. Mais ce n'est pas tout.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- C'est un ogre, renchérit Charlie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est l'instant que choisit Lily pour passer la tête dans le salon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Coucou tout le monde.&lt;br /&gt;- Coucou Lily ! s'exclament en chœur les enfants, même s'ils l'ont déjà copieusement saluée et bisouillée quand elle est arrivée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle leur sourit à tous avant de s'avancer près de Charlie. Elle s'accroupit pour jeter un œil au scénario manuscrit qu'il dissimule à la vue des enfants derrière un menu de la crêperie. Cela dit, l'essentiel de l'histoire qu'il s'apprête à faire vivre aux enfants est dans sa tête. Les notes manuscrites c'est pour la forme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Dis, mon chéri, le souffle épique c'est très bien mais Nounou et moi on est d'accord pour dire que ce n'est pas ce qui fera le ménage dans l'appartement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle l'embrasse sur la joue avant de se redresser.&lt;br /&gt;Charlie regarde autour de lui. C'est vrai qu'un peu de rangement s'impose.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Bon, les enfants, plus vite on mettra tout en ordre, plus vite on pourra reprendre le jeu.&lt;br /&gt;- Si on s'y met tous, ça ira vite. On est les pas peu fiers quand même ! dit Mo'.&lt;br /&gt;- Moi j'ai un peu mal au dos… commence Marcus.&lt;br /&gt;- Les héros ont jamais mal au dos ! lui crie la fillette en courant après Léa qui vient de sortir de la pièce. En fait, elle est allée chercher l'aspirateur de Nounou, un appareil d'un autre âge qui les fait toujours beaucoup rire, avec ses drôles de bruits. Elles ne seront pas trop de deux pour le manœuvrer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans le salon, c'est une autre paire de manches. Mimine fait la sourde oreille et Marcus ce n'est guère mieux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Tu ne t'enfuis pas au moins Marcus ?&lt;br /&gt;- Je m'enfuis pas, je prends mon courage à deux pieds, c'est tout.&lt;br /&gt;- Allez, un petit effort. Plus vite on aura fini, plus vite on rejouera. Et puis, « Marcus le grand » se laissera-t-il vaincre par un peu de poussière ?&lt;br /&gt;- Ah non alors !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'enfant trottine jusqu'à Charlie et se dresse sur la pointe des pieds en mettant les mains autour de sa bouche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Je vais te dire un secret…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Charlie se penche pour écouter l'enfant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- En fait moi je suis courageux mais juste quand personne regarde. Sinon après tout le monde il te donne des trucs dangereux à faire…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Finalement, tout le monde participe au rangement. Très vite, les coussins retrouvent leur place, les livres et les journaux leurs étagères, les jouets leur malle. La poussière disparaît sous les coups de plumeau et les hoquets d'aspirateur. Les éponges partent à l'assaut de la salle de bains. L'appartement n'est pas très grand et tout le monde se marche un peu dessus mais au moins c'est dans la bonne humeur et sans que personne soit blessé. Rien à voir avec certains sports&lt;br /&gt;« où le ballon n'est même pas rond ! » Marcus ne manque jamais de s'en étonner.&lt;br /&gt;Le ménage est fait, la partie peut reprendre.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;J69 (Donc je dis ça mais vous en faites ce que vous voulez)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;a href="http://juhdep.blogspot.com/2009/02/chapitre-86.html"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Chapitre 86&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4025372412020512163-8811908884792091221?l=juhdep.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://juhdep.blogspot.com/feeds/8811908884792091221/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4025372412020512163&amp;postID=8811908884792091221&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4025372412020512163/posts/default/8811908884792091221'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4025372412020512163/posts/default/8811908884792091221'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://juhdep.blogspot.com/2009/02/chapitre-85.html' title='Chapitre 85'/><author><name>David</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04643646173907551371</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_Sp6u-j5gITU/SR2-tkv4w0I/AAAAAAAAAFI/_YrCVm7E0JY/S220/1-48.png'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4025372412020512163.post-3144122266243185457</id><published>2009-02-04T17:46:00.001+01:00</published><updated>2009-02-04T19:54:55.439+01:00</updated><title type='text'>Chapitre 84</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Marcus passe la porte de chez Nounou en rouspétant. Sa maman a oublié de lui enregistrer son dessin animé préféré ! Encore !&lt;br /&gt;Léa vient l'accueillir et l'entraîne en le prenant par la main.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- C'est pas grave, je vais te raconter. J'étais à la douche mais Mimine m'a espliqué ce qui s'est passé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mo' arrive à son tour peu après. Léa en est à la moitié de son compte-rendu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Et c'est là qu'ils se sont arbrités dans la forêt à cause de l'orage ? demande le petit garçon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Léa acquiesce.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Coucou tout le monde ! Et c’est « abriter » qu’on dit, fait remarquer Mo'. Pas « arbriter ».&lt;br /&gt;- Mais c’est sous un arbre ! réplique Marcus, à qui tout ça semble d'une logique imparable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'arrivée de Charlie les interrompt en plein débat. C'est l'heure du jeu de rôles ! La compagnie des pas peu fiers va pouvoir reprendre du service. Pendant quelques heures, Marcus va devenir… eh bien il va devenir « Marcus le grand », un puissant magicien. Et Mo' sera une princesse guerrière nommée Gwyneth. Léa, elle, a décidé de rester Léa parce qu'elle dit qu'être un enfant c'est déjà avoir des pouvoirs magiques.&lt;br /&gt;Ce qui rend Marcus dubitatif.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Tu sais faire de la magie pour de vrai ?&lt;br /&gt;- Bien sûr, quand je tourne sur moi-même je me sens toute bizarre et aussi je sais faire disparaître des cookies dans mon estomac.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle sourit.&lt;br /&gt;Mimine aussi a décidé de jouer son propre rôle ce soir. Parce que bon, rien n'est plus fort ni plus futé qu'une panthère noire, c'est bien connu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous vous êtes peut-être déjà demandé, quand on parlait de Mimine, si les autres peluches sont aussi vivantes que la petite panthère noire. Bien sûr que oui. Mais le fait est que voilà, on ne peut pas parler de tout le monde. Et surtout… Mimine a insisté pour avoir la vedette et bizarrement, après une table ronde  entre peluches (un vestige de dînette en fait), elle a annoncé que personne n'y voyait d'objection. Même pas ce petit chien en peluche dont la truffe, quand il était entré, était encore intacte alors que désormais elle arbore quatre traces de griffes parallèles ? « Non non », fait-il désormais de la tête quand on lui pose la question, l'air horrifié, en surveillant les alentours. En tout cas, voilà pourquoi aujourd'hui Mimine est la seule peluche à la table des pas peu fiers.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Seule Rosie manque encore à l'appel.&lt;br /&gt;Les pas peu fiers ont bien cru que c'était elle quand ça a sonné à la porte d'entrée mais non, c'était la voisine du dessous qui venait voir si on ne pouvait pas lui prêter un peu de sucre. Ce à quoi Marcus s’est vivement opposé soit dit au passage. Mais Nounou a rassuré le petit garçon en lui montrant les nombreux paquets d’avance dans la cuisine et la voisine a pu repartir avec son sucre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mo' s'est chargée d'installer la table autour de laquelle ils vont jouer. La chaussette de dés de Charlie, du brouillon, les gommes mâchouillées, les crayons de papier et même les figurines et les pions pour les représenter quand il faut bien visualiser une scène. Sauf que voilà, Mo' a choisi une grosse poupée et Marcus son Playmobil fétiche. Du coup, son magicien est nettement plus petit que la princesse guerrière de Mo', enfin que la poupée renommée Gwyneth. Alors que son personnage s'appelle « Marcus le grand », « le grand » ! Et même si ce n'est qu'un détail, il n'y a pas une session de jeu durant laquelle le sujet ne revienne pas sur le tapis.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;J68 (Ce n'est même pour ainsi dire jamais arrivé)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;a href="http://juhdep.blogspot.com/2009/02/chapitre-85.html"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Chapitre 85&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4025372412020512163-3144122266243185457?l=juhdep.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://juhdep.blogspot.com/feeds/3144122266243185457/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4025372412020512163&amp;postID=3144122266243185457&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4025372412020512163/posts/default/3144122266243185457'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4025372412020512163/posts/default/3144122266243185457'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://juhdep.blogspot.com/2009/02/chapitre-84.html' title='Chapitre 84'/><author><name>David</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04643646173907551371</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_Sp6u-j5gITU/SR2-tkv4w0I/AAAAAAAAAFI/_YrCVm7E0JY/S220/1-48.png'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4025372412020512163.post-1675371555173696685</id><published>2009-02-04T17:45:00.001+01:00</published><updated>2009-02-04T19:55:31.212+01:00</updated><title type='text'>Chapitre 83</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Chez lui, Marcus se prépare à la folle journée d'aventures qui s'annonce. Il est justement en train d'enfiler sa salopette spéciale des grands jours, la salopette du héros qui-peut-tout ! Enfin qui peut tout SAUF s'habiller plus vite…&lt;br /&gt;Voilà pourtant une demi-heure que le petit garçon a commencé à se préparer. Il a d’abord enfilé d'épaisses chaussettes jaunes à rayures rouges, puis la fameuse salopette, son bonnet, son blouson, ses moufles. Mais au moment de mettre ses chaussures, il s'est rendu compte qu'il n'y arrivait pas. Du coup il a enlevé le blouson, les moufles, le bonnet, la salopette et même les chaussettes. Mais il a alors réalisé qu'il fallait les remettre. Du coup il a recommencé avec les chaussettes. Puis il a mis ses chaussures. Mais là, forcément, c'est la salopette qui ne passait plus.&lt;br /&gt;Heureusement, les héros ont parfois des mamans pour les aider à enfiler la tenue qui leur confèrera de grands pouvoirs. Pas comme Superman et tellement d'autres. Ça se voit tout de suite qu'ils se sont habillés seuls et en catastrophe...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- C'est bon ? Je ressemble à un héros là maman ?&lt;br /&gt;- Aussi héroïque que possible.&lt;br /&gt;- En plus je pleure jamais, comme un vrai héros ! Enfin si, je pleure des fois. Mais juste quand il pleut et qu'on peut pas aller jouer dehors ou qu'il y a plus de cookies. Enfin juste pour des choses très très tristes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La maman de Marcus sourit en regardant son fils. Emmitouflé comme il l'est, on dirait une grosse pelote de laine. Ça lui rappelle cette fois où il était revenu de chez son amie Léa en disant « j'ai fait une boulette maman ». Elle avait craint le pire. Et d'abord où avait-il appris ce mot ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- On dit « j'ai fait une erreur », l'avait-elle alors corrigé.&lt;br /&gt;- Mais non maman, tu comprends pas. On devait sauver la ville et j'avais un pouvoir pour contrôler les araignées et donc je leur avais demandé de faire une grosse boule de fil pour la laisser tomber du haut de la colline sur les méchants qui allaient attaquer la ville mais elle a roulé du mauvais côté la boule et elle est tombée sur la ville et…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ouf, ce n'était qu’un jeu. Rien à voir avec l’école. La maman de Marcus était soulagée. Mais tout de même, où son fils avait-il appris ce mot ?&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;J67 (Cela dit je ne me trompe pas souvent)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;a href="http://juhdep.blogspot.com/2009/02/chapitre-84.html"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Chapitre 84&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4025372412020512163-1675371555173696685?l=juhdep.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://juhdep.blogspot.com/feeds/1675371555173696685/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4025372412020512163&amp;postID=1675371555173696685&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4025372412020512163/posts/default/1675371555173696685'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4025372412020512163/posts/default/1675371555173696685'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://juhdep.blogspot.com/2009/02/chapitre-83.html' title='Chapitre 83'/><author><name>David</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04643646173907551371</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_Sp6u-j5gITU/SR2-tkv4w0I/AAAAAAAAAFI/_YrCVm7E0JY/S220/1-48.png'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4025372412020512163.post-8233488383074822260</id><published>2009-02-04T17:44:00.001+01:00</published><updated>2009-02-04T19:56:06.944+01:00</updated><title type='text'>Chapitre 82</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Bien au chaud dans leurs appartements respectifs, Lily et Charlie discutent par ordinateur interposé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Tu as le bonjour du bout de chou au fait. Bon, comme elle n'atteint pas la table, elle ne sait pas à qui elle fait coucou mais le cœur y est en tout cas, je peux te l'assurer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Charlie se penche vers Léa en souriant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- C'est Lily, lui souffle-t-il.&lt;br /&gt;- Coucou Lily ! s'exclame la fillette. J'avais deviné, chuchote-t-elle à Charlie avec un petit sourire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De son fauteuil devant la télé, Mimine semble les regarder avec un soupçon de reproche. C'est qu'elle est en train de regarder un très intéressant documentaire sur les moyens de lutter contre les souris en appartement. C'est sérieux mince !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ahem, je vais devoir te laisser, y a Mimine qui veut chatter.&lt;br /&gt;- C'est malin ça, répond Lily en riant.&lt;br /&gt;- Je vais aller préparer à manger pour ce midi. Bisous, à plus tard.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tandis qu’il se déconnecte, Charlie jette un œil inquiet à la peluche. Elle semble ne plus lui tenir rigueur de ce qu’il a dit un peu plus tôt, ouf. Alors qu’il discutait avec Lily, il a laissé entendre que si un jour ils devaient se rendre dans un quartier un peu dangereux, ça pourrait être pas mal d’emmener Mimine parce que ça ferait un allié de poids. Qu’est-ce qu’il n’avait pas dit… La panthère en peluche l’a foudroyé du regard.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Mais Mimine, je ne voulais pas dire que tu es dodue…&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;***&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Lily sonne à la porte de l'appartement. C'est Léa qui lui ouvre car Charlie est en train de faire la cuisine et Nounou est chez la voisine du dessous. Quant à Mimine, elle est assise devant l'ordinateur, apparemment en train de regarder un site animalier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Coucou Lily !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La jeune femme se baisse pour embrasser la fillette.&lt;br /&gt;Charlie arrive à son tour. Il désigne Mimine à Lily du regard.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Tu vois, qu'est-ce que je t'avais dit ? Elle avait vraiment envie d’utiliser l’ordinateur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Charlie ferme les yeux et avance les lèvres comme s’il espérait un baiser. Mais Lily se contente de le dépasser en riant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Zut ! Depuis le temps que je dis des bêtises en espérant qu'on m'embrasse pour me faire taire, dit-il en rouvrant les yeux. Oh, j’ai trouvé ton cadeau d’anniversaire au fait. Je m'étais dit&lt;br /&gt;« parfait, un livre épuisé, j'aurai aucun mal à le rattraper en plus ». Eh ben si…&lt;br /&gt;- Chut, ne m'en dis pas plus.&lt;br /&gt;- Non, ne t'en fais pas. Garder les secrets est l'une de mes innombrables qualités.&lt;br /&gt;- Oui, ta marraine fée t'a décidément pas raté. Par contre on dirait aussi qu'elle a donné son coup de baguette d'un peu trop près. C'est pour ça la bosse derrière la tête ?&lt;br /&gt;- Une bosse derrière la tête ? J'ai pas de bosse derrière la t…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De la main qui tenait l'éplucheur il se frotte l'arrière du crâne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ah si.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il se met à rire et Lily avec lui.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;J66 (Je dis ça pour vous hein, si ça se trouve j'me trompe…)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;a href="http://juhdep.blogspot.com/2009/02/chapitre-83.html"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Chapitre 83&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4025372412020512163-8233488383074822260?l=juhdep.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://juhdep.blogspot.com/feeds/8233488383074822260/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4025372412020512163&amp;postID=8233488383074822260&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4025372412020512163/posts/default/8233488383074822260'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4025372412020512163/posts/default/8233488383074822260'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://juhdep.blogspot.com/2009/02/chapitre-82.html' title='Chapitre 82'/><author><name>David</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04643646173907551371</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_Sp6u-j5gITU/SR2-tkv4w0I/AAAAAAAAAFI/_YrCVm7E0JY/S220/1-48.png'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4025372412020512163.post-5275519005724730143</id><published>2009-02-04T17:43:00.001+01:00</published><updated>2009-02-04T19:57:28.904+01:00</updated><title type='text'>Chapitre 81</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Les premières gouttes viennent se mêler au vent. Quand l'enfant ouvre la porte, lumière, chaleur et rires s'échappent un instant du bâtiment, un peu comme sortirait l’escorte d'un château fort pour protéger un nouvel arrivant de ses poursuivants. C'est tout à fait à ça que ressemble l'église d'ailleurs. À une citadelle assiégée, un refuge contre le monde hostile au-delà de ses remparts.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La pluie souligne la silhouette de Phenix tel le pinceau d’un peintre amoureux de son sujet. Comme pour éviter qu'elle lui échappe. Ce qui ne semble pas être son intention. Elle ne bouge pas. Son regard et son imagination vagabondent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Beaucoup de choses à te reprocher petite ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Phenix hoche la tête sans rien dire, les bras autour des genoux, toujours assise.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- La pluie ne lavera pas tes erreurs fillette. Ça s'rait trop simple. Tu ferais mieux de t’abriter, tu vas attraper froid.&lt;br /&gt;- Je ne risque plus rien, je suis déjà morte.&lt;br /&gt;- Tu travailles ton rôle de vilaine fille pour avoir l'air plus cool ?&lt;br /&gt;- Non. Je suis heureuse d'avoir plein de défauts. La pluie glisse sur les choses trop lisses sans prendre le temps de s’y poser et moi j’aime bien ça sentir la pluie sur ma peau.&lt;br /&gt;- On en a tous…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il allume une cigarette sans que la pluie ou le vent semblent le gêner le moins du monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- … des défauts.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Phenix regarde l’inconnu s’éloigner et se redresse en souriant. Elle secoue la tête.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Si c'était ma conscience et qu'elle fume bien ce qu'il m'a semblé qu'elle fumait, ça explique bien des choses…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il s'est retourné.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Tu as fait beaucoup de chemin pour quelqu'un qui avait presque perdu ses deux jambes. S'agirait pas de s'arrêter maintenant. Et si tu songeais un peu à toi plutôt qu’aux autres pour changer ?&lt;br /&gt;- Eh, comment est-ce que vous… mince, il a disparu…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pendant un instant, la jeune femme reste là sans bouger, pensive. Puis elle regarde une dernière fois dans la direction où est partie la silhouette et se dit que c’est vrai qu’on entend que ce qu’on veut bien entendre. Au moins ce n’est pas une poubelle ou un lampadaire qui lui a délivré le message, elle n’est peut-être pas encore complètement folle, ouf. Elle secoue la tête en riant.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;***&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il y a matière à une nouvelle compo’ après une telle rencontre.&lt;br /&gt;Un embryon de chanson commence à naître dans son esprit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-    Je vais être maman !