Voilà, c'est ici que s'achève notre histoire.
Oui, on sait, c'est frustrant.
Nous aussi on aurait bien aimé en entendre davantage. Malheureusement, Mimine semble être retournée à son mutisme originel. Impossible de lui faire dire quoi que ce soit de plus.
En effet, tout ce temps nous n’avons fait que transcrire ce qu’elle nous racontait.
Vous seriez tout à fait en droit de vous interroger sur notre santé mentale... une peluche qui parle... ce n’est pas très commun… d’ailleurs, vous y croiriez vous ?
Pourtant, comment expliquer que nous soyons deux à l’avoir vue... et surtout entendue !! Hmm ? Sans parler de toutes ces traces de griffures !
Quoi qu’il en soit, vous savez à présent pourquoi notre histoire s'achève si abruptement.
Mimine nous a tout de même raconté une dernière petite chose avant de retourner dans le monde du silence. Quelque chose concernant Léa et le jeune homme à qui elle a offert un café. En revanche, elle a refusé de nous dire si cette scène se déroule avant ou après le concert. Allez savoir…
Oui, on sait, c'est frustrant.
Nous aussi on aurait bien aimé en entendre davantage. Malheureusement, Mimine semble être retournée à son mutisme originel. Impossible de lui faire dire quoi que ce soit de plus.
En effet, tout ce temps nous n’avons fait que transcrire ce qu’elle nous racontait.
Vous seriez tout à fait en droit de vous interroger sur notre santé mentale... une peluche qui parle... ce n’est pas très commun… d’ailleurs, vous y croiriez vous ?
Pourtant, comment expliquer que nous soyons deux à l’avoir vue... et surtout entendue !! Hmm ? Sans parler de toutes ces traces de griffures !
Quoi qu’il en soit, vous savez à présent pourquoi notre histoire s'achève si abruptement.
Mimine nous a tout de même raconté une dernière petite chose avant de retourner dans le monde du silence. Quelque chose concernant Léa et le jeune homme à qui elle a offert un café. En revanche, elle a refusé de nous dire si cette scène se déroule avant ou après le concert. Allez savoir…
***
Il a fini par se décider à entrer dans l'église. Elle ne lui semble pas si petite vue de l'intérieur. En quelques pas, il se retrouve au milieu de la foule. Pourtant, il se sent toujours aussi seul qu'à son arrivée.
La jeune femme qui lui a offert du café, un peu plus tôt, se dirige maintenant vers lui.
- Venez ! dit-elle en le prenant par la main.
Il la suit sans discuter. Quelle étrange fille, il n’a pourtant rien demandé. Mais il ne se sent pas de refuser. Comment dire non à quelqu’un comme elle ?
Ils ont déjà atteint le second étage, ils empruntent maintenant une sorte d’escalier étroit. Mais où l’emmène-t-elle ?
Ils croisent beaucoup de gens, tous très affairés apparemment à faire de la soirée une réussite. Pourtant, chacun trouve le temps de le saluer. Lui, pas seulement cette fille qu'il accompagne. Quel curieux endroit...
Ils débouchent finalement sur une sorte de corniche juste en dessous du clocher. De là où ils sont, ils peuvent voir une bonne partie des toits du quartier. L'église reste l'un des bâtiments les plus élevés de la rue, malgré son grand âge.
- Ces gens, c'était....
- Ils vivaient dans la rue autrefois, pour la plupart. Ils ont décidé de se donner une nouvelle chance.
Elle s'assoit, laissant ses jambes pendre dans le vide. Il l'imite.
- Et... les autres ?
- Des anges.
Il tourne la tête vers elle. Elle semble amusée.
- On essaie de s'aider et d'aider les autres, avec nos moyens.
- Et vous vous... vous êtes une ange aussi ?
- Il paraît.
Son regard balaie les toits des immeubles de l'autre côté de la rue.
- Je crois que c'est pas si compliqué...
Il ne semble pas comprendre.
- De sortir des sentiers battus, de suivre la voie qui nous est propre au lieu de s’embourber dans celle qu’on veut bien se laisser imposer. Le libre arbitre n’est pas un conte pour enfants, votre vie vous appartient vraiment…
Tandis qu'elle parle, il prend conscience de tout ce qu’il a manqué, de tout ce à côté de quoi il est passé, sans même s’en rendre compte, trop occupé à suivre le chemin qu’on avait soigneusement tracé pour lui. Comment a-t-il pu laisser filer tant de choses sans même s’en apercevoir... Pourquoi n’a-t-il pas pris conscience de tout cela plus tôt... Comment a-t-il pu adhérer à une société qui prône le chacun pour soi, « œil pour œil, dent pour dent »... ça n’est pas lui ça, il ne s’y reconnaît pas... Pourtant il a enduré ce mal-être sans jamais chercher à en changer... Pourquoi ?... Et comment a-t-elle bien pu lire ainsi en lui et l’amener à la solution alors qu’elle ne le connaît même pas... Elle a raison, elle a tout compris bien avant lui ! Ne penser qu’à soi ne rime à rien et conduit inévitablement à tourner en rond, mais aider les autres... ça revient à se sauver soi-même ! C’est ça ! La voilà sa voie ! Et peut-être qu’enfin il pourra être heureux autrement qu’en rêve...
Il sent la main de la jeune femme sur sa poitrine et réalise qu'il se balance dangereusement, à cause de l'excitation.