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle éclate de rire à cette pensée. Pourtant il n’y a pas de quoi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-    C’est pas avec des balles que vous crèverez vos boutons d’acné, chantonne-t-elle. C’est pas comme ça qu’vous percerez. Laissez tomber vos couteaux papillons. C’est pas eux qui vous permettront d’voler…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle secoue la tête. Il y a décidément mieux que la violence pour grandir. À trop prendre de coups sur la tête on finit souvent plus petit que plus grand. Et même carrément sous terre la plupart du temps. C’est pas un clou qui dira le contraire. Et si par hasard on réussit finalement à « s'élever », c’est en général parce qu’on est parti en fumée, dans une explosion... C’est ça la guerre des gangs, la voie de la violence… qui fait grandir les enfants trop vite… de l’enfance au ciel directement, sans passer par l’âge adulte.&lt;br /&gt;La pluie dégouline sur son visage. Une carapace de larmes et d'hématomes. Le camouflage urbain de beaucoup… N'y a-t-il aucun autre avenir possible ? Aucun espoir ? Jamais on ne pourra changer les chenilles des chars en papillons non plus ? Décidément, il y en aurait des choses à mettre dans cette chanson, songe-t-elle en rejoignant ses amis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et peut-être que si tout le monde s'y met… Peut-être que si tout le monde prend conscience de ses capacités, que chacun devient un héros…&lt;br /&gt;Elle sourit en avançant vers le fond de l'église, vers le battement hésitant de la caisse claire. Le petit s'essaye au tatapoum sous l'œil attentif et ravi, bien que vaguement inquiet, du vieux Max.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;S17 (Et on ne comprend pas la fin du livre sans ça)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;a href="http://juhdep.blogspot.com/2009/02/chapitre-82.html"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Chapitre 82&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4025372412020512163-5275519005724730143?l=juhdep.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://juhdep.blogspot.com/feeds/5275519005724730143/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4025372412020512163&amp;postID=5275519005724730143&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4025372412020512163/posts/default/5275519005724730143'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4025372412020512163/posts/default/5275519005724730143'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://juhdep.blogspot.com/2009/02/chapitre-81.html' title='Chapitre 81'/><author><name>David</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04643646173907551371</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_Sp6u-j5gITU/SR2-tkv4w0I/AAAAAAAAAFI/_YrCVm7E0JY/S220/1-48.png'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4025372412020512163.post-4606828559042994604</id><published>2009-02-04T17:42:00.001+01:00</published><updated>2009-02-04T19:58:12.977+01:00</updated><title type='text'>Chapitre 80</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il fait doux dehors. Trop doux. Trop de vent. L'orage ne devrait plus tarder. Elle referme la porte de l'église et salue un type aux cheveux longs qui grimpe les quelques marches menant à l'entrée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Un p’tit zeste s'il vous plaît mamzelle, lui lance-t-il en fixant son haut jaune foncé avec un air malicieux, les mains en coupe, comme un mendiant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils échangent un sourire de connivence puis l'homme disparaît dans l'église. Phenix invite le garçon à s'asseoir sur la plus haute marche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Alors c'était seulement pour me voir que tu es venu ou bien ça t'intéresserait quand même un peu de jouer de la batterie ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle le regarde avec un mélange de douceur et de sympathie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ouais. Non. En fait je veux juste savoir si c'est vrai ce qu'on raconte sur toi. Que tu peux pas mourir et tout ça depuis ton « accident ». Les autres disent que c'est pas possible. Que c'est des conneries tout ça. Une bastos et tu crèves, comme tout le monde.&lt;br /&gt;- Mais ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le petit dur semble comme pris en faute. Il met un peu de temps à répondre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Maissic'estvraij'aimeraisbiendevenircommetoi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il a dit ça très vite, comme s'il avait eu peur de manquer de souffle.&lt;br /&gt;Envolés l'air revêche et le ton arrogant. Il ne reste plus qu'un petit garçon dans des vêtements trop grands pour lui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Qui est-ce qui t'a raconté ? Pour l'accident et le reste ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle le regarde mais il ne redresse pas la tête, préférant parler dans sa barbe, enfin la barbe qu'il aura un jour. S'il survit assez longtemps pour ça.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Mon frère. Il avait trouvé une vieille BD naze dans une poubelle. Avec ce gars en collant qui sauve des gens. Ça l'a bien fait marrer. Avec ses copains ils se sont bien foutus de sa gueule au type. Ils veulent même…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il s'interrompt. Un grondement se fait entendre pas très loin. L'orage.&lt;br /&gt;L'enfant reprend.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Y en a un, un pote de mon frère j'veux dire, il a vu que j'avais récupéré la BD après qu'ils l'aient jetée. Mais il s'est pas foutu de moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Là, il relève de nouveau la tête. Phenix ne se moque pas non plus. Elle se contente d'écouter avec attention. L'enfant fronce les sourcils. Il n'a pas l'habitude que les plus vieux l'écoutent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Il est pas comme les autres lui. Il…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De nouveau il jauge la jeune femme du regard. Elle le regarde, elle sourit toujours.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- … il a sorti son lecteur mp3. Moi je comprenais pas pourquoi il faisait ça. Pis mon frère est revenu le chercher alors il a fourré le lecteur dans ma main et il m'a gueulé de pas lui faire une seule rayure. Que sinon il me cognerait sévère. Mon frère, lui, bien sûr, ça l'a fait marrer. Son pote il s'est penché sur moi et j'ai cru qu'il allait me secouer un peu mais il m'a juste dit tout bas d'écouter le morceau 4. Comme ça mon frère il pouvait pas entendre. Et puis ils sont sortis.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;***&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Nouveau grondement de tonnerre. Un peu plus près cette fois. Un coup de vent fait voleter les détritus d'un bout à l'autre de la rue. Les gens se pressent davantage sur les trottoirs. Phenix regarde le ciel avec un étrange sourire puis de nouveau se tourne vers l'enfant.&lt;br /&gt;Il vient de sortir un petit boîtier en plastique de la poche intérieure de sa parka. Il appuie sur quelques touches et passe les écouteurs à Phenix.&lt;br /&gt;Le bruit d'une conversation. En fond, de la musique. Mais impossible de dire quoi. Et puis la conversation s'arrête, semble s'éloigner plutôt et la musique devient plus nette. Encore un peu plus. Des bruits de pas sur un parquet apparemment. Celui qui enregistre s'est rapproché de la source de la musique. Phenix reconnaît sa voix.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- You didn't really kill me&lt;br /&gt;No matter how strong you tried&lt;br /&gt;Dreams doesn't die so easily &lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(0, 0, 0);"&gt;*&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout en écoutant, ses yeux vont de l'enfant à la rue. Le vent fait voler ses longs cheveux autour de sa tête.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- And I see you when you cheat, when you lie&lt;br /&gt;When you shoot, when you deny &lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(0, 0, 0);"&gt;**&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et avec le tempo du morceau qui monte, le vent autour d'elle s'intensifie. Elle ne sait plus bien où elle est. La musique lui fait souvent cet effet là. Dans les écouteurs, la liste des mauvaises actions s'allonge.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- I'm not dead yet, I'm still there… &lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(0, 0, 0);"&gt;***&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La musique s'arrête d'un seul coup. Des bruits de pas de nouveau. Celui qui a fait l'enregistrement doit remonter l'escalier menant au premier étage de l'église. Une conversation à voix basse. On parle d'elle. Elle ne reconnaît pas les voix mais après tout, beaucoup ne font que passer à l'église, sans lui laisser le temps de les connaître. Les deux hommes parlent d'elle, de la rumeur qui voudrait qu'elle soit « spéciale ». Phenix éteint l'appareil, le rend au garçon.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;***&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Elle garde la main ouverte, paume vers le ciel. Du regard elle l'invite à toucher. Nouveau froncement du sourcil de l'enfant. C'est quoi cette fille ? Bah, après tout…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Du bout des doigts, il tâte la paume de la main.&lt;br /&gt;Phenix sourit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Tu vois le souci, c'est qu'une peau qui fait office d'armure c'est peut-être très bien contre les coups, mais ça empêche aussi de sentir la caresse du vent. Ou celle des gens. J'aurais été triste d'être privée de ça. Ça ressemble à une armure d'après toi ? l'interroge-t-elle doucement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il retire ses doigts, secoue la tête.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Désolée. Pas de super héros dans les parages.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une première goutte de pluie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- C'est pas grave. Un héros sans armure c'est encore mieux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette fois c'est elle qui fronce les sourcils. Mais plus par curiosité que par surprise.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Les héros c'est dangereux. Les gens les suivent parce qu'ils ont l'air forts et invincibles. Mais tout le monde meurt un jour, les « héros » comme les autres. Et ce jour-là, ceux qui les ont suivis se retrouvent tout seuls et encore plus faibles. Il faut croire en soi surtout. Et pouvoir compter sur ses amis. Mais mieux vaut ne pas avoir de héros.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle marque une pause.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Tu es sans doute pas de la bonne génération pour ce que je vais te dire mais… Tu estimes sûrement que tu es trop grand pour croire aux fées. Et en fait c'est plutôt pas un mal, la fin des fées. Quelque part c'est une chance pour les hommes de s'approprier la magie qu'autrefois ils plaçaient en dehors d'eux. Comme avec les dieux. Ahem, pardon, rajoute-t-elle amusée en direction du sommet de l'église. Je pense que c'est plutôt une évolution tout ça. Ça vaut pas la peine d'échanger Dieu, ou les fées, ou n'importe quel type qui enfile son slip par dessus son collant, contre un héros de chair et de sang. Parce qu'au final ça fait qu'on se repose toujours sur quelqu'un d'autre que soi. Tu comprends ce que je veux dire ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle l'interroge du regard en souriant. Il semble en pleine réflexion.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Tu es certain de ne pas vouloir te mettre à la batterie ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il essuie son crâne humide comme le feraient certains adultes, d'une main, négligemment.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Faut voir. Je sais pas si ça me plaira.&lt;br /&gt;- Tu peux toujours aller demander au vieux Max. Il sera ravi de te faire faire un bout d'essai je pense.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le garçon hoche la tête en silence. Il se lève, la regarde une dernière fois, un peu comme si elle n'était pas vraiment là, une sorte d’illusion, puis il entre dans l'église.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;*&lt;/span&gt; Les peluches c'est les plus fortes&lt;br /&gt;Les plus soyeuses aussi&lt;br /&gt;Jamais malades, toujours en forme&lt;br /&gt;- Mimine.&lt;br /&gt;- …&lt;br /&gt;- La vraie traduction s'il te plaît.&lt;br /&gt;- …&lt;br /&gt;- Et t'auras l'ordinateur pour toi toute seule jusqu'à la fin du mois.&lt;br /&gt;- Tu ne m’as pas vraiment tuée&lt;br /&gt;Peu importe que tu aies vraiment tout tenté&lt;br /&gt;Les rêves ne meurent pas si facilement tu sais&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(0, 0, 0);"&gt;**&lt;/span&gt; Du coup je te vois quand tu triches, quand tu mens&lt;br /&gt;Quand tu tues, quand tu renonces&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(0, 0, 0);"&gt;***&lt;/span&gt; Je ne suis pas encore morte, je suis toujours là... même si en étant une peluche je serais encore plus forte&lt;br /&gt;- Mimine…&lt;br /&gt;- …&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;S16 (Voire capital)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;a href="http://juhdep.blogspot.com/2009/02/chapitre-81.html"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Chapitre 81&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4025372412020512163-4606828559042994604?l=juhdep.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://juhdep.blogspot.com/feeds/4606828559042994604/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4025372412020512163&amp;postID=4606828559042994604&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4025372412020512163/posts/default/4606828559042994604'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4025372412020512163/posts/default/4606828559042994604'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://juhdep.blogspot.com/2009/02/chapitre-80.html' title='Chapitre 80'/><author><name>David</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04643646173907551371</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_Sp6u-j5gITU/SR2-tkv4w0I/AAAAAAAAAFI/_YrCVm7E0JY/S220/1-48.png'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4025372412020512163.post-6912044114398963049</id><published>2009-02-04T17:41:00.001+01:00</published><updated>2009-02-04T19:59:10.618+01:00</updated><title type='text'>Chapitre 79</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Personne ne l'a entendu entrer. Il faut dire que depuis qu'un cambrioleur a huilé les gonds de la porte de l'église, celle-ci ne grince plus du tout. Comme quoi les cambrioleurs ont leur utilité parfois. En plus, celui-là s'est contenté de dérober une fausse jarre en or dans laquelle il y avait seulement des bricoles dont les filles voulaient se débarrasser. On avait dû oublier de lui dire que dans une église, on trouve surtout des richesses spirituelles. Dans celle-là en particulier.&lt;br /&gt;Non, vraiment, c'était une aubaine ce vol.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sauf que là les quatre amis n'ont pas affaire à un cambrioleur mais à un gamin noir aux cheveux ras et au visage dur. Ça le fait paraître plus vieux qu'il n'est. Pourtant, il ne doit pas avoir plus de dix ou onze ans. Son pseudo treillis et sa parka beige trop grande n'arrangent rien, on dirait un membre de gang. Enfin… un membre de gang qui aurait rétréci au lavage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Pourquoi vous vous marrez ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est vrai qu'ils sourient, tous, en le regardant, les uns par dessus le dossier du canapé, les autres penchés au-dessus des accoudoirs. Un canapé avec quatre têtes, ce serait plutôt au gosse d'être amusé par ce qu'il voit. Surtout que ce canapé-ci s'appelle Romuald en plus et... et c'est une autre histoire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- On ne se moque pas, si ça peut te rassurer, dit Phenix avec douceur et en se levant. C'est simplement qu'ici, le respect ne s'obtient pas en prouvant qu'on est un dur donc tu peux te relaxer. Tu veux boire quelque chose de chaud ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle pose son verre de café sur le guéridon branlant, et se dirige vers l'enfant.&lt;br /&gt;Il secoue la tête et la fixe avec intensité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- C'est toi la fille qui peut pas mourir ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme elle ne l'interrompt pas, il poursuit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Mon frère y raconte que t'es si sûre de pas pouvoir clamser qu'un jour t'étais dans le métro et y a un gars louche il a posé un paquet pour qu’il explose et tu t'es assise dessus. Ça a jamais sauté et depuis tu dors avec ça sous ton lit il paraît…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle lui sourit toujours.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Faut pas croire tout ce qu'on dit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle se dirige vers la grande porte en lui faisant signe au passage. Il la suit. Derrière eux, les autres se remettent à papoter.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;S15 (Vraiment important)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;a href="http://juhdep.blogspot.com/2009/02/chapitre-80.html"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Chapitre 80&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4025372412020512163-6912044114398963049?l=juhdep.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://juhdep.blogspot.com/feeds/6912044114398963049/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4025372412020512163&amp;postID=6912044114398963049&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4025372412020512163/posts/default/6912044114398963049'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4025372412020512163/posts/default/6912044114398963049'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://juhdep.blogspot.com/2009/02/chapitre-79.html' title='Chapitre 79'/><author><name>David</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04643646173907551371</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_Sp6u-j5gITU/SR2-tkv4w0I/AAAAAAAAAFI/_YrCVm7E0JY/S220/1-48.png'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4025372412020512163.post-1257465145656157735</id><published>2009-02-04T17:40:00.001+01:00</published><updated>2009-02-04T19:59:49.672+01:00</updated><title type='text'>Chapitre 78</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- Par contre, qu'est-ce que tu veux dire par « si quelqu'un d'autre que nous entend ces paroles » ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La jeune disquaire et le vieux Max fixent eux aussi Phenix. Comme si leur amie bassiste leur avait ôté la question de la bouche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Je sais bien que tu n'aimes pas refaire les mêmes choses trop souvent et que tu ne veux pas chanter un truc triste si tu ne l’es pas poursuit BN. Je peux comprendre ça. Et je suis d'accord aussi pour dire que quelque part une chanson chantée pour la énième fois c'est une sorte de mensonge, ou de rôle qu'on joue, mais s'agirait qu'on soit pas les seuls à profiter de ce que t'as à raconter quand même. Que toi tu ne veuilles pas laisser de traces, ça ok, mais et nous ? Tu y penses à nos envies de gloire à nous ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle conclue par un clin d'œil.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Sinon autant se taire. Et vu ta voix et ce que tu as à dire, ce serait dommage. Enfin je dis ça, je suis pas objective. M'enfin c'est sûr que le message risque pas de passer si tu l'ouvres pas un peu. C'est bien toi de croire que les gens comprennent ce qui est important sans qu'il y ait rien besoin de leur dire, comme ça.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle claque des doigts pour appuyer ses paroles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Y en a pour des années avec le bouche à oreille pour arriver au même résultat qu'avec une seule chanson. En plus, avec le bouche à oreille, y a le risque que ça se déforme et que ça ressemble plus à rien au bout du compte. Je parle pas forcément de faire un disque hein, quoi qu'on puisse en faire sans automatiquement vendre son âme. Ça coûte plus si cher il paraît…&lt;br /&gt;- De vendre son âme ? la questionne Phenix avec malice.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;BN sourit et poursuit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Mais un concert déjà, ce serait pas mal. Une scène ouverte, ça pourrait être une bonne idée, non ? Pour une fois, ça ne serait pas que pour les autres. Allez, sois chic, que je puisse me jeter dans le public et faire l'hélicoptère avec mes cheveux. J'ai toujours voulu faire ça ! Imagine que j'arrive à m'envoler en plus… le pied… On aurait droit aux gros titres dans la presse le lendemain. Oh, j’y pense ! On pourrait jouer la chanson que tu as composée il y a pas longtemps, tu sais celle qui parle d’une droguée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Face à elle, la jeune disquaire et le vieux Max ont les yeux qui brillent et un sourire jusqu'aux oreilles, avec un petit quelque chose en plus dans le regard de la jeune femme. Après tout la fille de la chanson c'est un peu elle…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En tout cas l'idée de passer sur scène ne laisse personne indifférent. Phenix se contente de sourire avec douceur, mais de toute évidence l'idée commence à faire son chemin dans les esprits, le sien y compris. Il suffit de voir leur air ravi et leurs hochements de tête silencieux.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;***&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Une fois de plus, c'est le vieux Max qui rompt le silence le premier.&lt;br /&gt;Enfin si l'on excepte la cafetière, qui glougloute toujours joyeusement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Au fait, dans ta chanson, ce trésor finalement…&lt;br /&gt;- C'est vous mon trésor bien sûr. L'amitié, tout ce qu'on partage ensemble. Ce qu'on accomplit chaque jour. Même si on ne sera jamais rien d'autres que des tout petits enfants qui croient changer le monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle a dit ça en prenant une voix de petite fille. Les autres sourient.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ça ne m'a pas empêché de continuer à y croire cela dit. Je crois que j'aime bien les happy ends.&lt;br /&gt;- Ouais, moi aussi ! s'exclame la jeune disquaire.&lt;br /&gt;- En parlant de ça, ça a l'air plutôt bien parti avec Will, non ? fait remarquer BN. Il a l'air très sympa en tout cas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rappelez-vous, le jeune homme du centre commercial à qui la petite disquaire voulait présenter ses amies.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- C'est lui ou ses cookies que tu aimes ?&lt;br /&gt;- M'enfin ! s'offusque BN.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elles échangent un regard complice.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Il ne fait pas de la batterie votre ami des fois ? les interrompt le vieux Max en commençant à servir le café dans de petits verres transparents dépareillés.&lt;br /&gt;- Tu veux plus jouer avec nous ? lui demande la jeune disquaire avec une moue boudeuse.&lt;br /&gt;- Bien sûr que si mais faut bien penser à la relève. Et puis moi je ne peux pas tout jouer avec mes vieux bras.&lt;br /&gt;- On s'en inquiètera quand tu ne pourras plus jouer que des berceuses va, dit BN.&lt;br /&gt;- Moi je veux bien apprendre, dit une voix d'enfant.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;S14 (Non parce que si ça se trouve c’est important)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;a href="http://juhdep.blogspot.com/2009/02/chapitre-79.html"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Chapitre 79&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4025372412020512163-1257465145656157735?l=juhdep.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://juhdep.blogspot.com/feeds/1257465145656157735/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4025372412020512163&amp;postID=1257465145656157735&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4025372412020512163/posts/default/1257465145656157735'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4025372412020512163/posts/default/1257465145656157735'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://juhdep.blogspot.com/2009/02/chapitre-78.html' title='Chapitre 78'/><author><name>David</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04643646173907551371</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_Sp6u-j5gITU/SR2-tkv4w0I/AAAAAAAAAFI/_YrCVm7E0JY/S220/1-48.png'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4025372412020512163.post-9038804740194129358</id><published>2009-02-04T17:39:00.001+01:00</published><updated>2009-02-04T20:00:30.628+01:00</updated><title type='text'>Chapitre 77</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il n'y a qu'une seule lampe allumée dans la petite église. Sa douce lumière éclaire le chœur, où a été installée une petite scène. Sur celle-ci quelques micros sur pied, des amplis fatigués, des fils de toutes les couleurs, des filles de toutes les couleurs aussi, des guitares, un violon et, à moitié caché derrière une vieille batterie usée, un vieux bonhomme assis dans un profond fauteuil en cuir craquelé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un dernier battement de caisse claire et le chœur redevient silencieux.&lt;br /&gt;Enfin presque. La dernière note du morceau continue de flotter dans l'air. Elle ne semble pas vraiment décidée à s'en aller. Voilà ce que c'est quand on se sent bien quelque part. Bon, d'accord, c'est sans doute plutôt à cause de l'acoustique de l'église, pff. Mais comme on ne peut pas en être certain, est-ce que ce n'est pas plus joli d'imaginer que cette petite note reste là, suspendue en l'air, parce qu'elle n'a pas envie de partir, hmm ?&lt;br /&gt;En attendant, sur la scène non plus personne ne semble décider à bouger. Et là ce n'est pas la faute de l'acoustique. Tout le monde a ce regard brillant et un peu fixe de qui est encore plongé dans un monde merveilleux et a du mal à en sortir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Finalement, la seule chose qui bouge dans la petite église à ce moment précis c'est la petite lampe près de la scène. La faute au guéridon de fortune sur lequel elle repose, qui a connu des jours meilleurs. De toutes les lampes que les filles ont récupérées ici et là, celle-ci est leur préférée. Même si elle ressemble davantage à un chapeau à l'ancienne où se serait endormie une luciole le temps d'une sieste qu'à une véritable lampe. Mais peut-être est-ce justement à cause de ce détail que les filles l'aiment tant.&lt;br /&gt;La petite lampe règne sur une tribu hétéroclite de vieux meubles qui craquent et grincent à longueur de temps. On dirait l’une de ces maisons anciennes qui ne peuvent pas s’empêcher de « parler » quelle que soit l’heure du jour ou de la nuit. Mais peu importe, ils ont tellement de choses à raconter tous ces vieux meubles. Et puis avec le temps tout se bonifie de toute façon, c’est bien connu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En tout cas c'est ce dont le vieux Max, un sexagénaire plein d'énergie, essaie en présentement de convaincre les trois jeunes femmes qui partagent la scène avec lui.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;***&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;C'est lui qui a rompu le silence après la chanson en claironnant qu'avec aucune batterie neuve le son n'aurait été si bon et que ça vaut pour toutes les choses d'un certain âge.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Tenez, regardez, moi par exemple.&lt;br /&gt;- Tu veux dire que tu vieillis bien comme… du vinaigre ? l'interrompt la jeune disquaire.&lt;br /&gt;- Bah, c'est très bon le vinaigre. Et ça fait moins de dégâts que le vin en plus !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le vieux bonhomme sourit, toujours assis derrière son antique batterie, jouant avec ses baguettes. À lui tout seul il est plus âgé que les trois jeunes femmes réunies. Et pourtant, elles ne voudraient d'un autre batteur pour rien au monde. Phenix et lui se sont rencontrés dans le métro. Elle attendait un train. Il nettoyait le quai. Ils ont parlé musique, se sont recroisés quelques fois et avec le temps sont devenus amis, malgré la différence d'âge.&lt;br /&gt;Au début, c'était la musique qui liait le vieil homme et les filles. Désormais,  il y a bien plus que ça.&lt;br /&gt;Sur la scène, BN a toujours sa basse et ne semble pas encore « sortie » de la chanson.&lt;br /&gt;Même chose en ce qui concerne la petite disquaire. Dans un instant elle déposera son violon sur son petit socle usé, mais pour l'instant elle reste là, comme sonnée, un sourire extatique aux lèvres. C'est presque par réflexe qu'elle a répondu au vieux Max finalement. Un peu comme quand un docteur nous tapote sur le genou et que notre jambe se relève par réflexe.&lt;br /&gt;Quand à Phenix… Phenix, elle, a lâché son micro mais pas sa guitare. Elle regarde amusée le vieil homme et son amie se taquiner l'un l'autre. C'est leur passe-temps favori. On peut presque comparer cela à des athlètes qui s'entraîneraient  pour se maintenir au sommet. Autant dire que ces deux-là  ont désormais un niveau olympique en taquinerie.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;***&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Avec difficulté, le vieux Max s'extirpe enfin de son fauteuil en cuir, mais pas tant à cause du poids des années qu'à cause de la profondeur du dit fauteuil. Il se dirige aussitôt vers l'antique cafetière, d'un pas énergique. À soixante ans on n'est plus vieux de nos jours. Et puis, une vie à passer le balai, l'ustensile préféré des sorcières, ça doit bien aider quand même à apprendre un ou deux tours pour prendre de l’âge sans trop se ramollir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Comment t'as décidé d'appeler ce morceau au fait ? demande-t-il en atteignant la cafetière, qui ne se trouve pas bien loin. Pour pouvoir réagir vite en cas de crise de caféïnite aiguë, vous comprenez.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il tire un filtre du paquet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Café pour tout le monde ?&lt;br /&gt;- Oui s'il te plaît, merci, répond Phenix. Et pour le nom du morceau… ça dépend. À votre avis c'est un garçon ou une fille ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pff, c'est malin ça. Et ça la fait rire en plus.&lt;br /&gt;BN glousse aussi tout en gratouillant sa basse et acquiesce en réponse au regard interrogateur du vieux Max. Café ? Absolument !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- C'est une fille, c'est évident ! claironne la jeune disquaire. Autant de force et de grâce en même temps. Enfin sans vouloir te manquer de respect hein, Max.&lt;br /&gt;- Je peux être tout à fait gracieux aussi si je veux !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il esquisse un pas de danse… pas du tout gracieux, mais qui fait sourire tout le monde.&lt;br /&gt;À part eux quatre, l'église est vide ce soir. C'est assez rare pour être signalé. D'ordinaire, il y a toujours du monde. Amis, curieux, réfugiés d'une nuit ou plus.&lt;br /&gt;- Qu'est-ce que vous pensez de « still alive »&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;*&lt;/span&gt; ? demande BN.&lt;br /&gt;- Tu n'avais pas déjà proposé ce titre pour une chanson qui n'avait rien à voir ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’intéressée glousse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- C'est vrai mais j'aime bien l'idée. Pourquoi pas « le trésor » sinon ? Après tout c'est bien de ça qu'il s'agit. Au début on pense à un certain type de trésor et à la fin on se rend compte qu'il s'agit de tout autre chose.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle regarde les autres pour voir ce qu'ils en pensent. À priori que du bien apparemment.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Par contre, « Still alive » ce serait un chouette nom de groupe, intervient la jeune disquaire, dont les yeux avides ne quittent pas la cafetière. Au point que c'en est comique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mieux vaut cette drogue là que l'autre.&lt;br /&gt;Phenix acquiesce.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- J'espère bien que si quelqu'un d'autre que nous entend un jour ces paroles, tout ça lui semblera aussi évident.&lt;br /&gt;- T'inquiète. Moi en tout cas j'ai compris tout de suite, l'assure en riant la jeune disquaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle fixe toujours la cafetière comme si, une fois la fumée dissipée, l'appareil allait leur livrer le Graal. Ou cette jolie bague qu'elle a repérée au centre commercial. Et le vieux Max c'est la même chose, enfin sauf en ce qui concerne la bague. Finalement, quand on regarde cette cafetière, on se dit qu'il y a bien encore un dieu dans cette église. Un petit dieu qui glougloute et qui produit beaucoup de fumée, c'est sûr, mais quelle odeur !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;BN sourit à Phenix tout en réaccordant sa basse.&lt;br /&gt;Hmm, vous aussi vous trouvez ça louche tous ces sourires et toute cette  bonne humeur ? On raconte qu'une pleine cargaison a mystérieusement disparu il n’y a pas longtemps, alors qu'elle devait être livrée aux employés du quartier d'affaires… Ça expliquerait bien des choses.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;*&lt;/span&gt; - Les gazelles en peluche, ça court pas vite&lt;br /&gt;- Mimine…&lt;br /&gt;- …&lt;br /&gt;- La vraie traduction s'il te plaît.&lt;br /&gt;- …&lt;br /&gt;- Toujours vivant.&lt;br /&gt;- Merci Mimine.&lt;br /&gt;- …&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;S13 (Allez allez !)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;a href="http://juhdep.blogspot.com/2009/02/chapitre-78.html"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Chapitre 78&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4025372412020512163-9038804740194129358?l=juhdep.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://juhdep.blogspot.com/feeds/9038804740194129358/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4025372412020512163&amp;postID=9038804740194129358&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4025372412020512163/posts/default/9038804740194129358'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4025372412020512163/posts/default/9038804740194129358'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://juhdep.blogspot.com/2009/02/chapitre-77.html' title='Chapitre 77'/><author><name>David</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04643646173907551371</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_Sp6u-j5gITU/SR2-tkv4w0I/AAAAAAAAAFI/_YrCVm7E0JY/S220/1-48.png'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4025372412020512163.post-3573570665072212668</id><published>2009-02-04T17:38:00.001+01:00</published><updated>2009-02-04T20:01:04.667+01:00</updated><title type='text'>Chapitre 76</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il y en a une autre qui s'estime chanceuse en ce moment, c'est Nounou. En passant la tête dans la salle de bains, elle voit Léa qui lui sourit, emmitouflée dans une grande serviette éponge.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Merci Nounou. La serviette elle est toute chaude. Mimine va regretter de pas être venue sous la douche. Mais c'est parce que c'est l'heure de son dessin animé préféré. Elle a promis qu'elle me raconterait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rassurée de voir que tout va bien, la vieille dame retourne en cuisine. Lily vient juste de revenir, ce qui fait qu'elles sont entre filles, toutes les quatre (bin oui, il ne faut pas oublier Mimine). Il leur reste quelques costumes à retoucher pour le bal et aussi quelques cadeaux à emballer pour Noël, ça devrait les occuper toute la soirée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Dis nounou…&lt;br /&gt;- Oui ma puce ?&lt;br /&gt;- C'est possible qu'entre les pages d'un livre sur les fées y en ait d'autres des pages ? Parce qu'une fois il m'a semblé que oui.&lt;br /&gt;- Je crois que Charlie pourrait mieux te répondre. Je ne m'y connais pas aussi bien en fées que lui, n'est-ce pas Lily ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La jeune femme sourit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Et il pourra me dire aussi alors ce qui poursuit les étoiles filantes ?&lt;br /&gt;- Sans doute que oui.&lt;br /&gt;- L'autre jour, quand on revenait de l'école, y avait un monsieur dans un garage qui chantait que si les étoiles elles filaient, c'était parce qu'elles étaient en retard pour une réunion d'étoiles. Ou alors j'ai tout compris de travers à cause du casque... Ah bin il est gentil en fait le directeur de l'école. Il veut juste qu'on soit pas blessés par les gens qui chantent faux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Léa sourit et regarde Mimine, assise sur la chaise à côté de la sienne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Mimine elle dit que c'est un truc de papeluches de chanter.&lt;br /&gt;- De papeluches ? demande Nounou, intriguée.&lt;br /&gt;- Oui, y a les peluches, comme Mimine, et les papeluches. Les hommes et pis les animaux.&lt;br /&gt;- Et les peluches elles ne chantent pas ?&lt;br /&gt;- Mimine dit que non, que ça sert à rien et qu'en plus c'est pas très discret. Elle dit que heureusement qu'elle est gentille, parce que sinon elle aurait pu manger autant de papeluches qu'elle veut parce qu'on chante tellement fort qu'on peut pas entendre si un danger s'approche.&lt;br /&gt;- Heureusement que les peluches n'ont pas de dents alors.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Léa tourne la tête vers Mimine mais la petite panthère noire n'a pas bougé. Ouf, on dirait qu'elle n'a pas relevé l'affront. A moins qu'elle soit tout simplement trop fière pour montrer sa tristesse en public.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Nounou, tu vas faire beaucoup de peine à Mimine, chuchote Léa en se penchant au-dessus de la table, agenouillée sur sa chaise. C'est juste qu'on les voit pas ses dents. Elle les cache pour qu'on pense qu'elle est pas dangereuse et comme ça si quelqu'un veut nous embêter, il sera bien surpris qu'elle lui morde le mollet. Elle est futée hein ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nounou acquiesce en souriant, sous le regard amusé de Lily.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- C'est peut-être pour ça qu'elle chante pas, pour pas montrer ses dents à tout le monde…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et la soirée se poursuit comme ça, ponctuée de rires et de babillages, sans que le petit poste de radio de la cuisine arrive à en placer une.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;J65 (Ben alors ? Toujours rien ? Pourtant on est déjà au chapitre 76, il faudrait se dépêcher)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;a href="http://juhdep.blogspot.com/2009/02/chapitre-77.html"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Chapitre 77&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4025372412020512163-3573570665072212668?l=juhdep.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://juhdep.blogspot.com/feeds/3573570665072212668/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4025372412020512163&amp;postID=3573570665072212668&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4025372412020512163/posts/default/3573570665072212668'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4025372412020512163/posts/default/3573570665072212668'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://juhdep.blogspot.com/2009/02/chapitre-76.html' title='Chapitre 76'/><author><name>David</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04643646173907551371</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_Sp6u-j5gITU/SR2-tkv4w0I/AAAAAAAAAFI/_YrCVm7E0JY/S220/1-48.png'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4025372412020512163.post-533843815462057953</id><published>2009-02-04T17:37:00.001+01:00</published><updated>2009-02-04T20:01:46.766+01:00</updated><title type='text'>Chapitre 75</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;C'est Lily qui a conduit Charlie à son travail ce soir, sa voiture à lui ayant refusé de démarrer. Avec le froid qu'il fait et vu son âge, rien d'étonnant.&lt;br /&gt;Un malheur ne venant jamais seul, Lily a même surpris Charlie devant un dessin animé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- C'est Mimine qui voulait regarder ! a-t-il dit pour se défendre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Effectivement, la panthère noire en peluche était calée entre deux coussins, face au poste de télévision. Mais elle a fait celle qui n'entendait rien et n'est absolument pas venue au secours du pauvre Charlie. Celui-ci n'ayant donc aucune excuse, Lily a pu se moquer de lui tout le long du trajet jusqu'à la crêperie.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;***&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;C'est d'ailleurs ce qu'il est en train de raconter à son collègue et ami, Kal, tout en préparant la pâte à crêpes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- T'aurais pu choisir mieux qu'une peluche comme excuse faut dire.&lt;br /&gt;- Ah mais Mimine n'est pas une peluche ordin…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le patron du restaurant entre dans la cuisine et les interrompt.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Allez messieurs, on fait un grand sourire. Encore un anniversaire improvisé. À mon avis, les mamans se sont données le mot. Faites pas ces têtes là. Vos crêpes n'ont qu'à être moins bonnes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il retourne en salle, amusé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Je disais donc que Mimine n'est pas une peluche ordinaire. D'ailleurs, Léa doit l'emmener bientôt en ville se choisir elle-même un fiancé peluche. Eh oui, que veux-tu, c'est fini le temps des mariages arrangés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Kal rit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- C'est une idée à toi ça, non ?&lt;br /&gt;- Non, à Mimine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Charlie fait un clin d'œil à son collègue, qui se met à rire encore plus fort en secouant la tête. Attiré par le bruit, le patron passe la tête par la porte, les regarde en soupirant puis referme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Tu as quand même une drôle d'imagination, reprend Kal. Pourquoi tu continues de venir bosser ici ? C'est quand même pas ce que tu veux faire toute ta vie, cuistot ?&lt;br /&gt;- Faut bien vivre… Ce que je voudrais vraiment faire, c'est pouvoir souffler sur le doigt d'un enfant et qu'il guérisse vraiment, lui raconter des histoires d'oiseaux qui parlent et qu'ensuite il s'arrête pour causer aux pigeons, dé…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il s'interrompt. Le patron du restaurant se tient dans l'embrasure de la porte et l'écoute, les bras croisés sur la poitrine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ouais ben commence par rajouter du sucre dans la pâte si tu veux vraiment faire plaisir aux enfants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il disparaît de nouveau en salle. Ça rit et ça papote beaucoup autour des tables apparemment. Mais pas tant qu'en cuisine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Tu vas me manquer, tu sais.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;***&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Charlie se retourne, un peu surpris que Kal lui dise ça.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Quand tu auras trouvé un vrai travail je veux dire.&lt;br /&gt;- C'est pas pour tout de suite, je pense. Faudrait déjà que je sache ce que je veux faire. Et ensuite… que ça existe.&lt;br /&gt;- Tu pourrais faire animateur dans les crèches ou les hôpitaux et raconter des histoires aux gosses, vu que t'as l'air de bien aimer ça.&lt;br /&gt;- C'est marrant. Léa m'a suggéré la même chose.