- Pas de précipitation.
- Je... Oui... Merci. J'ai...
Elle l'invite du regard à poursuivre.
- Les gens qui vivent ici, ils... font comment pour… manger et tout ça ?
- On se débrouille. J’avais quelques économies et certains ont retrouvé du travail.
- Je… pourrais peut-être aider. On jette toujours un tas de nourriture le soir à la fermeture.
- Vaut mieux nourrir les hommes que les poubelles, c’est sûr. Elles elles ont fini leur croissance.
Il sourit. Son tout premier sourire de la soirée. Un peu timide, un peu court mais c’est un début et puis, elle sourit bien assez pour deux.
- Merci pour eux. Mais ne va pas t’attirer d’ennuis. Tu peux passer ici même les mains vides. On trouvera toujours à les remplir.
Dans la rue, certains se sont mis à chanter.
- Here we are, Born to be kings, we're the princes of the univeeeeeerse ! *
- Viens, je vais te présenter aux amis.
Elle met une main sur son épaule et tous deux quittent le toit pour rejoindre la terre ferme.
* Nous voilà ! Nés pour être rois. On est les princes de cet univeeeeeers !
La jeune femme qui lui a offert du café, un peu plus tôt, se dirige maintenant vers lui.
- Venez ! dit-elle en le prenant par la main.
Il la suit sans discuter. Quelle étrange fille, il n’a pourtant rien demandé. Mais il ne se sent pas de refuser. Comment dire non à quelqu’un comme elle ?
Ils ont déjà atteint le second étage, ils empruntent maintenant une sorte d’escalier étroit. Mais où l’emmène-t-elle ?
Ils croisent beaucoup de gens, tous très affairés apparemment à faire de la soirée une réussite. Pourtant, chacun trouve le temps de le saluer. Lui, pas seulement cette fille qu'il accompagne. Quel curieux endroit...
Ils débouchent finalement sur une sorte de corniche juste en dessous du clocher. De là où ils sont, ils peuvent voir une bonne partie des toits du quartier. L'église reste l'un des bâtiments les plus élevés de la rue, malgré son grand âge.
- Ces gens, c'était....
- Ils vivaient dans la rue autrefois, pour la plupart. Ils ont décidé de se donner une nouvelle chance.
Elle s'assoit, laissant ses jambes pendre dans le vide. Il l'imite.
- Et... les autres ?
- Des anges.
Il tourne la tête vers elle. Elle semble amusée.
- On essaie de s'aider et d'aider les autres, avec nos moyens.
- Et vous vous... vous êtes une ange aussi ?
- Il paraît.
Son regard balaie les toits des immeubles de l'autre côté de la rue.
- Je crois que c'est pas si compliqué...
Il ne semble pas comprendre.
- De sortir des sentiers battus, de suivre la voie qui nous est propre au lieu de s’embourber dans celle qu’on veut bien se laisser imposer. Le libre arbitre n’est pas un conte pour enfants, votre vie vous appartient vraiment…
Tandis qu'elle parle, il prend conscience de tout ce qu’il a manqué, de tout ce à côté de quoi il est passé, sans même s’en rendre compte, trop occupé à suivre le chemin qu’on avait soigneusement tracé pour lui. Comment a-t-il pu laisser filer tant de choses sans même s’en apercevoir... Pourquoi n’a-t-il pas pris conscience de tout cela plus tôt... Comment a-t-il pu adhérer à une société qui prône le chacun pour soi, « œil pour œil, dent pour dent »... ça n’est pas lui ça, il ne s’y reconnaît pas... Pourtant il a enduré ce mal-être sans jamais chercher à en changer... Pourquoi ?... Et comment a-t-elle bien pu lire ainsi en lui et l’amener à la solution alors qu’elle ne le connaît même pas... Elle a raison, elle a tout compris bien avant lui ! Ne penser qu’à soi ne rime à rien et conduit inévitablement à tourner en rond, mais aider les autres... ça revient à se sauver soi-même ! C’est ça ! La voilà sa voie ! Et peut-être qu’enfin il pourra être heureux autrement qu’en rêve...
Il sent la main de la jeune femme sur sa poitrine et réalise qu'il se balance dangereusement, à cause de l'excitation.
- Pas de précipitation.
- Je... Oui... Merci. J'ai...
Elle l'invite du regard à poursuivre.
- Les gens qui vivent ici, ils... font comment pour… manger et tout ça ?
- On se débrouille. J’avais quelques économies et certains ont retrouvé du travail.
- Je… pourrais peut-être aider. On jette toujours un tas de nourriture le soir à la fermeture.
- Vaut mieux nourrir les hommes que les poubelles, c’est sûr. Elles elles ont fini leur croissance.
Il sourit. Son tout premier sourire de la soirée. Un peu timide, un peu court mais c’est un début et puis, elle sourit bien assez pour deux.
- Merci pour eux. Mais ne va pas t’attirer d’ennuis. Tu peux passer ici même les mains vides. On trouvera toujours à les remplir.
Dans la rue, certains se sont mis à chanter.
- Here we are, Born to be kings, we're the princes of the univeeeeeerse ! *
- Viens, je vais te présenter aux amis.
Elle met une main sur son épaule et tous deux quittent le toit pour rejoindre la terre ferme.
* Nous voilà ! Nés pour être rois. On est les princes de cet univeeeeeers !
S50 (Uh ?)
Notes de fin