&lt;br /&gt;- C'est la preuve qu'elle est pleine de bon sens cette petite. Étonnant avec toutes les histoires que tu dois lui raconter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il éclate de rire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Hey ! Gaffe où je te laisse apporter les plats en salle !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Charlie fait un large sourire à son collègue, qui d'un seul coup arrête de glousser. Ils se regardent un instant, puis éclatent de rire.&lt;br /&gt;La « marmophobie » de Kal amuse Charlie depuis qu'ils ont commencé à travailler ensemble. Accessoirement, ça lui permet de mettre le nez en salle quand il y a vraiment beaucoup de monde à servir. Comme ça, il  peut enfin voir ceux pour qui il cuisine. Sans compter qu'il en profite toujours pour glisser un bon mot ou une histoire. Rarement jusqu'à la fin cela dit, son patron l'interrompant souvent en plein milieu, l'œil réprobateur. Avant de lui faire un laïus sitôt en cuisine. Et ce soir ne fait pas exception.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Vos histoires de dragons et de fées, passe encore que vous croyez à tout ça. Mais… l'amour ? Oh oui, ne faites pas cette tête-là, je vous ai entendu dire à votre collègue que vous étiez amoureux !&lt;br /&gt;- Amoureux flou même ! Mais vous avez raison, avec toutes ces maladies sentimentalement transmissibles, faut être prudent…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le patron de Charlie ne croit plus en l'amour. La raison en est connue de lui seul. Charlie en tout cas n'a jamais osé la lui demander. Finalement ils se connaissent à peine. Un jour peut-être…&lt;br /&gt;Cela dit le jeune homme persiste à croire qu'on ne peut pas tenir une crêperie et avoir un mauvais fond. Et qu'un jour son patron se confiera et même qu'il finira par retomber amoureux. C'est un incurable optimiste décidément ce Charlie. Du genre à croire qu'il y a une vie après l'amour. Même s'il n'imagine pas un instant la sienne sans Lily. Il a conscience qu'il est chanceux d'avoir trouvé la bonne du premier coup.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;J64 (C’est vrai après tout, on ne sait jamais… Sur un coup de chance…)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;a href="http://juhdep.blogspot.com/2009/02/chapitre-76.html"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Chapitre 76&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4025372412020512163-533843815462057953?l=juhdep.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://juhdep.blogspot.com/feeds/533843815462057953/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4025372412020512163&amp;postID=533843815462057953&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4025372412020512163/posts/default/533843815462057953'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4025372412020512163/posts/default/533843815462057953'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://juhdep.blogspot.com/2009/02/chapitre-75.html' title='Chapitre 75'/><author><name>David</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04643646173907551371</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_Sp6u-j5gITU/SR2-tkv4w0I/AAAAAAAAAFI/_YrCVm7E0JY/S220/1-48.png'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4025372412020512163.post-8908006450098589717</id><published>2009-02-04T17:36:00.001+01:00</published><updated>2009-02-04T20:02:35.937+01:00</updated><title type='text'>Chapitre 74</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- Tu te souviens, toi, d’comment t'étais avant ?&lt;br /&gt;- Avant d'être ici ?&lt;br /&gt;- Ouais.&lt;br /&gt;- Bah tu sais l'alcool ça fait pas bon ménage avec la mémoire.&lt;br /&gt;- À qui l’dis-tu...&lt;br /&gt;- On aurait pas tant bu, toi comme moi si on avait pas eu des trucs à oublier. J'ai pas raison ?&lt;br /&gt;- Si, bien sûr. Mais c'que j'veux dire, tu vois, c'est qu’j'me souviens quand même certaines choses. Et faut bien se souvenir si tu veux pouvoir dire aux autres qu’c'est d'la merde tout ça. Déjà, pour commencer, faut pas dire qu’le vin c'est un peu du lait d’barrique et qu’ça peut pas faire de mal, vu qu’le lait c'est sain. Wow, rien que d’dire ça à jeun ça fait bizarre…&lt;br /&gt;- C'est marrant c’que tu dis. Ça m’rappelle un pauvre type qui biberonnait comme s'il était revenu en enfance.&lt;br /&gt;- Tu veux dire qu'il t'nait sa bouteille comme un mioche tient un biberon ?&lt;br /&gt;- Ouais. P't'être juste pour être sûr d’pas la laisser tomber mais quand même...&lt;br /&gt;- Ça aurait pu être moi putain…&lt;br /&gt;- Si ça se trouve c'était toi…&lt;br /&gt;- Ouais ben p’t-être aussi que c'est parce qu’la boisson, c'est comme l'enfance, un refuge contre… tout ça…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il fait un large mouvement du bras pour désigner ce qui les entoure.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Enfin en dehors. Ici on est bien.&lt;br /&gt;- Ouais.&lt;br /&gt;- D’toute façon chuis pas sûr que c'est bin utile d'essayer d'expliquer… tu sais… quand on buvait quoi. C'était n'importe quoi la plupart du temps c’qu'on f’sait. J'en ai croisé depuis des comme nous et euh… C’est pas joli à voir…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il a un sourire triste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- J’me rappelle une fois où j'avais pas trouvé d’quoi m'payer à boire et y avait l'autre con là qui m’narguait. Il lui manquait plein d’dents devant donc y avait rien pour entraver… ouais, j’crois qu'on dit comme ça, entraver… y avait rien pour entraver son débit. J’crois que c'est à cause de ça qu'il parlait et buvait encore plus. Par contre on pipait rien à c’qu'il disait du coup. Chais pas c’qu'il est dev’nu.&lt;br /&gt;- Il doit être au ciel.&lt;br /&gt;- T'y crois à ces conneries toi ?&lt;br /&gt;- Ben r’garde un peu où on s’retrouve.&lt;br /&gt;- Ouais, j’sais bien qu'on est dans une église mais franchement, les curetons ils t'expliquent qu'y a le Père, le Fils et… l’sain d'esprit. Pourquoi ils préciseraient si c'était pas pour qu'on comprenne bien qu’les deux autres sont complètement zinzins ? Et toi tu crois à ces trucs là quand même ?&lt;br /&gt;- Tu réfléchis trop. Tu sais c’qu'on dit, « si tu réfléchis trop, après tu meurs du cerveau. »&lt;br /&gt;- Arf, t'es con.&lt;br /&gt;- Ouais, ça c'est sûr. Mais j’sais pas, j'ai b’soin d’me raccrocher à un truc tu vois. En fait c'est pas trop à ça que j’crois…&lt;br /&gt;- C'est à la p'tite hein ?...&lt;br /&gt;- Oui. Parfois j’me dis qu’si elle chante encore de temps en temps, c'est pour dire qu'il y a encore quelqu'un en bas, au cas où quelqu'un écouterait encore, tu vois.&lt;br /&gt;- Putain, c'est triste c’que tu racontes.&lt;br /&gt;- J’trouve pas moi, ça veut dire qu'on peut compter sur les humains si on peut pas compter sur Dieu et ses anges.&lt;br /&gt;- C'est p't'être pour ça qu'on a les nôtres, d'anges.&lt;br /&gt;- Avec les ailes en moins.&lt;br /&gt;- C'est pas c'qu'on m'a dit.&lt;br /&gt;- Ah oui, les acrobaties et tout ça…&lt;br /&gt;- R'marque bien qu’ça doit pas les embêter d’pas avoir d'ailes. T'imagines ? Ils pourraient plus passer les portes, ça s'rait pas commode.&lt;br /&gt;- Ben ils pourraient les r’plier sûrement, comme les piafs tu vois.&lt;br /&gt;- Ouais, ça s'tient. On a quand même de drôles de discussions.&lt;br /&gt;- Bah, pas plus qu'avant. Sauf qu’cette fois on est conscients. Et qu'on a aut' chose comme horizon qu’le fond d'une cannette de bière.&lt;br /&gt;- Ouais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il lève son mug à moitié rempli de café.&lt;br /&gt;Ils vont veiller toute la nuit. Ils veulent s'assurer que le soleil se lèvera pour elle, la fille qui les a recueillis alors qu'ils étaient Sans Domicile Féerique. Leur petite fée. Leur ange. Elle qui est aussi ivre qu'eux l'étaient, mais de vie.&lt;br /&gt;Se saouler de vie et de rien d'autre. C'était la condition pour avoir un toit, une nouvelle chance.&lt;br /&gt;Ça ne marche pas toujours. Certains préfèrent rester dans la rue, continuer comme ils le font, mendier, dormir dans le métro ou sous les porches. On ne peut pas gagner à tous les coups. Mais l'important c'est d'essayer, comme elle dit.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;S12 (Mais je vais quand même regarder par-dessus votre épaule, des fois que vous trouviez…)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;a href="http://juhdep.blogspot.com/2009/02/chapitre-75.html"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Chapitre 75&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4025372412020512163-8908006450098589717?l=juhdep.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://juhdep.blogspot.com/feeds/8908006450098589717/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4025372412020512163&amp;postID=8908006450098589717&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4025372412020512163/posts/default/8908006450098589717'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4025372412020512163/posts/default/8908006450098589717'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://juhdep.blogspot.com/2009/02/chapitre-74.html' title='Chapitre 74'/><author><name>David</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04643646173907551371</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_Sp6u-j5gITU/SR2-tkv4w0I/AAAAAAAAAFI/_YrCVm7E0JY/S220/1-48.png'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4025372412020512163.post-4011140654324666291</id><published>2009-02-04T17:35:00.001+01:00</published><updated>2009-02-04T20:03:11.546+01:00</updated><title type='text'>Chapitre 73</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Pendant ce temps, Léa explique à Nounou, dont seule la tête apparaît dans l'entrebâillement de la porte, que le papier c’est pour que Marcus puisse raconter à Rosie tout ce qu'ils ont fait. Et aussi que le petit garçon ne veut plus être un chevalier pour la fête du quartier, qu'il voudrait plutôt se déguiser en « Merlin le chanteur ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Mais tu sais, peut-être qu’il va encore changer.&lt;br /&gt;- J’espère bien que oui. Et qu’il finira par choisir le costume qu’il voulait au début, parce que je n’aurai jamais le temps de lui en coudre plusieurs moi.&lt;br /&gt;- T’en fais pas Nounou, on lui dira qu’un chevalier ça pouvait avoir à manger autant que ça voulait parce que ça rendait service à tout le monde. Il voudra plus être déguisé en autre chose.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’enfant et la vieille femme se sourient. Puis Nounou tend un bloc de papier à Léa, qui se hisse sur la pointe des pieds pour l’embrasser et retourne auprès de ses amis, emportant avec elle un peu de la bonne odeur qui filtrait de la cuisine.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;***&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Quand elle revient dans la chambre, Marcus est penché sur un nouveau morceau de papier tout froissé et déchiré.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Elles voulaient pas le donner, dit le petit garçon en désignant les peluches éparpillées.&lt;br /&gt;Mo’ acquiesce vivement. À les regarder tous les deux, on dirait qu’ils ont dû livrer un rude combat pour l'obtenir. Ce qui est sans doute le cas, à en juger par les peluches dispersées aux quatre coins de la pièce.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Oh le joli dragon ! s'exclame Mo'.&lt;br /&gt;- Hein ? Où ça ?  demande le petit garçon en regardant dans toute la chambre.&lt;br /&gt;- Pff... Ton dessin enfin !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Marcus regarde son gribouillage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- C'est pas un dragon ! C'est Léa chez le costumiste ! Regarde, là c'est ses jambes et…&lt;br /&gt;- On dirait vraiment un dragon…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mo' tend un peu plus le cou.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Oui mais non, c'est pasque elle est assise et donc tu vois, y a sa jambe qui est tendue et…&lt;br /&gt;- Tu veux que je demande à Colleen de t'aider à dessiner ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette fois-ci c'en est trop ! Se faire montrer comment dessiner par un bébé ? Et pis quoi encore ?&lt;br /&gt;Le voilà vexé comme un pou le Marcus. Ah non, pas un pou, tout le monde dit que c'est très laid et Marcus risquerait de se vexer encore plus de la comparaison… Si ça se trouve, les poux, eux, disent « vexé comme un humain »... Toujours est-il que maintenant Marcus boude. Pourtant Mo' ne voulait que lui rendre service. Elle ne se moquait même pas pour une fois. Bah, ça ne va pas durer de toute façon. Il va être l'heure de manger, Marcus va bien être obligé d'ouvrir à nouveau la bouche.&lt;br /&gt;En attendant, Mo' essaie de rattraper sa bourde involontaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Peut-être tu pourrais dessiner les monstres des histoires de Charlie.&lt;br /&gt;- C'était pas un dragon euh !!!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Douze secondes sans parler, nouveau record pour Marcus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Oui mais peut-être tu pourrais en dessiner des vrais comme ça on verrait encore mieux à quoi ils ressemblent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mo' qui se montre diplomate deux phrases de suite, ça aussi c'est inhabituel. Décidément c'est la journée des exploits.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;***&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Nounou entre juste à ce moment là pour les inviter à passer à table. Elle leur a préparé des bananes coupées en rondelles, avec de la glace à la vanille et du bon chocolat fondu dessus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Mangez vite avant que ça refroidisse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Marcus n'a pas attendu qu'elle le lui dise.&lt;br /&gt;Sans surprise, il termine sa glace avant tout le monde. À lui le nettoyage scrupuleux de la casserole où Nounou a fait fondre le chocolat !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Peut-être que Mo' et Léa en auraient voulu un peu plus, Marcus, lui fait remarquer la vieille dame avec douceur alors qu'il a déjà presque la cuillère en bois dans la bouche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On lui aurait arraché la casserole des mains qu'il n'aurait pas réagi autrement. Un bref instant, il semble même sur le point de se mettre en colère. Avant de se tourner comme à regret vers les deux fillettes. Mais Mo' et Léa lui sourient en secouant la tête. Ouf. Il interroge quand même aussi Nounou du regard avant d'enfourner la cuillère de chocolat dans sa bouche. Léa le laisse même finir son assiette.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- C'était très bon Nounou, s'exclame la petite fille, bientôt imitée par ses deux petits amis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au moins, la nourriture a chassé la vexation dans l'esprit de Marcus. Mais ça ne va pas l’empêcher pour autant de s'entraîner à dessiner des dragons sitôt rentré chez lui. Pff, un dragon son magnifique portrait de Léa, n'importe quoi… Tiens, ça lui donne une idée tout ça. Comme il fait froid, ça serait bien si chacun avait un dragon dans sa maison pour se réchauffer. Il faudrait juste leur apprendre à pas cracher trop fort. On pourrait leur appuyer sur le ventre pour qu'ils soufflent et…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est donc en s'imaginant dresseur de dragons au costume brillant dans un cirque que Marcus termine la glace de Léa.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;J63 (Oh pis zut, j’abandonne !)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;a href="http://juhdep.blogspot.com/2009/02/chapitre-74.html"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Chapitre 74&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4025372412020512163-4011140654324666291?l=juhdep.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://juhdep.blogspot.com/feeds/4011140654324666291/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4025372412020512163&amp;postID=4011140654324666291&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4025372412020512163/posts/default/4011140654324666291'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4025372412020512163/posts/default/4011140654324666291'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://juhdep.blogspot.com/2009/02/chapitre-73.html' title='Chapitre 73'/><author><name>David</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04643646173907551371</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_Sp6u-j5gITU/SR2-tkv4w0I/AAAAAAAAAFI/_YrCVm7E0JY/S220/1-48.png'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4025372412020512163.post-5125909564978474286</id><published>2009-02-04T17:34:00.001+01:00</published><updated>2009-02-04T20:04:29.619+01:00</updated><title type='text'>Chapitre 72</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Dans la chambre de Léa, les trois enfants sont en train de papoter. Nounou a insisté pour qu'ils n'approchent pas à moins de six Mimines de la cuisine. Elle a dit que c'était pour leur faire une surprise.&lt;br /&gt;Après avoir essayé de réduire la distance à trois Mimine et demi (comment ça « et demi » ? a eu l'air de demander Mimine), Marcus a réussi à la persuader de les laisser au moins emporter des pommes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- C'est pour comploter Nounou. On peut pas comploter si on a pas de pommes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si la logique de Marcus a échappé à la vieille dame, elle n'en a rien montré. Elle s'est juste contentée de leur rappeler que le repas serait prêt bientôt et de ne pas trop manger, sinon ils n'auraient plus faim.&lt;br /&gt;Voilà pourquoi Mo' et Léa n'ont pas touché aux pommes posées devant elles. Marcus, par contre, a déjà dévoré la sienne bien entendu. Mais ça c'est parce qu'on lui a toujours dit qu'il ne fallait pas parler la bouche pleine. Alors comme il aime beaucoup parler, il se dépêche toujours de manger. Comme ça, ensuite, il peut babiller autant qu'il veut. Enfin en tout cas c'est ce qu'il dit pour justifier sa gloutonnerie.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;***&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- Vous croyez que le papa de Rosie, si il a demandé qu’on lui prenne ses devoirs à l’école, c’est parce qu’ils sont partis en voyage ?&lt;br /&gt;- Moi je crois que Rosie elle nous aurait dit si elle devait partir en voyage.&lt;br /&gt;- Mais peut-être que c’était une surprise.&lt;br /&gt;- Chais pas, p't’être.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mo’ ne semble pas très convaincue par les arguments de Marcus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- J’espère qu’ils sont pas partis en vacances là où la terre elle tremble. Même si ça peut être marrant si ça tremble qu’un peu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oubliant un instant de lorgner les pommes des deux petites filles, Marcus lève les yeux au plafond. Il est facile de deviner à quoi il pense. Un mini tremblement de terre qui ferait tomber les fruits des arbres tout autour de lui. Ou mieux ! Ces bonbons qu'il aime tant mais qui sont toujours rangés hors de portée de ses petits bras au supermarché.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- D’ailleurs pourquoi elle tremble comme ça la terre ? demande-t-il. C’est parce qu’il fait froid comme à l’ère aglaglaciaire ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il se lève, s'approche de la vieille mappemonde de Charlie et commence à tourner autour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Je sais pas, répond Mo’ en le regardant faire. Est-ce que la terre elle tremble qu’en hiver ?&lt;br /&gt;- Je crois que oui.&lt;br /&gt;- Ah ben voilà ! Pis c’est pour ça aussi que les mois ils ont des noms qui se terminent en&lt;br /&gt;« brrrrrrrrrr » chuis sûre, rajoute la fillette en se mettant les bras autour de la poitrine, comme si elle avait très froid.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ça fait sourire Léa, qui est en train de rassembler les devoirs pour Rosie sur ses genoux. Dessus, elle dépose une sorte d’écharpe. Je dis « une sorte » parce qu’elle a l’air un peu trouée cette&lt;br /&gt;« écharpe ». Apparemment, Marcus et Mo’ l’ont remarqué aussi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- C’est une écharpe d’été, leur explique Léa. Nounou dit que je réussirai mieux la prochaine fois et qu'au moins, celle-là c'est sûr qu'il y en aura pas deux pareilles. Et pis comme ça, Rosie elle aura pas trop chaud avec les trous pour l’air.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle glisse les devoirs et l’écharpe sous le lit.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;***&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- On lui écrit un mot pour quand elle reviendra ? demande Mo.&lt;br /&gt;- Pour quoi faire ? On lui racontera ce qu’on a fait de toute façon, répond Marcus.&lt;br /&gt;- Oui mais c’est au cas où qu’on la verrait pas tout de suite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mo’ n’a pas besoin d’en dire plus, Marcus est convaincu. Rosie doit absolument être au courant de tout ce qu'il aura mangé pendant son absence. C’est d’une importance capiteuse ! Pis surtout comme ça il est sûr de rien oublier. De toute façon il note toujours tout dans son livre de recettes « top sucré ».&lt;br /&gt;Léa est déjà en train de farfouiller pour trouver un bout de papier où il reste un peu de place pour écrire. Tiens, une tentative de dessin de licornes qui jouent au football. Voilà qui devrait faire l’affaire. Marcus se penche sur l'esquisse. Pourquoi est-ce qu'il ne l'a jamais terminée déjà... Ah oui, ça lui revient. Il avait abandonné parce que les licornes risquaient de crever le ballon avec leurs cornes et que des chevaux footballeurs c'était décidément plus crédible.&lt;br /&gt;Son bout de papier entre les mains, le voilà donc parti à raconter dans le détail tout ce qu’il se souvient avoir mangé depuis la dernière fois qu'il a vu Rosie. Ce qui l'oblige à se concentrer intensément.&lt;br /&gt;Pendant ce temps, Léa cherche une autre feuille de papier car la première est déjà presque pleine. Marcus est décidément très gourmand. Du coup, Léa est obligée d'aller trouver Nounou pour en avoir d’autres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tandis que son amie s’éloigne dans le couloir, Mo’ se penche au-dessus du petit garçon, qui continue de raconter ses dernières aventures dans le détail.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- « Envoler » ça prend pas deux « l ».&lt;br /&gt;- Bien sûr que si. Tu peux pas voler avec une seule aile !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La petite fille doit bien admettre que ce n'est pas faux.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;J62 (Je ne pensais pas à un chocolat chaud ou à des gâteaux, vous ne m'aidez pas là…)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;a href="http://juhdep.blogspot.com/2009/02/chapitre-73.html"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Chapitre 73&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4025372412020512163-5125909564978474286?l=juhdep.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://juhdep.blogspot.com/feeds/5125909564978474286/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4025372412020512163&amp;postID=5125909564978474286&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4025372412020512163/posts/default/5125909564978474286'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4025372412020512163/posts/default/5125909564978474286'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://juhdep.blogspot.com/2009/02/chapitre-72.html' title='Chapitre 72'/><author><name>David</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04643646173907551371</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_Sp6u-j5gITU/SR2-tkv4w0I/AAAAAAAAAFI/_YrCVm7E0JY/S220/1-48.png'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4025372412020512163.post-7092194781144382158</id><published>2009-02-04T17:33:00.001+01:00</published><updated>2009-02-04T20:03:50.459+01:00</updated><title type='text'>Chapitre 71</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Lily et Charlie sont penchés au-dessus de l'ordinateur portable de la jeune femme. Ils consultent leur boîte aux lettres électronique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Tu mets « bourrasques » à la fin de tes messages toi ? demande Lily.&lt;br /&gt;- Oui, juste « bises » ça fait trop timoré… Elle m'a donné faim avec sa recette de tourte aux pommes de terre… On va faire quelques courses ?&lt;br /&gt;- C'est vrai qu'il nous faudrait quelques petites choses. Du fro...&lt;br /&gt;- Ou bien on se débarrasse enfin de ce réfrigérateur hanté par un esprit glouton qui nous mange la moitié de nos aliments…&lt;br /&gt;- Mon chéri, je t'entends quand tu te relèves la nuit pour grignoter…&lt;br /&gt;- Mince !&lt;br /&gt;- Donc je disais... Il nous faudrait du fromage, des...&lt;br /&gt;- Tu veux faire sauter quoi avec ?&lt;br /&gt;- Le fromage peut aussi servir de nourriture, tu sais ?&lt;br /&gt;- Mouais, admettons, le fromage à tartiner à la limite…&lt;br /&gt;- Tu sais quoi ? En route ! Et on improvisera une fois rendus à la supérette.&lt;br /&gt;- Ça marche. N'empêche qu'on les cherche toujours ses superpouvoirs à la supérette.&lt;br /&gt;- Oh misère…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lily soupire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Prête à entrer en guerre contre le grand capital ma mie ?&lt;br /&gt;- Le mini capital. Ce n'est qu'une supérette.&lt;br /&gt;- Chut, pense aux enfants.&lt;br /&gt;- On n'en a pas.&lt;br /&gt;- Oui mais quand on en aura, on aura plutôt intérêt à leur raconter comment on a combattu l'ogre capitaliste plutôt que nos vaines tentatives quotidiennes pour arracher un sourire à la caissière de la supérette du coin de la rue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Charlie reprend son souffle. Lily en profite pour rerentrer dans l'appartement et prendre la liste de courses de Nounou sur la table de la cuisine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- De toute façon, j'ai horreur de la violence, tu te rappelles ? dit-elle en fermant la porte d'entrée.&lt;br /&gt;- Tu as raison. On ne va pas combattre le grand capital… on va le voler plutôt ! Comme ça on pourra raconter à notre brillante progéniture combien la finesse est préférable à la brutalité et…&lt;br /&gt;- Euh, je ne suis pas sûre que ce soit une bonne idée… Pour avoir des enfants, il faudrait commencer par ne pas aller en prison, non ?&lt;br /&gt;- Bon… on y va ? J'ai une soudaine envie de chocolat.&lt;br /&gt;- Tu as raison. C'est qu'il faut des forces pour lutter contre les grandes marques, toutes ces multinationales qui voudraient dominer notre monde et… euh… du chocolat de marque?&lt;br /&gt;- Bien sûr.&lt;br /&gt;- Ah… bon… de toute façon, c’est de l’intérieur qu’on combat le mieux les ogres capitalistes, c'est bien connu… ahem…&lt;br /&gt;- Absolument !&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;***&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;En sortant avec leurs sacs, mais sans sourire de la caissière (ce sera pour la prochaine fois), Lily et Charlie croisent une jeune fille en pantalon de treillis et blouson de cuir mais avec dans le dos un cartable… rose à fleurs… Quel contraste ! Peut-être même qu'elle cache une robe assortie et des souliers vernis à l'intérieur de son cartable, allez savoir... En tout cas, cette dernière vision de la supérette fait s'élargir encore le sourire déjà immense de nos deux tourtereaux. Il n'y a décidément pas à s'inquiéter de savoir si la vie peut être surprenante chaque jour. Elle peut. Il suffit juste de bien ouvrir les yeux.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;J61 (D’accord, cherchons autre chose…)&lt;br /&gt;&lt;a href="http://juhdep.blogspot.com/2009/02/chapitre-72.html"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;a href="http://juhdep.blogspot.com/2009/02/chapitre-72.html"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Chapitre 72&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4025372412020512163-7092194781144382158?l=juhdep.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://juhdep.blogspot.com/feeds/7092194781144382158/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4025372412020512163&amp;postID=7092194781144382158&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4025372412020512163/posts/default/7092194781144382158'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4025372412020512163/posts/default/7092194781144382158'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://juhdep.blogspot.com/2009/02/chapitre-71.html' title='Chapitre 71'/><author><name>David</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04643646173907551371</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_Sp6u-j5gITU/SR2-tkv4w0I/AAAAAAAAAFI/_YrCVm7E0JY/S220/1-48.png'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4025372412020512163.post-4196048590536245355</id><published>2009-02-04T17:32:00.001+01:00</published><updated>2009-02-04T20:05:12.007+01:00</updated><title type='text'>Chapitre 70</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Les haut-parleurs du centre commercial crachotent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Nous demandons à notre aimable clientèle…&lt;br /&gt;- … de le rester ? suggère Phenix amusée&lt;br /&gt;- … de ne pas paniquer. Les membres de la sécurité ont la situation bien en main, conclue la voix chargée de l’annonce avant de laisser de nouveau place à la musique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pas plus de détails. Comme s'il était obligatoire de signaler tout trouble mais qu'il ne fallait surtout pas risquer de provoquer un mouvement de panique en en disant trop. De toute façon, la plupart des gens n'ont même pas réalisé que la musique s'était interrompue. Trop de bruit. Ou trop d'indifférence peut-être. C'est sûrement juste une bande de jeunes qui fait du grabuge dans le magasin de sport. Ça arrive une ou deux fois par semaine à peu près. C’est presque devenu un rituel. Et puis ça ne tourne jamais vraiment mal. Enfin... C'est un peu le même principe que pour la drogue. On augmente doucement mais régulièrement la dose de chaos ambiant. Comme ça on a l'impression que rien ne change vraiment. Et ça marche. Là par exemple tout le monde continue de déambuler comme si de rien n’était.&lt;br /&gt;Phenix et ses amies se regardent d'un air entendu avant de se remettre en route.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;***&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Si elles sont là aujourd'hui, ce n'est ni pour acheter leurs cadeaux de Noël, ni pour se procurer des tenues pour le bal costumé du quartier. Elles n'y participeront que depuis les coulisses, pour préparer et s'assurer que tout se passe bien. De toute façon, c'est pas trop leur truc les déguisements.&lt;br /&gt;D’ailleurs, l’autre jour, un enfant du quartier a encore interpellé Phénix dans la rue à ce sujet :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Pourquoi tout le monde vous appelle les « anges » toi et tes copains ? Normalement c’est habillé tout en blanc et ça vole les anges non ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce à quoi elle avait répondu :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Pas besoin de super pouvoirs ou de super tenues pour faire de grandes choses.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce n'était pas la première fois qu'on lui posait cette question. Et elle n’y répondait jamais de la même façon. « C’est parce qu’on est là incognito… » « Le blanc c'est salissant… » « Ah non, les anges c'est asexué et ça n'a pas droit aux sentiments, pas question ! » « Les ailes c’est trop encombrant… »&lt;br /&gt;Vous l’aurez compris, si les trois jeunes femmes se retrouvent au centre commercial aujourd’hui, ce n'est pas pour acheter des déguisements, surtout pas de jolies toges bien blanches. En fait, si elles se trouvent là, c’est parce que l'une d'elle, la jeune disquaire, en pince pour un vendeur de pâtisseries du deuxième niveau et qu'elle compte bien le présenter à ses deux meilleures amies.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- C'est peut-être pas un prince charmant, mais bon, un prince marchand, c'est déjà pas mal non ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Phenix et BN sourient. BN est une jeune femme athlétique vêtue d’un débardeur et pantalon léger sous sa doudoune.&lt;br /&gt;Pourquoi BN ? En fait il y a plusieurs explications possibles qui circulent. Pour certains c’est à cause d’un petit biscuit qu’elle adore et qui porte ce nom là. Les plus hardis vont même jusqu'à dire que c’est parce qu’elle est à croquer, comme ce fameux biscuit. Pour d’autres, BN c’est plutôt à cause des deux couleurs qu'elle porte le plus souvent, le bleu et le noir. Pour le noir elle n'a pas trop le choix, c'est la couleur de sa peau. Le bleu par contre, c'est paraît-il à cause du ciel, dont elle aurait été trop privée étant petite. Enfin ça, c’est ce qu’elle raconte si on lui pose la question, avant d’éclater de rire, sans doute histoire de brouiller encore un peu plus les pistes.&lt;br /&gt;La jeune disquaire, elle, ressemble à un Mozart au féminin avec son pantalon beige tout fin, sa chemise blanche aux manches remontées, la vieille veste en cuir marron cintrée qu’elle porte sur le bras et ses cheveux frisés attachés par un nœud blanc.&lt;br /&gt;Quand à Phenix, son pantalon clair légèrement bouffant évoque davantage des étendues de sable et des oasis qu'une galerie marchande de centre commercial.&lt;br /&gt;Donc non, il n'y a décidément pas d'uniforme standard chez les « anges ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et ça vaut également pour les bijoux. D'ailleurs, des trois jeunes femmes, seule la petite disquaire en porte. Deux bagues toutes simples à la main droite et un fin lacet de cuir noir autour du cou. Pourtant, on dirait que ça ne lui suffit pas car la voilà qui s'arrête devant la vitrine d'un joaillier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Comment ?  demande-t-elle en s'adressant à sa main gauche, tu ne vois pas pourquoi tu n'aurais pas droit à des bagues toi aussi ? Ah mais suffit de d’mander !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ses deux amies la regardent, amusées. Elle hausse les épaules et leur désigne une des bagues en exposition.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Elle m'a souri. J'vous jure.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;BN secoue la tête.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Vous vous rappelez quand on était petites ?  leur demande Phenix. On pensait que les bagues étaient des couronnes de fées.&lt;br /&gt;- T'as raison, faut pas encourager la dilapidation des biens féeriques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La jeune disquaire brandit un poing rageur en direction de la vendeuse de bijoux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Vous l'emporterez pas au paradis ! jure-t-elle avant d'éclater de rire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La pauvre vendeuse est médusée, elle ne semble pas comprendre ce qui lui vaut ce geste. Avec le bruit qu'il y a, si ça se trouve elle n'a même pas entendu ce qu'a dit la jeune femme.&lt;br /&gt;Phenix  lui adresse un sourire de réconfort avant de rattraper ses deux amies, qui ont repris leur marche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Pour ne pas faire de jalouse, en attendant, tu peux toujours essayer de porter une bague à chaque main. Parfois les solutions les plus simples sont les meilleures, suggère-t-elle d'un ton complice en revenant à leur niveau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La jeune disquaire acquiesce avec amusement.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;***&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Les filles ont presque atteint l'autre bout de la galerie marchande. Un petit garçon grassouillet et tout pâlichon est en train de fixer BN. Il semble incapable de détourner son regard d'elle. Au point d'en oublier la glace au chocolat dans sa main droite. De la gauche, il tient la manche de manteau de sa maman, qui est trop occupée pour l'instant à se repérer sur le plan du centre commercial pour prêter attention à ce qu’il fait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- T'es drôlement noire toi dis donc ! lance-t-il finalement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;BN éclate de rire, avant de se pencher au-dessus de l'enfant pour lui dire, de son air le plus sérieux :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Avant, moi aussi j'étais toute blanche comme toi, tu sais. Mais j'aimais trop le chocolat et voilà le résultat !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle se redresse et fait un clin d'œil à l'enfant. Il sourit en comprenant la blague et se remet à lécher sa glace, sous le regard sceptique de sa mère que le rire de BN a enfin arraché à sa consultation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les trois amies reprennent leur marche et disparaissent au milieu de la foule.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;S2 (Les cheveux ! On a quand même beaucoup plus de gens avec des cheveux que de gens sans ; d’un autre côté je ne vois effectivement pas trop le rapport avec ce livre… quoi que… vous avez remarqué comme tout le monde semble y avoir des cheveux ?)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;a href="http://juhdep.blogspot.com/2009/02/chapitre-71.html"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Chapitre 71&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4025372412020512163-4196048590536245355?l=juhdep.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://juhdep.blogspot.com/feeds/4196048590536245355/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4025372412020512163&amp;postID=4196048590536245355&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4025372412020512163/posts/default/4196048590536245355'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4025372412020512163/posts/default/4196048590536245355'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://juhdep.blogspot.com/2009/02/chapitre-70.html' title='Chapitre 70'/><author><name>David</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04643646173907551371</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_Sp6u-j5gITU/SR2-tkv4w0I/AAAAAAAAAFI/_YrCVm7E0JY/S220/1-48.png'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4025372412020512163.post-421174558142853350</id><published>2009-02-04T17:31:00.001+01:00</published><updated>2009-02-04T20:05:57.988+01:00</updated><title type='text'>Chapitre 69</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La clochette de l'entrée tinte une nouvelle fois. La grande dame se lève pour aller accueillir son nouveau client. Tout le monde ne connaît peut-être pas le chemin menant au salon improvisé. L’ami de l’antiquaire en profite pour suggérer à Léa de venir écouter les histoires de la maîtresse des lieux aussi souvent que possible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Vous ne le regretterez pas jeune fille.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Léa acquiesce vivement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Elle raconte rudement bien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'antiquaire réapparaît, suivie de Nounou, Mo' et Marcus, les bras chargés de sacs débordants de morceaux d'étoffe. Léa n’est pas vraiment surprise car sitôt franchie la porte d’entrée, ses deux petits amis n'ont pu s'empêcher de s'extasier et ils ne sont pas exactement du genre à avoir l’enthousiasme feutré.&lt;br /&gt;La grande dame fait les présentations et invite ses nouveaux visiteurs à s'installer à leur aise.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;***&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Un peu plus tard dans l’après midi, et après avoir promis de ramener les enfants dès que possible, Nounou prend congé de l'antiquaire et de son ami si charmant. C'est qu'il faut encore faire à manger à toute la petite troupe et se mettre à la confection des costumes.&lt;br /&gt;Ils font juste un dernier passage chez le tailleur, qui, vu sa tête, pensait bien s'être enfin débarrassé d'eux. Et non ! C'est qu'avec tout ça Léa n'avait pas fini de chercher ce qu'il lui fallait pour sa tenue. Alors tout le monde s'y met pour que ça aille plus vite. Bien sûr la petite fille a partagé avec ses amis cette histoire de lutin dont lui a parlé la grande dame. Mais elle a oublié de demander comment sortir de son costume de petite fille. Du coup, en attendant d'apprendre comment faire, elle a décidé d'en rester à la tenue de magicienne marraine la fée dont elle avait parlé avec Nounou.&lt;br /&gt;Une fois tout le nécessaire trouvé, c’est direction l'appartement. Et tant pis pour la mercerie, il est bien trop tard à présent. Ils iront demain.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;***&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ils ne prennent pas davantage les transports en commun au retour qu'à l'aller, préférant profiter de la fraîcheur et du soleil pour revenir à pieds. Ils forment une drôle de caravane avec leurs sacs colorés presque aussi gros qu'eux. Et puis s'ils n'étaient pas rentrés à pieds, ils n'auraient pas autant ri en voyant un monsieur avec un gros ventre sortir sur le balcon bombé de son immeuble bourgeois. Vous ne voyez pas ce qu’il y a de drôle ? Il faut vous mettre à la place des petits. Pour eux,  tout le monde dans le quartier doit avoir un gros ventre puisque tous les balcons y sont bombés. Par conséquent, dans le « gros malin », leur guide de la ville, cette rue se nommera désormais « la rue des dodus ».&lt;br /&gt;S'ils n'avaient pas décidé de rentrer à pieds, ils n'auraient pas non plus eu la possibilité d’admirer les vieilles portes cochères ornementées, les anges de pierre, les dragons sculptés aux frontons des bâtiments restaurés, toutes ces choses qu'ils ne peuvent pas apprécier dans leur quartier tant la pollution a fini par masquer tous ces jolis détails architecturaux&lt;br /&gt;Enfin, s'ils n'étaient pas rentrés à pieds, Léa n'aurait pas eu l'occasion de s'extasier devant les jolies jardinières et les maisons en « herbe ». Ce qu'elle appelle comme ça, ce sont tous ces immeubles aux façades couvertes de lierre.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;***&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Oui, c’était décidément une très chouette journée. Tandis  qu’ils s’apprêtaient à sortir de son magasin, Viviane les avait rattrapés avec dans les bras un objet soigneusement emballé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Je ne possède malheureusement pas de lampe magique mais celle-ci a une longue et très étrange histoire. J’espère qu’elle pourra aider ton amie Rosie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Léa s’était tournée vers Nounou avec un regard interrogateur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- C’est beaucoup trop… avait balbutié la vieille dame.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais l’antiquaire avait insisté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- J’y tiens, ça me fait plaisir. En échange, je vous demanderai seulement de découvrir son histoire et de revenir me voir pour me dire ce que vous aurez découvert, c’est le seul paiement que j’accepterai.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien entendu, l’invitation était adressée à tous les pas peu fiers.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Même Charlie ? avait demandé Léa, pressentant que son grand cousin serait ravi de participer à l’enquête comme de rencontrer l’antiquaire.&lt;br /&gt;- Bien sûr, tu peux inviter qui tu veux à participer, avait répondu la vieille dame tout en les raccompagnant. Elle était escortée par deux petits orages trottinant dans son sillage, deux chatons gris sortis d'on ne sait où, deux boules de poils qui ne ressemblaient à rien mais qui contribuèrent par leur allure pataude et leurs sauts malhabiles à rendre cette journée encore plus inoubliable qu’elle ne l’était déjà.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;J60 (Bon, il y a plus de J que de S, dans la vie quelle chose a-t-on en plus grande quantité que telle autre ?)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;a href="http://juhdep.blogspot.com/2009/02/chapitre-70.html"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Chapitre 70&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4025372412020512163-421174558142853350?l=juhdep.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://juhdep.blogspot.com/feeds/421174558142853350/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4025372412020512163&amp;postID=421174558142853350&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4025372412020512163/posts/default/421174558142853350'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4025372412020512163/posts/default/421174558142853350'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://juhdep.blogspot.com/2009/02/chapitre-69.html' title='Chapitre 69'/><author><name>David</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04643646173907551371</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_Sp6u-j5gITU/SR2-tkv4w0I/AAAAAAAAAFI/_YrCVm7E0JY/S220/1-48.png'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4025372412020512163.post-3952179064302793064</id><published>2009-02-04T17:30:00.001+01:00</published><updated>2009-02-04T20:06:46.145+01:00</updated><title type='text'>Chapitre 68</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Léa pousse doucement la porte. À quelques pas à peine se trouve un grand fauteuil niché entre un guéridon en acajou et un range parapluies qui ressemble à une botte géante.&lt;br /&gt;Elle se hisse sur le fauteuil. On le dirait fait pour un géant. Le contraste est d'autant plus saisissant qu'il est tendu de toile sombre et que Léa est habillée d'une robe pastel aujourd'hui. En tout cas, c'est un excellent point d'observation. Même si elle doit tendre les bras pour poser ses mains sur les accoudoirs. La boutique est très haute de plafond. Les allées sont délimitées par de grandes armoires, des buffets, des tables. Les murs, enfin ce qu'elle en voit, sont couverts de cadres représentant des personnes ou des décors champêtres. La lumière du jour pénètre à peine dans le magasin à cause des stores à l'entrée et également du fait de la masse de meubles accumulée là. Mais les lampes sur pieds et les appliques sont toutes allumées et diffusent une douce lumière. De là où elle est, elle ne voit pas l'affichette sur la porte vitrée de l'entrée, qui dit « entrouvert de 9h à 21h ». Ça l’aurait fait rire ça pourtant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un chat noir apparaît soudain à côté d'elle. L’énorme fauteuil est tellement moelleux que Léa n'aurait même pas senti la différence si un hippopotame avait décidé de s'y asseoir.&lt;br /&gt;Elle ne sursaute pas. Comme si elle n'était pas surprise. Mais ses yeux déjà agrandis par la curiosité s'élargissent encore.&lt;br /&gt;En fait ce n'était pas Mimine.&lt;br /&gt;Avec cette apparition, le magasin lui donne davantage l'impression d'être plus une maison pleine de souvenirs de voyages qu'un véritable magasin. Un deuxième chat est apparu au croisement de deux allées tandis qu'elle regardait ce qui l'entourait avec ravissement. Il ressemble beaucoup à celui assis à côté d'elle. D'ailleurs le voilà qui les rejoint. Il se dresse sur les pattes arrière et pose celles de devant sur le bord du fauteuil. Les deux félins frottent leurs museaux l'un contre l'autre. Puis ils tournent la tête, tous les deux en même temps, quand à son tour une grande femme fait son apparition parmi les meubles.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;***&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ses cheveux sont aussi noirs que le poil des deux chats. Elle respire la noblesse, que ce soit par son allure ou à cause de sa longue robe. Ses yeux à la fois pétillants et sans âge s'attardent sur Léa. Elle sourit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Bonjour madame, dit joyeusement la petite fille en glissant de son fauteuil, escortée par les deux chats noirs.&lt;br /&gt;- Bonjour. Merci d'apporter un peu de jeunesse au milieu de toutes ces vieilleries. Ce n'est pas tous les jours qu'un lutin entre ici, poursuit la grande dame, avec douceur.&lt;br /&gt;- Un lutin…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Léa sourit de plus belle. Parfois Charlie l'appelle aussi comme ça. Mais ça reste un terme affectueux. Elle en est presque certaine… Mais peut-être que…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- C'est vrai que je suis un lutin ? Vous en avez déjà vu d'autres ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La grande dame acquiesce avec un sourire de connivence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ils se font rares de nos jours. Ils se déguisent en humains en général. Il arrive même qu'ils oublient qu'ils sont des lutins.&lt;br /&gt;- Oh, vous en savez des choses dites donc. Vous croyez qu'on peut mettre un déguisement sur un autre déguisement ? Peut-être que Nounou elle a pas besoin de m’en coudre un pour le bal si j’en ai déjà un de lutin. Peut-être il vaudrait mieux juste que j’enlève celui que j'ai alors, non ? Celui de petite fille. Mais on risque pas de m’écraser sans faire exprès si je suis en lutin ? Est-ce que ça a des pouvoirs et ça vole comme une fée ? Moi je voudrais bien être une fée pour le bal.&lt;br /&gt;- Tu sais, on ne vend pas de costumes ici. C'est à côté le magasin de costumes.&lt;br /&gt;- Oui, on y était avec Nounou. Mais il n’y avait pas le costume d’amoureuse. Vous croyez que je pourrais être un lutin ET une amoureuse ? Charlie dit que c'est le plus beau des costumes. En plus j'avais cru voir Mimine venir ici mais c'était pas Mimine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Léa cherche du regard les deux chats noirs mais ils ont de nouveau disparu.&lt;br /&gt;La grande dame sourit. Un instant Léa a failli ressembler à une sorte de Marcus à couettes, avec toutes ses questions. Elle se ressaisit.&lt;br /&gt;Elle vient d’apercevoir quelque chose. Son regard s’éclaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- C’est la lampe d’Aladin ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Léa désigne une sorte de saucière en métal doré. L’antiquaire secoue la tête, amusée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Oh…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La petite fille semble déçue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ton souhait était si important que ça ?&lt;br /&gt;- C’est pas pour moi, c’est pour Rosie.&lt;br /&gt;- Rosie ?&lt;br /&gt;- Oui, je crois qu’elle a des soucis. Avant je la voyais tous les jours, mais depuis une semaine elle donne plus de nouvelles et on la voit plus, comme si elle avait disparu. Même si elle parle pas beaucoup d’habitude, elle serait pas partie sans rien dire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’antiquaire est touchée de voir une si jeune enfant s’inquiéter autant pour un proche, elle l’invite à lui en dire d’avantage.&lt;br /&gt;Léa ne se fait pas prier. Elle en a des choses à raconter sur son amie.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;***&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Une fois son récit achevé, Léa laisse de nouveau son regard parcourir le petit salon improvisé.&lt;br /&gt;Sur un guéridon, elle aperçoit un vase rempli de roses blanches et une photo, en noir et blanc, qui représente l’antiquaire au pied d'un arbre imposant, les pieds nus dans l'herbe rase. Sûrement le parc d'un château.&lt;br /&gt;La fillette observe tour à tour la photo et la grande dame, qui devance sa question.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ce n'est pas moi sur la photo, il s'agit de ma mère.&lt;br /&gt;- Vous lui ressemblez beaucoup. Et là c’est vous devant la très grande maison ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Léa désigne une autre photographie, posée parmi un ensemble de boîtes ouvragées, sur une étagère faite d'un bois très sombre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Non, cette dame est ma grand-mère.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un léger tintement accompagne le bruit d'une porte qu'on ouvre puis referme.&lt;br /&gt;Un homme d'une quarantaine d'année fait alors son apparition. Il leur sourit à toutes les deux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Mesdames, leur dit-il en inclinant la tête.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Léa trouve qu'il est drôlement chic avec ses habits d'hiver et ses manières de grand monsieur. En plus il l'a appelée « madame ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Vous formez la relève Viviane ?  demande-t-il amusé en posant sur Léa un regard paternel.&lt;br /&gt;- Allons William, je m'en voudrais d'enfermer une petite fille dans cette sombre boutique. Les enfants ont besoin d'air pur.&lt;br /&gt;- Bonjour monsieur William.&lt;br /&gt;- Bonjour jeune fille.&lt;br /&gt;- Vous pouvez m'appeler Léa si vous voulez.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La fillette n'est que sourires, comme à son habitude.&lt;br /&gt;L'homme se tourne de nouveau vers la propriétaire du magasin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Racontez-lui l’histoire de n’importe quel objet ici…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De la main, il désigne l’ensemble de la boutique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- … et cette petite fille ne pensera plus au grand air, croyez-moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;S’adressant à Léa il ajoute, sur le ton de la confidence :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- À croire que la dame que tu vois là dépasse en âge tous les trésors qui se trouvent dans cette boutique. Elle donne parfois l'impression de connaître chaque objet ici comme si elle l’avait fabriqué de ses propres mains. À tel point que je me demande s’il s’agit réellement de votre mère et de votre grand-mère sur ces photographies Viviane… conclue-t-il en saisissant l’un des clichés pour l’examiner. Avouez que la ressemblance est troublante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il saisit la loupe de lecture sur le guéridon et observe attentivement la photographie jaunie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- … ça ne m’étonnerait qu’à moitié d’apprendre que vos compagnons à quatre pattes vous ont prêté quelques-unes de leurs vies pour ce faire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme pour ponctuer son affirmation, l'un des chats choisit précisément ce moment pour miauler. Léa sourit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Vous êtes toujours aussi taquin William, dit la grande dame avec douceur.&lt;br /&gt;- Osez me dire que vous ne connaissez pas l'histoire de… tenez… cette table ouvragée par exemple.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les yeux de l'homme brillent de malice dans la douce lumière du magasin.&lt;br /&gt;Amusée, l'antiquaire les invite à s’installer confortablement. L’un des chats vient se lover sur les genoux de Léa tandis que la maîtresse des lieux entame son histoire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle leur raconte d’une voix passionnée comment, un hiver, le feu ravagea la demeure de ses propriétaires et pourquoi ils choisirent de fabriquer, après cela, une nouvelle table avec des pieds en forme de pattes.&lt;br /&gt;Cette famille venait d'un pays où, disait-on, vivait autrefois une étrange sorcière. Elle habitait une hutte perchée sur de très longues pattes et les villageois des environs n'en approchaient jamais. Ils craignaient trop que la hutte se mette à marcher, ou bien pire encore... Voilà pourquoi, quand on décida de brûler toutes les sorcières du pays, celle qui vivait dans la hutte sur pattes fut curieusement « oubliée » par ceux chargés de la mener au bûcher. Depuis ce jour, on raconte qu'un meuble doté de « pattes » protège des flammes. En plus de faciliter les déménagements…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Cette table a eu de nombreux propriétaires après ça. Elle a connu bien des maisons et bien des déménagements. Mais il faut croire que ses pattes lui ont en effet été salutaires puisque elles l’ont menée jusqu’ici.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’antiquaire sourit à son public puis ajoute :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Tout de même, quand on songe à tout ce qui a été dit, vécu ou fabriqué par le passé et au peu qui nous parvient. Ces trésors méconnus, disparus… et ces horreurs qui survivent…&lt;br /&gt;- Mais aucune dans votre boutique ma chère, lui répond poliment « monsieur William ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle sourit de nouveau. Puis, les voyant intéressés, poursuit en leur racontant l’histoire du quartier, le peu qu'il en reste et puis toutes ces choses et ces gens que l’on manque. Ceux qui ont vécu avant certes mais également ceux qui vivent trop loin ou parlent d'autres langues. Léa se dit que Charlie serait sûrement très content de pouvoir rencontrer cette dame, lui qui lui parlait encore il y a peu des lumières aux fenêtres la nuit, en ville, tous ces appartements, toutes ces vies, tous ces gens qui ont des choses à dire mais qu’on ne croisera jamais…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Parfois j'aimerais que le temps suspende son vol un instant, que l'on n'ait pas l'impression de passer à côté de tant de choses.&lt;br /&gt;- Je suis bien d'accord avec vous Viviane.&lt;br /&gt;- Marcus il dit qu'il faut pas grandir, même si on veut nous faire croire que c'est mieux parce qu’on pourra manger plus de bonbons. Il dit que c'est des menteries parce que ses parents ils en mangent jamais des bonbons. Halte au grand granditisme ! conclue Léa.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est un slogan trouvé par Marcus pour les pas peu fiers.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- À chaque âge ses joies, répond l’ami de l’antiquaire avec un sourire amusé.&lt;br /&gt;- D'ailleurs, Marcus il se demandait comment on calcule l'âge. Si c’était en comptant les rides, comme pour les arbres ? Charlie il dit que ça peut être avec le ventre parfois. Pour les monsieurs surtout. Parce qu'ils mangent de plus en plus avec le temps. C'est la vie qui donne faim comme ça ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'enfant interroge les deux adultes de ses grands yeux brillants de curiosité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Voilà une enfant précieuse. Si elle était un meuble, elle serait sans conteste le clou de votre magasin.&lt;br /&gt;- Mais heureusement elle n'est pas un meuble.&lt;br /&gt;- Oui, c'est une chance.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;J59 (En plus je vous signale que vous continuez à me lire…)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;a href="http://juhdep.blogspot.com/2009/02/chapitre-69.html"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Chapitre 69&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4025372412020512163-3952179064302793064?l=juhdep.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://juhdep.blogspot.com/feeds/3952179064302793064/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4025372412020512163&amp;postID=3952179064302793064&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4025372412020512163/posts/default/3952179064302793064'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4025372412020512163/posts/default/3952179064302793064'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://juhdep.blogspot.com/2009/02/chapitre-68.html' title='Chapitre 68'/><author><name>David</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04643646173907551371</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_Sp6u-j5gITU/SR2-tkv4w0I/AAAAAAAAAFI/_YrCVm7E0JY/S220/1-48.png'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4025372412020512163.post-2605348154343140924</id><published>2009-02-04T17:29:00.001+01:00</published><updated>2009-02-04T20:07:23.490+01:00</updated><title type='text'>Chapitre 67</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Alors qu'elle est agenouillée pour voir comment est fait le bas d'une robe qu'elle trouve très jolie, Léa croit apercevoir le bout d'une petite queue noire disparaître dans la première pièce de la réserve. Pourtant elle est sûre que Mimine a dit qu’elle préférait rester à l'appartement. Sous prétexte que c'est trop la honte de devoir se faire transporter dans un sac à dos, aussi spacieux soit-il, et que si elle ne pouvait pas marcher comme les autres jusqu'au magasin, elle préférait encore rester et surveiller la maison.&lt;br /&gt;Intriguée, Léa revient dans la pièce précédente. Pas de bout de queue noire frétillante à l'horizon. Poussée par la curiosité, elle trottine jusqu’à l'entrée du magasin. Juste à temps pour voir le même petit bout de queue noire disparaître par la porte entrouverte entre les deux boutiques.&lt;br /&gt;Léa retourne auprès de Nounou.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Nounou, j'ai vu Mimine aller dans le magasin de vieux objets derrière le rideau. Je peux aller la chercher ?&lt;br /&gt;- Un magasin de vieux objets derrière un rideau ?&lt;br /&gt;- Oui, c'est le magasin d'à côté, avec tous les vieux meubles et les lampes comme Charlie il aime bien. Y a une porte derrière un rideau pour passer depuis ici.&lt;br /&gt;- Je ne sais pas si c'est très permis tu sais.&lt;br /&gt;- J'espliquerai que c'était pour rattraper Mimine et qu'elle se fasse pas les griffes sur les jolis meubles.&lt;br /&gt;- Bon, d'accord, on t'attendra ici de toute façon.&lt;br /&gt;- Merci Nounou !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La fillette repart en direction du rideau près de l'entrée.&lt;br /&gt;Le tailleur est en train de discuter avec un monsieur très digne au long manteau doublé. Ni l’un ni l’autre ne la remarquent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Qu'avez-vous donc prévu cette année pour vos vacances ? Le Maroc à dromadaire de nouveau ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Léa se dit que l'Australie à kangourou, ça doit être encore plus amusant. Mais le monsieur très digne n'a pas l'air très amateur d'animaux, vu sa grimace à la mention des dromadaires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ma femme souhaitait que nous allions en Europe centrale. Vous savez ce qu'a dit le vendeur de l'agence de voyages ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le tailleur secoue poliment la tête.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Il a dit « il y a encore des ours ». C'était semble-t-il son argumentaire de vente. Il y a encore des ours ! Est-ce que c'est vraiment censé motiver les gens ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le commerçant semble tout aussi outré que lui.&lt;br /&gt;Aucun des deux n’aperçoit la petite fille qui se glisse derrière le rideau, aussi silencieuse et légère qu'une plume.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Quelle drôle d'époque nous vivons… conclue le tailleur.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;***&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Et encore, ce n'est pas chez lui qu'a débarqué un jour un monstre demandant s'il lui restait des costumes d'humains pour lui et ses autres amis extra-terrestres. Avant d’ôter sa tête factice, révélant un jeune homme hilare apparemment très satisfait que son costume de créature de l'espace ait tenu le temps d'un tour de pâté de maison, test absolument nécessaire quand on s'apprête à affronter une salle pleine d'enfants lors d'un anniversaire. Si un tel client était venu ici et aujourd'hui, il aurait eu droit à un regard noir du tailleur, pour commencer. Mais ce n'est pas le pire. Non, le pire ça aurait été que Marcus le voie. L'enfant l'aurait enseveli sous les questions. Vous pensez bien, un véritable extra-terrestre, l'aubaine !&lt;br /&gt;Le petit garçon est d'ailleurs en train d'en poser tout plein à Nounou, des questions, Nounou qui lui répond invariablement avec un grand sourire. Mais ça c’est parce qu’elle a de l’entraînement maintenant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Tu vas payer avec une carte rose Nounou ? Mon papa il a une carte bleue et ma maman elle a dit que les filles elles ont des cartes roses. Mais elle veut jamais me montrer la sienne.&lt;br /&gt;- Moi j'en ai eu une une fois de carte rose, s'écrie Mo' d'on ne sait où.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;J58 (Ça ne peut pas être un attrape-nigaud, qui a du temps à perdre avec ça ?... Oui, je sais, je suis un mauvais exemple, ça va hein…)&lt;br /&gt;&lt;a href="http://juhdep.blogspot.com/2009/02/chapitre-68.html"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;a href="http://juhdep.blogspot.com/2009/02/chapitre-68.html"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Chapitre 68&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4025372412020512163-2605348154343140924?l=juhdep.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://juhdep.blogspot.com/feeds/2605348154343140924/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4025372412020512163&amp;postID=2605348154343140924&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4025372412020512163/posts/default/2605348154343140924'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4025372412020512163/posts/default/2605348154343140924'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://juhdep.blogspot.com/2009/02/chapitre-67.html' title='Chapitre 67'/><author><name>David</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04643646173907551371</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_Sp6u-j5gITU/SR2-tkv4w0I/AAAAAAAAAFI/_YrCVm7E0JY/S220/1-48.png'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4025372412020512163.post-4682061474048822790</id><published>2009-02-04T17:28:00.001+01:00</published><updated>2009-02-04T20:07:56.606+01:00</updated><title type='text'>Chapitre 66</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le tailleur est réapparu. Mais son ton est à peine moins que méprisant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Alors, qu'est-ce qui… vous fait penser que vous êtes au bon endroit ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nounou sursaute. Elle était en train de regarder les tarifs des retouches de base affichées sur un petit comptoir en bois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Il… y avait vos coordonnées sur la vitrine de l'ancien magasin de cost…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il hausse un sourcil perplexe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Celui de la rue St…&lt;br /&gt;- Je vois… Mon… assistante a du trouver que c'était la chose à faire…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il semble contrarié.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Je me demandais si par hasard vous aviez récupéré leur stock de tissus et…&lt;br /&gt;- Marie ! s'écrie le tailleur, faisant de nouveau sursauter Nounou et même Marcus, qui a cru qu'il se faisait gronder pour avoir posé ses mains sur un bout de tissu particulièrement doux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tous peuvent entendre le bruit de petits pas qui se rapprochent sur le parquet à l'ancienne. Les enfants se sourient mutuellement.&lt;br /&gt;Et en effet, c'est presque une énorme souris qui apparaît devant eux. En fait, il s'agit d'une petite jeune femme mais son air timide et son tailleur gris ne font aucun doute sur quel animal elle deviendrait si elle devait se transformer. Les trois enfants se regardent avec de larges sourires.&lt;br /&gt;Une fois de plus le tailleur rompt le charme en prenant la parole.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Montrez à ces gens le vieux stock, dit-il sans même regarder la jeune femme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Puis il tourne les talons et s'éloigne en rajoutant, avec un mépris non voilé :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Et prévenez-moi quand des « clients » se présenteront.&lt;br /&gt;- Bien monsieur, répond la jeune femme avec une petite voix.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Marcus essaye de discerner d'éventuelles petites moustaches très très fines. Ou un petit bout de fromage dépassant de sa poche. Mais non, rien. La jeune femme cache bien son jeu…&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;***&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Finalement, Nounou et les enfants ne sont pas malheureux d'avoir affaire à la dénommée Marie plutôt qu'à l'odieux tailleur, même si la jeune femme ne parle pas beaucoup. Elle se contente de faire un sourire gêné quand Nounou ronchonne qu'ils ne sont pas des chiens tout de même. Les enfants, eux, semblent avoir d'ores et déjà oublié l'incident.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout le monde s'en donne à cœur joie dans la petite pièce qui fait office de réserve et où des tissus bon marché ont été jetés pêle-mêle ça et là. Les « vrais clients » ne verront jamais cette partie là du magasin. Mais Nounou ne s’en plaint pas. Les tarifs sont un peu plus élevés que dans l'ancien magasin mais apparemment, le nouveau tailleur a hâte de se débarrasser de tous ces tissus bon marché. Il ne peut décemment pas servir de telles horreurs à ses clients habituels…&lt;br /&gt;Loin de se soucier de tout ça, les pas peu fiers farfouillent avec enthousiasme. Ils piochent au moins autant d'idées que d'étoffes, imaginant les belles robes ou tuniques que cela pourrait donner. Pourtant, ils étaient venus en ayant décidé qui porterait quoi mais voilà, tout est chamboulé maintenant. L'imagination est quelque chose qui peut tourner en circuit fermé mais confrontée au reste du monde, de nouvelles idées viennent, se répondent, rebondissent, se transforment. En plus, Nounou et les enfants viennent de découvrir avec ravissement une autre réserve, où une multitude de vieux costumes sont suspendus sur des rangées de cintres, l'endroit idéal pour jouer à cache-cache. Ils vont en avoir pour des heures.&lt;br /&gt;Marcus a trouvé une perruque blonde sur un mannequin manchot.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Regarde ce que j'ai trouvé Nounou ! crie le petit garçon en accourant. Je sais ce que c’est ! C’est pour les « grands chauves » de la Savane. Je l’ai vu à la télé. Y en a qui gardent leurs cheveux, les monsieurs. Mais pas les dames, elles elles gardent pas leurs cheveux. D’ailleurs on devrait les appeler les « grandes chauves » de la savane, c’est nul. Enfin donc elles ont plus leurs cheveux pour qu’on sache que c’est des dames et maintenant je sais c'est pourquoi. C'est parce qu'ils en font des perruques !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il semble réaliser quelque chose.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Des perruques…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il secoue la tête et se met à réfléchir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Alors là je vois pas le rapport.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Apparemment Nounou non plus. Mais ça aurait été pire encore si Marcus avait commencé à expliquer ce qu'il avait en tête. En fait, ce qui l'intrigue si fortement, c'est pourquoi on appelle Perruquets ces drôles d'oiseaux plein de couleurs qui répètent tout ce qu'on leur dit. Peut-être à cause de la crête de plumes sur leurs têtes… Oui, Marcus regarde trop la télé…&lt;br /&gt;En tout cas, il ne veut plus d’un costume de chevalier, il veut être un « grand chauve de la savane » maintenant…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Je suis sûr que ma maman me prêtera ses talons pour que je puisse être un encore plus grand chauve de la savane !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et le voilà reparti à fouiller parmi les costumes, des fois qu'on trouve aussi des talons hauts dans cette caverne d'Ali Baba.&lt;br /&gt;Apparemment, ni le tailleur ni son assistante ne s'inquiètent de savoir ce qu’ils font. Tant que leur clientèle habituelle ignore leur présence tout va bien. Chacun farfouille de son côté avec bonheur. De temps en temps, un gloussement se fait entendre.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;J57 (Ça pourrait très bien être un moyen de communiquer entre espions…)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;a href="http://juhdep.blogspot.com/2009/02/chapitre-67.html"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Chapitre 67&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4025372412020512163-4682061474048822790?l=juhdep.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://juhdep.blogspot.com/feeds/4682061474048822790/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4025372412020512163&amp;postID=4682061474048822790&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4025372412020512163/posts/default/4682061474048822790'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4025372412020512163/posts/default/4682061474048822790'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://juhdep.blogspot.com/2009/02/chapitre-66.html' title='Chapitre 66'/><author><name>David</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04643646173907551371</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_Sp6u-j5gITU/SR2-tkv4w0I/AAAAAAAAAFI/_YrCVm7E0JY/S220/1-48.png'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4025372412020512163.post-7129328720385908331</id><published>2009-02-04T17:27:00.001+01:00</published><updated>2009-02-04T20:08:32.681+01:00</updated><title type='text'>Chapitre 65</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La petite fille riche acquiesce mais continue d'admirer son reflet dans le miroir géant. En tournant sur elle-même, elle semble enfin remarquer Nounou et les pas peu fiers. Elle n'a plus besoin de garder la pose pourtant mais étrangement, elle demeure raide et distante. Ce n'était peut-être pas une pose finalement…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Bonjour, lui dit Marcus en s'approchant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La fillette a un mouvement de recul et sa bouche se pince un peu plus. Elle ne doit pas être bien plus vieille que Mo' et Léa mais sa posture et son attitude la font paraître bien plus âgée.&lt;br /&gt;Elle grimace.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- J'ai mis mon parfum préféré aujourd'hui.&lt;br /&gt;- Ouais, et ça sent super fort dis donc ! réplique Marcus du tac au tac sans penser à mal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La fillette renifle avec mépris.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Moi au moins je ne sens pas l'eau de Cologne bon marché.&lt;br /&gt;- Les enfants… commence Nounou, qui sent que le dialogue risque de mal tourner.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mo' s'est avancée au niveau de Marcus et toise la petite fille riche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- J'ai dit quoi ? demande Marcus à Mo' sans comprendre où il a pu commettre un impair.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Léa se contente de regarder la petite fille avec curiosité. Elle glisse sa main dans celle de Nounou.&lt;br /&gt;Pendant ce temps, le dialogue entre la fillette et Marcus se poursuit sur le même ton.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- De toute façon, je ne vois pas ce qu’un pachyderme comme toi vient faire dans un magasin tel que celui-ci.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Marcus regarde son ventre avec étonnement. Il n'a aucune idée de ce qu'est un pachyderme mais elle fixait son bedon en lui disant ça. Peut-être que c'est un nom savant pour désigner le ventre, comme « estomac »…&lt;br /&gt;Cela dit, il ne voit toujours pas le rapport avec lui. Ah si, ça y est ! Il sourit. Il vient de comprendre. Il regarde la fillette, qui le dévisage avec dédain, sans doute parce qu'il lui a fallu longtemps pour saisir ce qu'elle voulait dire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Maiiiis non ! C'est ma salopette et mon gros pull qui font ça, tu vois et...&lt;br /&gt;- Ce n'est guère la faute de tes guenilles si tu as un physique ingrat.&lt;br /&gt;- C'est pas ce que dit ma maman, réplique Marcus après un temps de réflexion. Je suis sûr que la tienne elle te dit pareil.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà la preuve, s'il en fallait une, que Marcus n'entend que ce qui l'arrange. Parfois, c'est même à se demander si son cerveau ne fonctionne pas carrément en circuit fermé.&lt;br /&gt;Parce qu'« ingrat », il ne sait pas ce que ça veut dire. C’est comme pour « pachyderme ».&lt;br /&gt;En plus, apparemment, il n'a toujours pas réalisé que la petite fille se moque de lui et le traite avec mépris...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Mère a du goût, elle !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ah là quand même, s'il ne comprend pas…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Non mais pour qui elle se prend celle là ? intervient Mo’, les mains sur les hanches.  De quel droit tu parles comme ça à mon copain alors qu’il essaie juste d’être gentil avec toi ?&lt;br /&gt;- Si vous ne me fichez pas la paix, ma mère vous fera tous mettre en prison. Elle connaît plein de juges et d'avocats.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mo' et Marcus se regardent l'un l'autre, se demandant si c'est possible. En plus, Marcus ne voit pas bien ce que ça a de si impressionnant de connaître personnellement des fruits. Les deux enfants se tournent vers Nounou pour voir si c’est bien vrai tout ça. La vieille dame hausse les épaules.&lt;br /&gt;Mo’ semble sur le point de rajouter quelque chose mais elle se tait en voyant Léa lâcher la main de Nounou et s’approcher de la petite fille.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle est trop jeune pour lui dire texto que l'amour et l’amitié devraient être une question de compatibilité et pas de comptabilité mais elle y parvient tout aussi bien avec ses mots à elle. Il y a des choses qui ne s'achètent pas…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- T'es pas venue avec tes amis toi aussi ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La petite fille semble déstabilisée par cette simple question, par cette fillette qui lui sourit avec candeur. Puis sa maman reparaît et l'enfant recompose son attitude hautaine pour faire bonne figure.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Vous n'êtes pas encore changée ? l'interroge sa mère.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’enfant file aussitôt s’isoler dans une cabine d’essayage tandis qu’un silence gêné s’installe. Seule Léa sourit en observant la dame riche. Nounou tapote les têtes de Mo' et Marcus qui se regardent l'un l'autre sans trop savoir quoi faire. Puis l’autre fillette revient.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Pff, fait la dame riche en passant devant Nounou avant de rejoindre la sortie. Sa fille la suit en adoptant la même attitude. Mais elle ne peut s'empêcher de lancer un dernier regard curieux en direction de Léa.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;J56 (Il était question d'espions à un moment donné)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;a href="http://juhdep.blogspot.com/2009/02/chapitre-66.html"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Chapitre 66&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4025372412020512163-7129328720385908331?l=juhdep.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://juhdep.blogspot.com/feeds/7129328720385908331/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4025372412020512163&amp;postID=7129328720385908331&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4025372412020512163/posts/default/7129328720385908331'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4025372412020512163/posts/default/7129328720385908331'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://juhdep.blogspot.com/2009/02/chapitre-65.html' title='Chapitre 65'/><author><name>David</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04643646173907551371</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_Sp6u-j5gITU/SR2-tkv4w0I/AAAAAAAAAFI/_YrCVm7E0JY/S220/1-48.png'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4025372412020512163.post-5276668969105561444</id><published>2009-02-04T17:26:00.001+01:00</published><updated>2009-02-04T20:09:18.983+01:00</updated><title type='text'>Chapitre 64</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;C'est finalement Léa qui pousse la porte trop grande pour elle en s'arc boutant contre le cadre en bois. Aussitôt, des odeurs de parfums capiteux s'échappent dans la rue. Apparemment, ici on ne vend pas que des costumes. Ou alors Marcus n'est pas le seul à qui il arrive de renverser ses flacons d'eau de Cologne. Autour des enfants et de Nounou, ce ne sont qu'étagères en bois couvertes d'étoffes jusqu'au plafond, lourdes tentures à l'ancienne et mannequins stylisés vêtus de tenues d'un autre âge.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- C'est là qu'ils prennent les costumes pour les films ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Marcus ressemble à un poisson rouge avec sa bouche figée en un « o » admiratif.&lt;br /&gt;Nounou aussi est sous le charme, au point d’oublier de lui répondre. Ce qui ne semble pas gêner le jeune garçon, qui retourne aussitôt à la contemplation de ce qui l'entoure, en quête des costumes de roi et de cosmonaute dont il s'imagine déjà paré. Oui oui, les deux à la fois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Qu'est-ce que c'est joli, souffle Mo' à voix basse comme si elle était dans un sanctuaire et que ses mots risquaient d'abîmer le tissu fin des robes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Face à eux, passant la tête entre deux tentures qui séparent la pièce en deux, un homme fin au cheveu très court et à la barbichette taillée avec art vient de faire son apparition, une épingle dans une main et un mètre en tissu dans l'autre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Je suis à vous dans un moment, ne touchez à rien, leur lance-t-il d'un ton pincé avant de disparaître de nouveau.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;***&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;C'est comme s'il avait brisé le charme. Aussitôt Marcus et Mo' commencent à inspecter avec gourmandise les étagères, tandis que Léa se dirige vers un lourd rideau d'étoffe près de l’entrée qui ondule légèrement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Arrêtez de sauter partout les petites puces, vous allez renverser quelque chose, dit Nounou aux deux autres pas peu fiers, en plein concours de celui qui mettra la main sur le tissu le plus doux, malgré ce que leur a dit le tailleur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Derrière le rideau près de l’entrée, une porte entrebâillée oscille doucement, laissant entrevoir un amoncellement de meubles, de statuettes, de miroirs sur pied, de tapis, de cannes… Léa a beau n'être jamais allée chez un antiquaire, elle sait en reconnaître un à cause de la passion de Charlie pour ce genre de boutiques. Sans doute qu'à une époque lointaine les deux magasins n'en formaient qu'un.&lt;br /&gt;La voix de Marcus détourne l'attention de Léa du rideau et de la porte dissimulée derrière.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Chouette !&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;***&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ça, ça veut dire que Marcus a trouvé un petit garçon ou une petite fille qu'il ne connaît pas et avec qui il souhaite faire connaissance. Léa revient en trottinant vers Nounou et ses amis. Entre temps, ces derniers se sont avancés dans le magasin. Ils se trouvent maintenant au niveau des tentures derrière lesquelles avait disparu le tailleur, juste après leur avoir dit de patienter. Visiblement, le fait qu'ils n'aient pas respecté son injonction agace l’homme, qui se comporte comme s'ils n'étaient pas là. Mais sans doute aurait-il agi exactement de la même façon s'ils avaient été seuls dans le magasin. Il faut dire que les clientes dont il est en train de s'occuper sont autrement mieux habillées que Nounou et les pas peu fiers. Ceci explique peut-être cela.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- C'est votre plus belle dentelle au moins ? s’enquiert d’ailleurs la cliente, en se penchant par dessus son épaule.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est en train d'ajuster une robe de princesse sur une petite fille au port altier, qui garde son regard bien fixé devant elle. Elle a le même sourire pincé que sa mère. Et la même attitude hautaine qu'on ces personnes riches qui croient que tout leur est dû.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- L'argent n'est pas un problème, explique justement la cliente au tailleur, qui lui fait les yeux doux en retour.&lt;br /&gt;- Quelle est la taille de cette enfant madame ?&lt;br /&gt;- Parfaite.&lt;br /&gt;- C'est évident.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il s'agite, va piocher des bouts de dentelle ça et là sur les étagères, prend des mesures, retouche, superpose pour se faire une idée.&lt;br /&gt;Nounou et les pas peu fiers  regardent tout ça comme s'ils étaient en train de visionner un film à la télévision.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- C'est comme dans Cendrillon quand les souris habillent la servante, chuchote Marcus à ses petites copines. Sauf que là c'est plus comme si la méchante belle-mère faisait faire une tenue à sa fille.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oups, apparemment la « méchante belle-mère » a l'ouïe aussi développée que le compte en banque. Elle semble sur le point de lancer une réplique cinglante quand le tailleur se redresse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Très bien. Je devrais en avoir pour deux ou trois jours seulement. Si nous passions au salon pour discuter de mes honoraires ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La femme hésite en fixant Nounou et les pas peu fiers. Elle semble très tentée de rester là pour étaler sa fortune devant leurs yeux et les remettre à leur « place » mais le tailleur ajoute qu’il y aura du thé et des petits gâteaux. Elle le suit donc mais son regard en dit long.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Je reviens dans un instant, lance-t-elle à sa progéniture, changez-vous en attendant.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;J55 (C'est que je n'y connais rien à ces choses-là)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;a href="http://juhdep.blogspot.com/2009/02/chapitre-65.html"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Chapitre 65&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4025372412020512163-5276668969105561444?l=juhdep.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://juhdep.blogspot.com/feeds/5276668969105561444/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4025372412020512163&amp;postID=5276668969105561444&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4025372412020512163/posts/default/5276668969105561444'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4025372412020512163/posts/default/5276668969105561444'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://juhdep.blogspot.com/2009/02/chapitre-64.html' title='Chapitre 64'/><author><name>David</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04643646173907551371</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_Sp6u-j5gITU/SR2-tkv4w0I/AAAAAAAAAFI/_YrCVm7E0JY/S220/1-48.png'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4025372412020512163.post-5580361730928874952</id><published>2009-02-04T17:25:00.001+01:00</published><updated>2009-02-04T20:10:01.216+01:00</updated><title type='text'>Chapitre 63</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;En attendant les renforts, il faut bien que nos pas peu fiers continuent de défendre la planète. Or, pas de super héros sans costumes. Enfin ça c'est ce que l'on croit toujours… Comme le dit Marcus :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Les costumes de super héros c'est super important pour pas qu'on croie que c'est toi qui les a, les super pouvoirs. Tout le monde il pense que c'est à cause du costume et comme ça le reste du temps t'es tranquille. Sinon tout le monde il viendrait te demander de l'aide tout le temps et tu pourrais plus prendre ton goûter sans être embêté. Ou ton déjeuner. Ou ta collation de onze heures. Ou…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le jeune garçon est persuadé d'avoir entendu ses parents dire que pour avoir des enfants il faut être « dieux ». S'il n'avait pas été en train de grignoter à ce moment-là, il aurait peut-être réalisé qu'ils disaient « deux » et pas « dieux ». Mais rien n'est moins sûr… Parce que l'air de rien, ça l'arrange bien d'être fils de dieux. Pis ça explique que les enfants aient tous ces super pouvoirs. Mais bon, c'est pas pour autant qu'il ne faut pas avoir en plus une salopette verte&lt;br /&gt;« magique » hein. Les pouvoirs c'est comme le sucre, on n'en a jamais assez !&lt;br /&gt;Voilà pourquoi la principale préoccupation du petit garçon, en cette matinée de courses en ville qui s'annonce prometteuse, est de se trouver un costume de super héros.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Léa, elle, s’inquiète surtout de l’absence de Rosie. Elle n’a toujours pas réussi à la joindre depuis sa visite infructueuse à son appartement. Le téléphone continue de sonner dans le vide. Son amie n’était pas non plus à l’école cette semaine.&lt;br /&gt;Du coup, Léa a sorti toutes ses économies de sa chaussette tirelire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- C'est pour acheter ce qu'il faut pour Rosie, Nounou. Au cas où qu'elle aurait pas pu y aller avec son papa.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mo' n'est pas encore arrivée. Ses petits camarades et Nounou discutent dans le vestibule en l'attendant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- On y va comment ? demande Marcus.&lt;br /&gt;- En vélo ou à pieds ce serait mieux parce que les voitures et les bus ils ont des pare-bises et les bises c'est bien, répond Léa.&lt;br /&gt;- Sauf celles qui piquent comme quand la maman de papa elle m'embrasse. Mais c'est peut-être parce que c'est une maman de papa et pas une maman de maman… Faut pas se tromper quand tu vas chez le bonbonnier.&lt;br /&gt;- Le bonbonnier ?&lt;br /&gt;- Oui, le marchand de bonbons quoi. Si tu demandes une barbamémé, ça sera pas comme une barbapapa. Mais c'est bizarre parce qu'une vraie barbe à papa ça se mange pas du tout et ça pique aussi et…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Marcus est interrompu par le bruit de la sonnette. La maman de Mo' est venue déposer sa fille. Elle et Nounou papotent un instant tandis que les enfants filent dans la chambre de Léa s'assurer qu'ils ont bien tout ce qu'il faut pour leur expédition en ville. Autant dire que le sac de Marcus est rempli de nourriture. La discussion dérive rapidement sur les vertus comparées des produits naturels et des  bonbons. Marcus a un point de vue bien arrêté sur à peu près tous les fruits et légumes qu'ils passent en revue. Mais c'est sur les radis qu'il a le plus de choses à dire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Les radis, c'est rose et blanc mais s'ils arrêtaient de retenir leur respiration quand ils sont sous terre aussi, ils redeviendraient roses partout ! Moi je mangerai jamais un truc qui retient sa respiration comme ça ! Par contre les bananes c'est jaune partout alors ça va.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oui, des fois, la logique du petit garçon emprunte de drôles de chemins.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;***&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;En parlant de chemin, c’est l'heure du départ. La petite troupe se met donc en route. C'est un peu plus loin que les endroits où ils ont l'habitude d'aller mais les petits ont préféré la marche au bus ou au métro. Léa a bien fait remarquer que s'ils prenaient un transport en commun Nounou pourrait reposer ses jambes, mais la vieille dame a secoué la tête.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ça ira. Je marche moins vite que vous mais mes jambes sont plus grandes. Ne t'en fais pas. Si je suis fatiguée on prendra le bus au retour. Surtout si on a plein de paquets.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais une surprise les attend à l'adresse du magasin de costumes et de tissu bon marché que connaissait Nounou. Il a, semble-t-il, fait faillite, et aucun autre commerce n'a encore investi ses vieux murs craquelés. Toutefois, une affichette sur la porte indique l'adresse d'un autre magasin de costumes, distant de quelques blocs. Nounou fait la moue puis regarde les visages réjouis des enfants à l'idée que leur périple n'est pas remis en question. Elle n'a pas le cœur à le leur refuser.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Par contre va falloir l'écrire dans le « gros malin », est en train de dire Marcus. Déjà que le magasin de bonbons il avait été remplacé par un truc d'alimentation lobiogique…&lt;br /&gt;- Bogiolique, lui souffle Mo'.&lt;br /&gt;- Oui, voilà, bogiolique. C'est ce que je voulais dire. Pis ça commence à suffire maintenant hein !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand Marcus fait l'énervé, ça fait toujours beaucoup sourire les filles.&lt;br /&gt;Nounou, elle, les écoute et pense à ces nouveaux riches qui commencent à venir peupler les franges de leur quartier défavorisé, amenant avec eux leurs commerces hors de prix. La&lt;br /&gt;« revalorisation du centre-ville », ils appellent ça. Ce que constate Nounou, c'est surtout qu'on chasse les pauvres de leurs maisons de façon insidieuse et puis c'est tout. Mais ce matin elle ne veut décidément pas décevoir les enfants. Elle les aurait bien emmenés voir son amie Audrey à la mercerie mais il n'y a pas tout ce qu'il leur faut là-bas. De toute façon, ils iront ensuite mais en attendant, elle ne tient  pas à gâcher leur joie d'avoir de jolis déguisements qu'ils auront faits eux-mêmes. Alors ils vont aller la voir cette fichue boutique, ah mais !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après une bonne vingtaine de minutes, ils atteignent enfin l'autre magasin. Voilà longtemps que Nounou ne s'était plus rendue aussi loin. Tout a tellement changé ! La boutique de costumes est rutilante. Le bois de la devanture a été soigneusement poli et est orné de lettres dorées. Quelques créations sont exposées en vitrine. Même dans les dessins animés que les enfants ont vus à la télé, les robes de princesses ne paraissaient pas si somptueuses. Tout le monde est sous le charme. Ils hésitent longtemps avant d'entrer, malgré la promesse de toutes ces merveilles qui les attendent à l'intérieur. Car si la frontière entre les quartiers n'était pas facile à discerner alors qu'ils marchaient dans la rue, là en revanche elle est clairement palpable.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;J54 (Est-ce que ça pourrait être du code informatique ?)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;a href="http://juhdep.blogspot.com/2009/02/chapitre-64.html"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Chapitre 64&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4025372412020512163-5580361730928874952?l=juhdep.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://juhdep.blogspot.com/feeds/5580361730928874952/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4025372412020512163&amp;postID=5580361730928874952&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4025372412020512163/posts/default/5580361730928874952'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4025372412020512163/posts/default/5580361730928874952'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://juhdep.blogspot.com/2009/02/chapitre-63.html' title='Chapitre 63'/><author><name>David</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04643646173907551371</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_Sp6u-j5gITU/SR2-tkv4w0I/AAAAAAAAAFI/_YrCVm7E0JY/S220/1-48.png'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4025372412020512163.post-5663718727080337538</id><published>2009-02-04T17:24:00.001+01:00</published><updated>2009-02-04T20:10:37.222+01:00</updated><title type='text'>Chapitre 62</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Un peu plus tard dans la journée, Charlie rejoint Lily. Assis sur le canapé pliant de la jeune femme, ils tiennent leurs mains bien serrées autour de leurs tasses de thé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Froiiiiiiiiid, dit le jeune homme en frissonnant. Ils comptent te remettre le chauffage bientôt ?&lt;br /&gt;- J'espère pas, ça me fait un prétexte pour te faire venir tous les soirs, ma p'tite bouillotte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils se serrent un peu plus l'un contre l'autre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- J'aurai des enfants géniaux, c'est décidé !&lt;br /&gt;- Et tu as prévu de te marier avant ?&lt;br /&gt;- Bien sûr que je me marierai un jour. Faut juste que je trouve une fille qui s'appelle Morkie…&lt;br /&gt;- Ça alors ! Quelle coïncidence. C'est mon trente-deuxième prénom.&lt;br /&gt;- Chic alors ! Et ne t'en fais pas hein, si on se marie tu pourras garder ton nom de jeune fée.&lt;br /&gt;- Merci mon Charlie. Ça m'arrange un peu en fait parce que Lily je m'y suis habituée.&lt;br /&gt;- J'ai vraiment de la chance.&lt;br /&gt;- Je sais, merci.&lt;br /&gt;- Je veux dire, j'aurais pu ne pas être que myope mais avoir en plus un grand nez pas beau qui me bloque la vue. Tu imagines le mal que j'aurais eu à te trouver dans ces conditions ?&lt;br /&gt;- Mais mon chéri…&lt;br /&gt;- Je ne suis pas une friandise…&lt;br /&gt;- Tu AS un grand nez.&lt;br /&gt;- Oh… Ça expliquerait que j'ai tant de mal à empêcher ma tête de pencher vers l'avant…&lt;br /&gt;- Non, ça c'est encore à cause de mon décolleté je crois.&lt;br /&gt;- Mademoiselle, le doute n’est plus permis, j’en pince pour vous.&lt;br /&gt;- Ouille.&lt;br /&gt;- Par contre j'avoue que ça m'aurait arrangé que tu sois allemande de l'est.&lt;br /&gt;- Tu as un faible pour les épaules bien larges et bien carrées ?&lt;br /&gt;- Non mais j'aurais pu dire que je comprenais enfin ce que si longtemps on avait cherché à nous cacher derrière le mur de Berlin.&lt;br /&gt;- Elle est pas mal. Garde-là pour la petite dame qui tient la mercerie près de chez vous, l'amie de Nounou. Je crois qu'elle est de par là bas.&lt;br /&gt;- Ça fera pas très spontané comme répartie.&lt;br /&gt;- C'est toujours mieux que de ne pas en avoir du tout. Et puis ça lui fera sûrement plaisir quand même.&lt;br /&gt;- De toute façon, ça vient toujours après qu'on en ait besoin, la répartie, quand l'autre est déjà reparti justement. Si ça se trouve c'est pour ça que ça s'appelle comme ça.&lt;br /&gt;- Euh… par contre celle là tu n'es pas obligé de la garder.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lily secoue la tête avec amusement en regardant Charlie, qui lui fait en retour un grand sourire ravi, l'air très fier de lui.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;***&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Chacun boit une gorgée de son thé puis Lily reprend :&lt;br /&gt;- Quand est-ce que vous avez prévu d'aller faire les courses pour Noël et pour le bal costumé ?&lt;br /&gt;- On ira ce week-end normalement, quand il y aura tout le monde. La compagnie des pas peu fiers au grand complet. Enfin si les petits n'ont pas changé de nom d'ici là. Pendant à peu près trois jours ils se sont appelés « les mijoteurs ». Sous prétexte que quand ils se réunissaient dans la cuisine, c'était en général parce qu'ils mijotaient quelque chose. Voilà ce que c'est que de leur laisser un dictionnaire entre les mains.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Charlie se met à rire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Il y a eu « le cercle des poètes qui auraient du disparaître » aussi. Ça c'était après que Marcus ait dû faire un poème pour l'école je crois. Ça n'a pas été une franche réussite. Léa n'était pas encore là, Rosie non plus. Mais bon, Rosie ne parle pas beaucoup donc… Pourquoi tu me regardes comme ça ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Effectivement, Lily est en train de regarder Charlie d'une étrange façon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- C'est à propos de cette histoire d'enfants géniaux…&lt;br /&gt;- Oh ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le jeune homme lève un sourcil intrigué.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Tu penses que c'est trop tôt ? Qu'on devrait attendre d'avoir des boulots stables ? Ou que le monde aille mieux ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Charlie sourit et le visage de Lily s'éclaire. Avec ces deux là, l'électricité deviendrait presque inutile.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Non, je crois que pour qu'il aille mieux, les pas peu fiers auront peut-être besoin de renforts justement…&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;J53 (Ce ne sont pas non plus des coups d’échecs)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;a href="http://juhdep.blogspot.com/2009/02/chapitre-63.html"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Chapitre 63&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4025372412020512163-5663718727080337538?l=juhdep.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://juhdep.blogspot.com/feeds/5663718727080337538/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4025372412020512163&amp;postID=5663718727080337538&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4025372412020512163/posts/default/5663718727080337538'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4025372412020512163/posts/default/5663718727080337538'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://juhdep.blogspot.com/2009/02/chapitre-62.html' title='Chapitre 62'/><author><name>David</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04643646173907551371</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_Sp6u-j5gITU/SR2-tkv4w0I/AAAAAAAAAFI/_YrCVm7E0JY/S220/1-48.png'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4025372412020512163.post-7024566952395214493</id><published>2009-02-04T17:23:00.001+01:00</published><updated>2009-02-04T20:11:16.588+01:00</updated><title type='text'>Chapitre 61</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;L'imagination. Voilà quelque chose dont Charlie non plus ne manque pas. Une fois qu'il a eu reconduit Léa à la maison après l’entrevue avec le proviseur, il a réfléchi à cette histoire de casque, à ce qu'il pourrait en faire et à qui il pourrait la proposer. L'histoire, il l'a écrite d'une traite. Ensuite, il a contacté tous les fabricants de céréales dont il a pu trouver un bureau en ville. Il y en a un qui a bien voulu le recevoir pour écouter son projet. Pourquoi les fabricants de céréales ? Vous allez comprendre…&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;***&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Charlie est confiant. Il faut dire que son CV est impressionnant. À faire pâlir d'envie les plus grands acteurs d'Hollywood. C’est qu’il en a incarné des personnages importants. Un jour roi, le lendemain preux chevalier. Une fois, il a même été un magicien à côté duquel Merlin passerait pour un vulgaire prestidigitateur. Et puis il y a eu aussi l'astronaute, l'agent secret, le chef dans un restaurant dix-huit étoiles (c'est Marcus qui trouvait que quatre étoiles maximum, ça ne faisait pas assez sérieux), le conseiller du président, Fourmi Dundee (c'est moins impressionnant que Crocodile Dundee mais bon, on trouve plus facilement des fourmis que des crocodiles dans une grande ville)... La liste n’en finit pas. D'ailleurs, l'imprimante de Lily est tombée à court de papier avant qu'il ait terminé. Charlie a même inventé la voiture qui rétrécit dans les embouteillages un jour. C'est dire.&lt;br /&gt;Bref, le jeune homme est confiant. Il lui faut ce travail. D'une parce que ça lui plairait beaucoup de vivre de son imagination et de deux, parce que l'argent est devenu un souci depuis qu'il y a une bouche de plus à nourrir à la maison et que les autres pas peu fiers ont réalisé qu'ils avaient des estomacs eux aussi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- C'est une plaisanterie ?  lui demande l'homme qui lui fait passer l'entretien en levant les yeux de son C.V…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Charlie a compris. Tant pis, il a misé sur l'humour une fois, autant continuer. Il se frappe le front de la main.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Je savais bien que j'avais oublié quelque chose ! Je retourne chercher mon nez rouge dans la voiture tout de suite !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'entretien est fini. Il va certes devoir essayer ailleurs mais il trouve que ça s'est plutôt bien passé. Au moins il s'est bien amusé. Il s'était dit que c'était une bonne idée de proposer d'écrire des histoires courtes ou à épisodes au dos des paquets de céréales. C'est en pensant à Marcus qu'il a eu l'idée. Une fois, le petit garçon lui avait dit que c'était moins drôle quand il n'était pas là pour leur raconter des histoires au petit-déjeuner.&lt;br /&gt;Charlie sort du bâtiment rutilant, sourire aux lèvres. Un échec ce n'est pas la mort. Il s'était dit, c'est vrai, que dans la publicité, il aurait ses chances, car il fallait être créatif. Mais il acceptera même un travail ingrat, le temps de trouver sa voie. Pour Léa. Et puis il lui reste ses extras en cuisine de toute façon. Oui, rien ne l'arrêtera. La bonne humeur de Léa est communicative. En voilà une énergie saine pour le futur messieurs les industriels ! Un instant, Charlie se demande s'il peut aller voir les chefs d'entreprise locaux avec ce nouveau projet. Puis il éclate de rire, faisant sursauter une dame d'âge mûr et son petit chien. Il s'excuse aussitôt en souriant puis se dirige vers la bouche de métro la plus proche.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;J52 (Vite une Bible, les nombres et les lettres doivent correspondre à des chapitres et des versets et… et il n'y a pas d'évangile de Jules ou de Sophie...)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;a href="http://juhdep.blogspot.com/2009/02/chapitre-62.html"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Chapitre 62&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4025372412020512163-7024566952395214493?l=juhdep.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://juhdep.blogspot.com/feeds/7024566952395214493/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4025372412020512163&amp;postID=7024566952395214493&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4025372412020512163/posts/default/7024566952395214493'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4025372412020512163/posts/default/7024566952395214493'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://juhdep.blogspot.com/2009/02/chapitre-61.html' title='Chapitre 61'/><author><name>David</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04643646173907551371</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_Sp6u-j5gITU/SR2-tkv4w0I/AAAAAAAAAFI/_YrCVm7E0JY/S220/1-48.png'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4025372412020512163.post-7610602094388736781</id><published>2009-02-04T17:22:00.001+01:00</published><updated>2009-02-04T20:11:54.233+01:00</updated><title type='text'>Chapitre 60</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Son casque, Rosie aurait du le porter aussi en dehors de l'école. Le danger n'est pas toujours là où on se l'imagine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans ses rêves, elle se voyait bien danseuse la petite Rosie. Il n'y a jamais eu de poste de radio ou de chaîne stéréo chez elle. Non, il fallait qu'elle tende l'oreille pour entendre des bouts de ci ou de ça venant de l'étage du dessous ou de la rue. C'était plus facile durant les beaux jours, quand son papa voulait bien laisser les fenêtres entrouvertes. Le reste du temps, on aurait dit qu'il voulait surtout avoir le moins de contacts possibles avec le monde extérieur. Et il ne sortait que la nuit. Parfois, Rosie se relevait après qu'il ait quitté l'appartement pour entrouvrir la porte d'entrée et écouter les flux de musique qui se télescopaient avec plus ou moins de douceur dans la cage d'escalier. Musique cubaine, hip hop, blues, parfois un peu de variété aussi. Là elle pouvait danser. Et quand elle passait chez Nounou, elle pouvait enfin entendre tout ce qu'elle voulait. Léa la laissait mettre ce qui lui plaisait comme station à la radio. Elle lui disait qu'elle l'avait le reste du temps pour elle alors que ça lui faisait plaisir. Et même une fois, elle lui avait carrément proposé de l'emporter, sa radio.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Nounou et Charlie ils ont la leur dans la cuisine, lui avait-elle dit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais Rosie avait refusé. Elle avait trop peur que son père trouve la radio et la confisque. Alors elle essayait de passer autant de temps que possible chez Nounou pour compenser. Elle n'osait pas encore danser devant qui que ce soit, même devant ses amies, mais quand elle était de retour chez elle, elle se souvenait de tout ce qu'elle avait entendu et là, dans sa chambre, seule, mais en même temps avec le monde entier, elle laissait ses pieds la guider vers des destinations nouvelles.&lt;br /&gt;Elle s'imaginait dans ce club de blues vu dans un vieux film ou sur une plage, les pieds nus dans le sable. Au milieu d'autres enfants. Les seules figures adultes qui trouvaient grâce à ses yeux et apparaissaient dans ses rêves étaient Nounou, Charlie, Lily, qu'elle avait croisée une ou deux fois, une femme de ménage de l'école, qui l'avait à la bonne et sa maman, même si elle l'avait abandonnée pour refaire sa vie.&lt;br /&gt;Dans ses rêves, Rosie ne s'imaginait pas immobilisée dans un lit d'hôpital et avec un papa comme le sien. Mais puisque c'est là qu'elle est maintenant, autant rêver à ce que sera après. Il y a quelque chose qu'elle a appris, à force de fréquenter ses petits compagnons pas peu fiers, c'est qu'imaginer c'est bien, mais que vivre c'est encore mieux. Alors, dans la chambre plongée dans l'obscurité, Rosie ouvre ses yeux baignés de larmes. Elle n'a pas mal, pas au corps en tout cas. Les stores sont tirés et la pièce est sombre mais jamais elle n'a eu les idées aussi claires.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;J22 (Euh, un instant, je vérifie ce que c’est qu’une parabole… Oui, ça pourrait correspondre)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;a href="http://juhdep.blogspot.com/2009/02/chapitre-61.html"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Chapitre 61&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4025372412020512163-7610602094388736781?l=juhdep.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://juhdep.blogspot.com/feeds/7610602094388736781/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4025372412020512163&amp;postID=7610602094388736781&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href=
